3/25/2010

Le soir 23-3-10

Hallucination collective



Comme pour l’assassinat de Kennedy, comme pour la base secrète de Roswell, comme pour les tueurs du Brabant Wallon, comme pour le monstre du Loch Ness, le Yeti et le Big Foot, comme les statues de l’île de Pâques et l’énigme de l’Atlantide, comme le Triangle des Bermudes et surtout comme le fantôme qui s’amuse à ouvrir la fenêtre de ma Toyta pendant la nuit, comme tout ça, je ne m’explique pas «l’effet Berlusconni».
J’arrive à comprendre les gens qui votent à droite, j’arrive à comprendre les gens qui votent à gauche, j’arrive à comprendre les gens qui votent au centre... Il s’agit de l’expression démocratique de sensibilités différentes conditionnées par son statut social, par son éducation et par des facteurs liés à la conjoncture et au «caractère» des uns et des autres. J’arrive à comprendre, comment le désespoir se mêlant à l’ignorance et à un soupçon de méchanceté peut conduire quelqu’un à donner sa voix à l’extrême droite. J’arrive aussi à comprendre comment l’illusion d’un renouveau et une bonne campagne électorale peuvent conduire près de vingt millions de Français à voter pour Nicolas Sarkozy.
Mais je n’arrive toujours pas à comprendre comment, après une première expérience en 1994-1995, on en vint à lui donner deux autres mandats entre 2001 et 2006 et puis encore un autre mandat courant depuis 2008.
J’avoue ne pas me satisfaire de l’argument classique renvoyant à la mainmise de l’homme sur les médias. Cette mainmise est certainement un atout, mais ça ne peut pas tout expliquer.
L’homme est un voyou. Dire ça n’est pas un jugement de valeur, c’est un fait notoire. Depuis des années, les affaires s’accumulent et sont soir classé sans suite par la grâce d’une prescription ou d’une amnistie (affaires de pot-de-vin, de corruption, de faux témoignage, de faux bilan). Ou bien, grâce à la modification des lois existante, il parvient à se faire purement et simplement acquitter (des histoires de fraudes fiscales, de détournement de fonds). Ce qui est surprenant, encore une fois, ce n’est pas que Silvio Berlusconi qui est un homme de manœuvre et de réseaux, parvient à manipuler la justice. Ce qui est surprenant, c’est que, malgré que tous ces faits soient archi connus et que le bricolage juridique soit devenu, pour le président du conseil, une sorte d’habitude arrogante dont il ne se cache pas vraiment, une majorité d’Italiens continue à voter pour lui. Peut être, à la manière d’un Steve Jobs, le patron charismatique d’Apple, Silvio Berlusconi a t’il la capacité d’induire un «champ de distorsion de la réalité» grâce auquel les électeurs voient le monde au travers de son regard unique.… Peut-être...
Il y a quelque jour, celui que l’on surnomme «il cavaliere» à organisé une manifestation en son honneur lors de laquelle, pris par un étrange délire, il alla jusqu’à promettre que sa réélection permettrait d’enfin guérir le cancer.
Dans la mesure où l’on manifeste plus facilement «contre» quelque chose que «pour» quelque chose, l’échec de cette manifestation ne veut pas dire grand-chose.
Si l’Italie lui donne un quatrième mandat, le mystère du phénomène sera sans doute à comparer à la triste fin des disciples de Jim Jones, le gourou du «Temple du Peuple»
Ce sera un peu comme un suicide collectif.

Le soir 16-3-10

Foulard



Quelle histoire cette histoire de foulard ! Cette semaine, ça a philosophé tous azimuts : des profs peuvent ils porter un foulard en classe ? Où s’arrête la démocratie ? Où commence le prosélytisme ? Liberté individuelle ou neutralité pédagogique ? Qu’est-ce que la laïcité ? Y’a-t-il un danger ?
Franchement, j’ai eu beau écouter les débats, les arguments des pour et ceux des contres... La seule chose que j’ai pu en tirer, c’est que les «farouchement pour» m’ont fait aussi peur que les «farouchement contre».
Pour le reste, aucune opinion claire et argumentée n’est apparue dans mon esprit.
Soit.
Mais avec toute cette histoire, j’ai repensé à mes années d’athénée. À l’odeur de craie, d’eau sale, d’éponge pourrissante et d’eau de javel qui caractérise sans doute toujours les salles de classe. J’ai repensé à la lumière des néons qui doit sans doute toujours être la même. J’en suis certain, peu de choses on du changer, finalement, depuis les années quatre-vingts : sur les bancs, sans doute les mêmes graffitis pornos ou désespérés gravé à la pointe du compas ou soigneusement calligraphié au feutre indélébile. Le même Pythagor, le même Thalès, le même poème de Lamartine, la même découverte de l’Amérique. Les mêmes récrés pluvieuses à fumer en cachette en bouffant des Mars, les mêmes toilettes puantes et sans doute, les même jolies filles qui se retrouve aujourd’hui dans les mêmes rêves poisseux.
Je me souviens de mes profs : ce professeur de géographie alcoolique qui s’endormait sur ses Atlas, ce professeur de gymnastique qui voulait faire de nous des hommes en nous étranglant sur des tatamis durs comme du bois, ce professeur de français qui lançait des craies, ce prof d’anglais qui devait chiquer à cause d’un problème de glandes, ce professeur de néerlandais qui nous avait prétendus, tout un coure durant et dans la langue d’Hugo Claus que le sexe masculin était comme le biceps, un muscle qui pouvait être entraîné...
En six années d’études secondaires, comme tout le monde, j’ai adoré certains profs, j’en ai détesté une poignée et craint quelques-uns. Mes profs, c’était un bel échantillonnage du monde que je découvrais : des forts qui nous «tenait», des faibles que l’on usait, des sadiques, des joyeux, des vielles filles au col en dentelles d’ou dépassait des croix dorées, des jeunes stagiaires que l’on désirait secrètement, des lumineux qui nous aurait fait aimer les matières les plus ingrates.
De ce zoo merveilleux, je garde un souvenir confus et fiévreux. Un souvenir dont la «résultante des forces» (je cite mon prof de physique qui nous parlait avec nostalgie du Congo belge) est certainement positive, insouciante et festive.
Depuis cette semaine, je me demande comment j’aurais vécu la présence d’un prof voilé... Comment son voile me serait apparu à travers le prisme de mes hormones et du désordre fondamental lié à mon adolescence ? Comment aurais-je vécu ce voile à travers mon incompréhension de la trigonométrie, mes questionnements sur la durée précise d’un «rapport sexuel normal», sur mes tentatives désespérées pour avoir l’air «cool», sur la vision épouvantable de mon corps rendu informe par la croissance ?
Très franchement, je crois qu’un prof voilé je m’en serais contre balancé.

Le soir 9-3-10

De belles journées


Lundi, c’était la «journée internationale de la femme». J’aime bien la journée internationale de la femme. Je dirais bien que c’est parce que j’aime bien les femmes, mais ça fait un peu misogyne de dire ça et en plus, ce n’est pas vrais, je n’aime pas toutes les femmes, j’en aime une certaine quantité et encore, à des degrés assez divers : j’aime ma femme, j’aime mes filles, j’aime Marge Simpson et Frida Kahlo. Je n’aime pas tellement Éva Braun ni Paris Hilton ni Sarah Palin...
Enfin, de toute façon, la journée de la femme n’est pas du tout une journée qui est faite pour ceux qui aiment les femmes, mais une journée qui est faite pour penser aux femmes. En réalité, la journée de la femme, c’est un intitulé aussi mensonger que «chips light», parce que quand on dit journée de la femme, il faut comprend «journée de la condition de la femme», ce qui est fort différent.
C’est étrange toutes ces «journées internationales», inventées par Dieu sait qui et servant à Dieu sait quoi... À quoi peut donc bien servir «la journée internationale du Chant Choral» ou la journée mondiale du blog» ou «la journée mondiale du tricot» ou la «journée mondiale du pied»? Au vu de la longue liste des «journées mondiales» et «internationales» (nuance vaporeuse que je ne cherche pas à comprendre), on remarque qu’il reste quelques places libres. Pour ajouter à ce panorama hésitant entre l’absurde et le politiquement correcte, on espère voir un jour la «journée international du trampoline», ou la «journée mondiale de la glissade» ou bien encore «la journée internationale des gens qui s’appelle Roger et qui aurait préféré Brandon».
La journée de la femme est une journée compliquée. Et si elle est si compliquée, ce n’est pas parce qu’elle tombe entre «la journée internationale de la radio et de la télévision en faveur des enfants» et «la journée mondiale contre la censure sur internet». Elle est compliquée parce qu’elle pourrait être confondue avec (ou mêlée à) la «journée internationale d’action pour la santé des femmes» ou bien avec la «journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes» (qui ne concerne heureusement qu’une partie des femmes et qui est elle-même à ne pas confonde avec la «journée internationale de la non-violence»), ni avec la «journée mondiale des droits de l’homme» (qui concerne tout le monde).
Cette année, comme les autres, la «journée de la femme» donna lieu à de longues successions de profession de foi, de promesses ou toute sorte de personnages politiques tentèrent, dans la mesure de leur possibilité, de faire de la communication : Sarkozy, Sarah Turine, Laurette Onkelinkx, Joelle Millequet, Charles Michel...
La «journée de la femme»… Le journal Libération y voit, pour la France une figure imposée des politiques. Le constat est valable aussi pour la Belgique
C’est amusant quand même, ou peut être effrayant de voir comme la «journée de la femme» réussit à merveille, sans en avoir l’air, à faire de la femme... un objet.

Le soir 1-3-10

Sacré Cause




"Je défendrai notre nation et sa cause qui est juste et sacrée" à déclaré Radovan Karadzic lors de la reprise de son procès à la Haye. Plusieurs fois modifié (deux fois en 1995, en 1996, en 2000 et en 2008) l’acte d’accusation est assez complexe et s’articule autour d’un concept juridique portant le nom d’ «Entreprise Criminelle Commune Globale» (ECC Globale). En gros, on sait de quoi il en retourne : Radovan Karadzic, anciens psychiatre est accusé de «génocide, de persécution, d’extermination, de meurtre, d’expulsion et d’actes inhumains».
Evidemment, comme toujours, les vocabulaire du droit possède cette étrange propreté, cet aspect clinique. C’est normal, il cherche à cerner, à définir et à préciser. Il se méfie de l’émotion qui brouille le jugement.
L’émotion, justement... Je me souviens de ces témoignages que l’on pouvait lire au milieu des années nonante, ces histoires d’exécutions sommaires, de tortures, d’humiliation et de viol. Sans doutes qu’avec l’ouverture du procès, tout ça va encore ressortir, tout cela sera exposé sur la table d’examen, sous la lumières crues de la salle d’autopsie.
Comme à chaque fois, comme sur les photographie de la sinistre brochette en noir et blanc de Nurenbergh, comme sur les images des rwandais Jean-Paul Akayesu, ou de Jean Kambanda, comme sur les images de «Douch» l’ancien directeur de la prison khmer, comme sur les rares portraits des tortionnaires chiliens de la villa Grimaldi, comme sur le visage jovial de Lynndie England et de Charles Graner se faisant photographier devant un empilement de prisonniers nus d’Abu Grahib... Comme à chaque fois donc, on ne pourra s’empêcher de scruter le visage et le regard de l’accusé comme si on y cherchait une réponse au mystère flou du mal, comme si on en revenait pas que les crimes commis n’ai laissé aucune traces sur ces visage, comme si il ne s’agissait que d’un peu d’eau ou un peu d’air et rien de plus.
Comme à chaque fois, entre le dégoût et l’horreur, on se reposera les éternelles questions sur la nature humaine, sur la relativité du bien, sur les «condition d’émergence» du mal. On se souviendra de l’expérience de Milgrame et de celle de Stanford
Comme à chaque fois, on arrivera à la même conclusion : il n’y a pas de «nature humaine», il n’y a qu’une infinité de crapules potentielles qui attende la bonne occasion pour se manifester.
Comme à chaque fois, ça ne nous empêchera pas de dormir.
Et qu’on aie dormis comme ça, comme à chaque fois, ce sera bien la preuve que de cette collection de crapules, nous en faisons tous un peu partie.

Le soir 23-2-10

Les célébrités


Il aura fallu que j’ai un peu trop bu l’autre soir pour comprendre une vérité essentielle : l’au delà existe.
Je ne parle pas, bien entendu, du paradis avec les anges ou avec les vierges.… Non, je parle d’une sorte d’univers parallèle qui parfois, à la manière du monde des esprits d’un Henry James, rentre en contacte avec le nôtre, se manifestant alors à travers des instants pixelllisant en «480p» sur you tube, ou des émissions télé ou des soubresauts de blogs, ou des pages dans des vrais magazine en papier.
Ce monde là, c’est le monde des poeple. Le monde des gens connu, le monde des célébrités.
De la même manière que le monde des esprits semble obéir à des règles qui lui sont propre et qui demeurent pour nous complètement mystérieuse, le monde des célébrités est lui aussi bien étrange.
Dans «La ferme des célébrités», certaine d’entre elles ont acceptés de vivre enfermés dans une sorte de ranch Africain pour s’occuper d’animaux qui n’ont rien demandé et gagner de l’argent pour des «associations». Franchement, ont ne comprend rien aux règles du jeux. Les voies des seigneurs sont impénétrables. Mais il suffit de quelques instant pour être saisi d’effroi devant les courant haineux secouant les gens célèbres que l’émission nous donne à voir. On pense un peu à l’Olympe et à sa brutalité divine : Apollon criblant de flèches les enfants de Niobé, Arès traitant Athéna de «mouche à chien», Zeus lançant Héphaïstos du haut de la montagne...
On pense en peu à tout ça, mais en plus moderne, en moins classe, en plus «Ouais, c’est ça ta gueule putain» que «De son berceau de brume à peine avait paru l'Aurore aux doigts de rose.» Mais bon, les mauvaises langues diraient qu’on à les Dieux qu’on mérite.
Dans Ilium, Dan Simmons réécrivant l’Iliade mettait en scène des Dieux terrorisés à l’idée de perdre le regard des humains à qui ils devaient leur orgueilleuse situation.
Nos poeple d’aujourd’hui semblent au prise avec la même douloureuse schizophrénie : «regardez moi, ne me regardez plus», «parlez de moi, oubliez moi».
Les célébrités de la ferme sont des célébrités en déficit de regard tant elles semblent être prête à manger de la fiente ou a coucher avec des phacochère pour être vue.
Pour Tiger Woods, riche, beau, classe ce serait l’inverse : trop vu, trop regardé, le golfeur milliardaire est à deux doigts de la combustion. Le garçon aimerait semble t’il profiter de la vie. De jolies jeunes femmes auraient défilées dans sa divine couche. Comme Zeus il aurait aussi bien honoré de simples mortelles (une serveuse un peu vulgaire, une «markéting manager» un peu quelconque...) que certaine demi divinité comme cette star du porno californien connue pour son apparition pulpeuse dans «My First Sex Teacher Volume 18».
Si l’histoire fait marrer en Europe Occidentale ou la figure du mari volage à toujours eu le bénéfice de la sympathie, dans une Amérique un peu crispée sur ses valeur morale, une histoire pareille pourrait valoir à un Dieu d’être jeté dans les eaux du Styx.
Sous le ciel, à deux doigt des enfers, il y a tous les «sukeleer» du quotidien. Il n’y a rien de pire que ce réel aussi froid et dure qu’une plaque de fonte.
Alors finalement, tous ce cirque quotidien de nos divinités à deux balles, c’est peut être finalement pas si mal.

Le soir 16-2-10

Point de Salut



Je ne sais pas du tout ce qui m’a poussé à aller voir «La Route» au cinéma l’autre soir. Ma fiancée voulait voir un «chouette film, pour une fois qu’on sort». Avec une obstination qui ne me ressemble pourtant pas, j’avais réussi à la convaincre que le film de John Hillcoat, adaptation d’un roman de Cormac McCarthy que je n’avais pas lu mais qui était tout auréolé du prestige d’un prix Pulitzer, était la meilleure affaire de la soirée.…
Je me trompais.
L’histoire est d’une noirceur absolue : dans un monde mort, intégralement gris, froid et pluvieux un père et son fils d’une dizaine d’années essayent d’aller vers un Sud hypothétique pour y trouver la mer. Les animaux ont disparus, la végétation aussi, il ne reste que quelques ruines recouvertes d’une mince pellicules de cendre grises et des poignée d’humains errants devenus violeurs et cannibales.
Il n’y a bien entendu aucun espoir. Le père et son fils amaigris, malade et en haillons errent en poussant devant eux, sur une route devenue marécageuse, un chariot de super marché chargé de couvertures moisissantes et d’eau croupie. Ils se cachent comme ils peuvent dans des carcasse de voitures, dans des hangar en ruine ou sous des souches d’arbre. Parfois, avec de la chance, ils trouve une canette de coca ou une boite de conserve... Avec de la malchance, ils ne trouvent que la sauvagerie des survivants.
Tout au long de cet enfer, le père n’aura de cesse d’expliquer à son fils qu’ils sont les «good guy», les «gentils»… Qu’ils «portent le feu»… Et que les «autres», pour la plupart ne sont plus que des prédateurs. L’ombre du suicide, comme tentation permanente, plane au dessus de leur tête.
La question centrale de cette histoire est celle de la nature de l’homme. En gros, «La Route» nous dit : Affamez le, désespérez le et vous aurez vite fait d’avoir un animal.…
Peut être... Mais peut être pas... J’ai passé la nuit à mal dormir, tournant et retournant dans ma tête les catastrophe récentes, qui n’ont rien à voir avec la fin du monde de Cormac McCarthy, mais qui sont des catastrophes quand même, en bon et due forme.
«La Route» n’a rien à voir avec Haïti. Haïti n’a rien à voir avec Liège. Liège n’a rien à voir avec Hal...
Mais quand même.… Toute ces catastrophes, à leur échelle, dans la mesure de leur drame, restent des révélateur de la nature humaine.
Et ce qu’on y voit dans ces catastrophes, finalement, c’est toujours de l’émotion, pas mal de solidarité, beaucoup de courage...
Ce qu’on y voit dans ces catastrophes, derrière la tristesse et le drame, c’est finalement un peu d’espoir sur la nature humaine.
La seule chose vraiment triste, c’est de devoir attendre qu’arrive la catastrophe pour que se révèle le courage et la solidarité...
Et qu’en l’attendant, la nature humaine, ce serait plutôt comme une maison abandonnée : vide et froide.

Le soir 9-2-10

Loin du monde



Il y a quelque jours, des journalistes ont fait l’expérience de s’enfermer dans un gîte rural ardéchois et de ne s’informer qu’avec ce que pouvaient leur offrir les «réseaux sociaux».
Personnellement, j’adore ce genre d’expérience, j’ai l’impression qu’il y a toujours beaucoup de chose à en apprendre, comme lorsque Thor Heyerdahl navigua du Pérou à la Polynésie à bord du Kon-Tiki ou comme lorsque Michel Siffre se retira du monde et du temps durant deux mois, tout au fond d’un gouffre, pour y percer les secrets de notre horloge biologique.
L’expérience de ces journalistes étaient intéressante mais mériterait, selon moi, d’être complétée par une autre.
En effet, si cette expérience avait pour but de comprendre ce que l’utilisateur acharné de facebook ou de twitter connaît du monde, sorte de héros à la Douglas Coupland observé au microscope, je proposerais moi, l’expérience de vivre comme quelqu’un d’absolument normal.
Quel est la vision du monde de quelqu’un d’absolument normal ? Quelques bribes d’information attrapée au vol, le matin, passée à travers les brumes du sommeil et le bruit de l’eau qui boue dans la cafetière électrique. Quelques échos tombé dans une oreille distraite, quelques lambeaux d’information arrachés pendant qu’on houspille les enfants pour qu’ils mettent leur chaussures, «allez, allez, vous allez être en retard ! où sont les cartables ? N’oubliez pas le pic nic...»
Plus tard, peut être, une rapide discussion avec des collègues autour de ce qu’on aura entendu c’est le moment des «on dit», des «il paraît», des «à mon avis» ou des «je parie que...», peut être aussi, le bref survole d’une page Google News : un fait divers, une catastrophe, une rumeur, une déclaration, une photo volée, une starlette au régime côtoie un cadavre haïtien...
Plus tard encore, crevé, lessivé, le cerveau rendu poreux par l’épuisement, tout juste capable de regarder «un dîner presque parfait», il y aura sans doute avec la nuit et la vaisselle quelques instant de fin de JT où l’on parle de sport, où l’on fait un peu de promotion pour un film coproduit, fin sur l’image du jour, conclusion avec un débat sur le harcèlement au travail où l’impact du car tunning sur la vie de couple. Une tisane au lit et tchao, à demain.
Elle est là, sans doute, la réalité de notre vision du monde. Des morceaux éparpillés d’une réalité sans bruits et sans fureur mais qui ne signifie de toute façon rien. Un jeu confus d’émotions en désordre lâchée sur nous à la manière d’une petite averse d’octobre : de celle qui mouille toujours un peu, qui gène de temps à autre mais dont fini toujours par sécher.

Le soir 1-2-10

Wild West



Je n’ai eu que très rarement affaire à la police. Une fois pour demander mon chemin (ils ont été gentils), une fois parce que j’étais garé en deuxième file (ils n’ont pas été gentils) et une fois quand j’ai déménagé et qu’une petite blonde est venue sonner (plutôt gentille mais mariée). J’imagine que la police ne fait pas exception à la règle universelle des groupes humains : des gens biens, quelques personnes formidables, pas mal de cons et deux ou trois psychopathes.
Je ne connais pas bien la police. Je crois que, gamin, dans les jeux un peu brutaux de mon enfance, je préférais être le flic au voyou sans doute que, quelque part, j’aimais cette idée d’être utile à quelque chose. Je me sentais mieux du côté de la loi et de la morale... Malgré tout mes efforts, je n’ai jamais été un rebelle.
Je crois qua ça énervait mes parents qui étaient encore tout échaudé par le Mai 68 Belge et pour qui le policier était une sorte d’incarnation du mal, forcément crétin, forcément violeur d’étudiantes dans les combi, forcément fachos.
Je ne connais pas bien la police. Je sais qu’un type avec qui j’ai jobé dans une boite de markéting rêvait de devenir flic pour conduire des golf GTI en mettant les Rolling Stones dans la radio. Le type était assez sympa et marrant. Il citait Schopenhauer pendant qu’on encodait des enquêtes faite pour «L’univers du Cuir».
Et puis comme j’ai eu de la chance, je n’ai eu que très rarement affaire à la délinquance. Une fois trois type un peu nerveux dans un tram, une autre fois un braquage en bon et due forme, flingue sous le nez, visage cagoulé. Grosse trouille. Rien d’autre.
Il paraît que la police va faire grève. Une longue grève. Du quinze février au trente et un mars.
Ca donne quoi, une ville sans police ? Je pourrai me garer où j’ai envie ? Je pourrai rouler à du cent dix dans les tunnel ? Je pourrai faire mes grosses courses et partir sans payer ? Je pourrai convoiter la femme de mon voisin ? faire jouer la stéréo jusqu’a l’aube avec Kashmir de Led Zeppelin à 140 db ?
Oui... Je pourrai faire tout ça.…
Mais les autres aussi.…
En fait, une ville sans police, c’est peut être pas si éloigné que ça d’un cauchemar, une sorte de «Mad Max», une sorte de «New York 1997», une sorte de «Class 84» : «les deux maux du monde sont l'ordre et le désordre, la pourriture me dégoûte, et la vertu me donne le frisson» disait Alain Delon à la fin du film «Mort d’un Pourri» réalisé par Lautner sur un scénario d’Audiard.
Pour une fois, je suis d’accord avec lui.

Le soir 26-1-10

La logique




«l’anorexie n’est pas dans la logique de l’appétit.»
J’avoue avoir longuement médités cette phrase prononcée par André Léonard, enfin André-Mutien Léonard disons André-Josephe Léonard qui est quelqu’un qui a beaucoup de mal avec les identités, qu’elle soit sexuelles ou pronominale.
Soit...
«L’anorexie n’est pas dans la logique de l’appétit» à dit cet homme entièrement vêtu de noir, l’autre jour à la télévision.
La logique de l’appétit... Mais qu’est ce que ça peut bien être ? Y’a t’il un rapport entre l’appétit et la faim ? Et surtout entre la gourmandise qui est un pêcher mortel et la faim qui n’est pas un pêcher mais qui est mortel quand elle se prolonge.
Avec cette phrase pleine de mystère, ce monsieur qui porte des grands colliers autour du cou voulait faire une sorte comparaison, en tant que figure rhétorique pour expliquer que «les hommes qui font ça avec des hommes» sont tout juste bon à être grillés comme des pittas gyros (qui sont une spécialité grecque comme Alexandre le Grand qui avait pas mal d’appétit pour les hommes, mais sans doutes étais-ce de la gourmandise...).
En littérature, j’ai toujours bien aimé les comparaisons que je trouve plus franche que les métaphore et plus directe que les allégories ou que les paraboles. Les comparaisons, ça marche bien : «Toi petite, tu es de la dynamite !» chantait Serge Gainsbourg dans «Sea, sex and sun». «Son paisible regard se tendit comme une corde frappée à l’aigu». Ecrivait Mishima (dont l’anorexie s’exprime de bien belle façon dans «Martyre»). Ou bien encore : «Sombre comme l’intérieur d’un Temple asiatique peint par Rembrandt» disait Proust (lui aussi, fameux anorexique).
Evidemment, la comparaison de ce monsieur qui porte souvent des robe, n’a rien de la classe de d’un Gainsbourg, d’un Mishima ou d’un Proust. La comparaison de ce monsieur c’est de la comparaison low cost, mais on lui pardonne : le talent se distribue au hasard, comme l’appétit des garçons ou celui des filles.
Dans cette comparaison, c’est le mot «logique» qui questionne comme pourrait le faire un pet de justine au moment du tie break (et ça c’est aussi une comparaison, et pas terrible elle non plus).
Logique ? Que peut bien vouloir dire ce vieux monsieur vêtu d’une grande robe noir, d’un collier en inox et célibataire depuis toujours ? Logique comme «si abcd est un carré alors abcd est un parallélogramme» ou bien logique comme «Qui veut en effet sauver sa vie la perdra, mais qui perdra sa vie à cause de moi, celui-là la sauvera» qui est un bout d’Evangile qui fait beaucoup rire les Haïtiens.
En réalité, après avoir longuement réfléchis je crois qu’il s’agit plutôt de la logique de l’ignorance.
Une logique à l’oeuvre depuis toujours.
Et qui gagne souvent à la fin.

Le soir 19-1-10

Le mépris du danger



Comme quelques millions de terriens, j’ai été voir Avatar. Comme quelques millions de terriens, Avatar, j’ai trouvé ça plutôt chouette : une planète mystérieuse, des créatures étranges, des grand vaisseaux spatiaux, des mœurs exotiques. J’ai trouvé ça plutôt chouette, l’idée de changer de peau, de devenir grand, bleu, super agil. Et puis, j’ai bien aimé cette l’idée de tomber amoureux d’une grande fille bleu comme moi et agile comme moi, à la taille de guêpe et au regard doré.
Si dans Avatar, tout est cent pour cent garantis pure exotisme magique, le scénario est tout ce qu’il a de plus classique. Une masse de gentils très gentils, une autre masse de méchant très méchant, quelques figures secondaires d’abord méchantes et puis gentilles et un héros qui passe, entre le début et la fin du film, du stade de militaire crétin à celui d’écolo illuminés.
Mais en réalité, le scénario est plus sophistiqué, plus étrange, plus triste, plus pessimiste en un mot plus sombre que la fiesta apparente.
Le héros, auquel n’importe qui s’identifiera en deux coup de cuillère à pot, termine son épopée en se coupant du monde des humains et en oubliant pour toujours une terre peuplée d’actionnaires cynique et de militaires aveuglés par des ordres cruels. Une terre conduite par une économie aveugle et destructrices. En gros un monde sur lequel il n’y a plus grand chose à sauver. Tellement peu de chose, qu’il renonce même à son enveloppe corporelle d’humain.
L’argent ne fait pas les block buster : Terminator 2 et Transformers 2 en sont la preuve et ils y en a tellement d’autre... Et les block buster ne sont pas tous des phénomènes. Alors pourquoi Avatar fonctionne t’il si bien ? A cause de l’incroyable publicité que l’on a fait autour ? Sans doute mais pas seulement.… A cause des effets spéciaux ? Certainement pas... A cause du casting ? Pas non plus.…
Il faut sans doute aller chercher ailleurs, dans ce scénario totalement punk, dans ce «no future» nihiliste sous jacent, déguisé en saccarose hollywoodienne.
Comme si, en quelque années d’information à haut débit, où l’humanité peut presque tout savoir et tout voir d’elle même : de ses drames, de ses complots, de ses mensonges, de ses crises, de ses massacres, de ses errances, nous en étions arrivés à ne plus avoir envie que de ça, dans le fond : devenir un autre et être ailleurs.
Quand on la décrypte, elle est là, l’émotion fondamentale qui saisit les millions de spectateurs qui s’en vont, la larme à l’oeil après trois heures d’image synthétique en trois dimensions.
Etrangement, je ne sais pas si c’est une bonne nouvelle.
Mais avoir envie de quelque chose, c’est sans doute «déjà ça».

Le soir 12-1-10

Dead Ringers



Rarement une semaine eu l’air d’être aussi peu réel que celle que nous venons de passer. La réalité, est une qualité qui s’apprécie dans les détailles et justement, cette semaine, tous les détailles avaient l’air de sortir d’un de ces rêves maladroit et touffus que l’on fait quand on fait de la température.
La température, justement... Il y a un mois à peine des manifestants frigorifiés se faisait gazer pour avoir manifester contre le réchauffement. Et comme si le climat était un génie malfaisant, le voilà qui givre tous l’hémisphère Nord. Les scientifique nous parlent de paradoxe, le philosophe de comptoir nous parle de manipulation. La Réalité doit être ailleurs.
La température justement... La grippe aurait dû y faire son lit. La terreur s’empara des ministères et la grippe passa, en silence et discrétion, comme une petite fille timide. Un virus comme un pétard mouillés. Une pandémie à la réalité molle.
Des soldats français sont mort en Afghanistan. A cette occasion, les journaux télévisés ont ressortis des images de guerre. Et ces images de guerre qu’on sort depuis quelques années sont toujours les même : des canons qui tirent vers des montagne, des soldats qui semblent tirer vers l’horizon, c’est toujours étrange, un peu comme des comédiens qui joueraient devant un salle vide. La Guerre mérite bien son singulier. Comme si il n’y en avait plus qu’une seule, comme si les ennemis vivaient quelque part dans aux frontières de notre monde, dans un monde spectrale où la Réalité n’a pas grand chose à faire.
Michel Daerden était il sou ou était il a jeun ? Comme tous le monde j’ai été voir les images, comme tous le monde les images m’ont fait penser à une fin de réveillon, quand vers trois heures du matin, un fêtard affectueux essaye de vous convaincre de le ramener chez lui. Si Michel Daerden n’était pas sou, je veux bien manger mes moufles mais la question c’est : «et alors ?». La question à laquelle Michel Daerden répondait, portait sur les pensions et sur ce que le gouvernement comptais faire. Dans sa réponse en néerlandais, Michel Daerden disait qu’il ne fallait «agir précipitamment», qu’il ne voulait «pas faire de démagogie», qu’il avait pris «contacte avec les partenaires sociaux», que les «travaux progressaient», qu’il fallait «poser les vraie questions» et que les réponses à ces vraies questions donneraient lieux «il l’espérait» à un livre Blanc. Cette réponse, c’est tous le talent de Michel Daerden. D’ordinaire, l’alcool délie la langue, c’est l’image du vieux poivrot qui s’épanche, qui se confie, qui se confesse. Michel Daerden parvient à cette prouesse biologique : même ivre, sa langue reste en bois. Un bon bois dure et plein. Un bois fait pour durer.
Eric Rohmer est mort lundi soir. Un vrais mort, bien réelle. J’avais adoré ses «Nuit de Pleine Lune» et «Le Genou de Claire». Eric Rohmer, avait dit : «je n’aime pas tricher, j’aime prendre la réalité telle qu’elle est».
C’est amusant quand même, comme en ce début d’année la dernière maison de la Réalité se retrouve dans la Fiction

Le soir 5-1-10

Annus Horribilis

En 1984, Peter Hyams réalisait le film 2010 qui était censé être la suite du mythique 2001 de Stanley Kubrik. 2010, c’était comme 2001, l’adaptation d’un chef d’oeuvre d’Arthur C. Clark.
Je n’ai qu’un souvenir très vague de ce film que j’avais été voir au cinéma au moment de sa sortie... La seul chose dont je me souvienne c’était que je m’étais dit que 2010 ça allait être cool. 2010, c’était le futur proche, c’était dans 26 ans, ce serait l’année de mes quarante ans, il y aurait de super vaisseaux à voile qui vogueraient dans l’espace et même si la Terre serait au bord du gouffre, un super vaisseau à voile, l’exploration de Mars et l’idée d’un «premier contacte» (c’était le sous titre du film) avec une «intelligence supérieur» gonflait d’espoir mon bête cœur d’adolescent. Il suffisait d’attendre 26 ans.…
Les 26 ans, je les aies attendus. Patiemment.
Avec les années, la réalité des voyage spatiaux se sont résumé à la mise en orbite dans une station spatiale broleuse et exiguë et l’envoi de satellites de télécommunications. Le rêve d’un future magique s’est lentement transformé en un terrible constat : 2010 ce sera comme le 1984 de mon adolescence, avec quelques gadgets en plus en Mickael Jackson en moins.
Pire, l’espoir du fameux «premier contacte» avec une «intelligence supérieur» semble avoir été rangé dans le grand placard des idées démodées. Nous passeront 2010 entre nous, à ruminer nos limites et à nous demander, avec l’étonnement d’un bonobos découvrant le bonheur d’une bataille d’excréments, comment nous avons pu en arriver là : une fausse crise financière, une vraie crise de l’emplois, une fausse grippe, de vraies vaccins acheté pour de vrais milliard et même de fausse cartes de Belgique distribuée à de vrais New Yorkais qui devaient s’en foutre autant que d’une mauvaise carte d’Oulan Bator et ici, la vraie mise en scène de faux aires outragés.
En 1948, Georges Orwell écrivait son 1984. Un magnifique anti-utopie de cauchemar. Georges Orwell faisait la même erreur qu’Arthur C. Clark, il croyait que l’intelligence, dans son cas malfaisante, finirait par être le moteur du monde.
En 1985, Terry Guilliam réalisait Brazil qu’il aurait voulu appeler 1984 1/2. Brazil c’était un film biscornus où les rêves des hommes sont étouffés par l’omniprésence de tuyaux sanitaire.
Terry Guilliam, avait mieux comprit qu’Orwell ou que Clark ce dont le future serait fait : d’une montagne de bêtise ou un pouvoir arrogant serait amené à errer désespérément dans le labyrinthe de ses névrose. Un monde aveuglé et égocentrique à la merci du moindre moucheront tombant dans la machine. Un monde où il ne resterait que le rêve... Et encore.
Je ne sais pas pourquoi, mais moi, 2010, je ne le sent pas du tout.

Le soir 15-12-09

Les vieux bonshommes



La conférence de Copenhague fait tout ce qu’elle peut pour ressembler à l’évènement majeur de cette fin d’année mais, malgré ses moyens et ses grands aires, elle ne peut rien contre ce qu’on aime vraiment dans l’actualité : un bon fait divers.
Un bon fait divers c’est quand même toujours plus sexy qu’une conférence sur l’avenir de ces enfants qu’on vient de pourrir gâter pour la Saint Nicolas. (Et puis, au fond, à t’on déjà calculer l’emprunte écologique de Saint Nicolas ?). Un bon fait divers, c’est toujours mieux qu’un dossier de quelques milliers de pages bourrée à raz bord de terme techniques. Un bon fait divers, c’est mieux qu’une longue négociation, qu’un argumentaire scientifique, que des enjeux pour les milles prochaines années et si un bon fait divers c’est mieux que tout ça c’est parce que qu’un bon fait divers c’est d’abord une bonne image.
Une image, c’est la loi selon laquelle «la raison du plus fort est toujours la meilleur» mais appliquée à l’actualité. Tous les dictateurs vous le dirons : «plus fort qu’une image, ça n’existe pas».
L’image de Johnny Hallyday en chaise roulante par exemple... L’indestructible biker allumeur de feu que de coûteux soins de chirurgie esthétique semblaient tenir loin de la décrépitude avait pour la première fois l’air vieux, triste et fatigué.
L’image de Silvio Berlusconi, le parrain aux cheveux teint, à la peau aussi liftée qu’une balle de Justine Hennin et au teint buriné par l’usage méthodique des UV.… Lui aussi, comme Johnny : hagard, perdu, décomposé... Le sang d’un chef d’Etat, est aussi rouge que le sang d’un manifestant Altermondialiste, ou d’un séropositif congolais.
Comme l’image de Johnny en chaise roulante, l’image de Berlusconi en sang nous rappel que, tous les hommes sont égaux devant la biologie, qu’il suffit d’un rien pour que la nature reprenne ses droits.
Et parler de la Nature reprenant ses droits c’est amusant parce que c’est précisément l’objet de Copenhague dont on ne parlais plus faute d’images. Parler de notre monde comme d’un vieillard que l’on avait cru indestructible, comme d’un homme hagard après une agression il fallait des images pour que l’on comprenne bien la menace.
Johnny et Silvio nous les ont donner
C’est beau comme parfois le fait divers fait l’effort de tendre la main vers l’Actualité.

Le soir 8-12-09

Vive les vacances



Il faudrait vraiment être mort pour ne pas avoir entendu parler du sommet de Copenhague. Des mois et des mois qu’on en parle, des jours et des que des chefs d’Etats d’un peu partout lancent toute sorte de déclarations dont la cacophonie fait comme le CO2, elle monte dans l’atmosphère et se perd dans les nuages.
Difficile ces derniers jours de se promener sur le Web sans tomber sur un forum ou sur une pétition ou sur un slogan ou sur un avis ou sur une photo retouchée censée démontrer toute l’urgence de la situation. Les experts se font entendre un peu partout démontrant scientifiquement les chiffres sont mauvais, très mauvais. Le monde sort de son contrôle technique avec plein de trous, son conducteur n’était vraiment pas soigneux.
Moralité, si on ne fait rien ce seront les sécheresse et les inondations, disparition des glaciers et raréfaction de l’eau potable, les «renforcement des phénomènes météorologiques extrême», l’élévation du niveau des mer. Les rapports sont à disposition sur internet, celui concernant l’Europe est un effrayant pavé de 541 pages écrit dans un caractère minuscule. J’avoue ne pas tout avoir lu ni avoir tout compris à l’anglais très technique du document... Mais certains mot qui revenaient souvent («increase», «decrease», «severe», avaient de quoi faire peur et les couleurs maladives des schémas faisait penser à un très mauvais scanner de l’oncologue.
Il y a bien entendu quelque sceptiques pour qui tout ça n’est qu’une vaste blague, pour qui il s’agirait d’une obscure manipulation élaborée dans des butes plus obscures encore... Finalement, pourquoi pas... On sort ici du domaine de la raison pour rentrer dans celui de la foi... Personnellement et sans que je sache expliquer pourquoi, sans doute parce que je rêve d’un Noel Blanc, d’escalade sur des sommet enneigé, de vacances en mirconésie, j’aurais tendance à croire le Giec.
Ils leur faudra donc une semaine entière, aux politiques, pour décider si l’humanité doit vivre ou mourir. C’est étrange de devoir prendre autant de temps pour une décision aussi simple. A moins d’être vraiment très déprimé ou de faire partie d’une secte affirmant que la vraie vie est sur Pluton, la plupart des gens on envie de vivre...
Alors pourquoi une semaine alors qu’une minutes suffirait.
J’avoue que ça me fait un peu peur. Un peu comme si j’attendais le verdict d’un jury devant se prononcer sur ma libération sans conditions ou mon exécution à moyen terme pour un crime que je n’aurais pas commis et dont personne ne connaîtrait la nature.
Copenhague c’est peut être un peu le «Chateau» de Franz Kafka qui dans les années 1920 disait déjà : «Chaque révolution s'évapore en laissant seulement derrière elle le dépôt d'une nouvelle bureaucratie»

Le soir 30-11-09

Tel est prit...



On ne peut pas se réjouir du malheur des autres et il ne faut pas souhaiter aux autres ce que n’on se souhaiterais pas à soi même. Voila une bonne petite dose de morale simple qu’il est important de connaître mais qui n’est pas toujours facile à respecter.
Pierre Desporges apportait une nuance intéressante à cette morale de comptoir en disant : «on ne peut pas rire du malheur des autres sauf si il est drôle» et modestement, je rajouterais qu’«on ne peut pas se réjouir du malheur des autres sauf si c’est bien fait pour eux».
Depuis quelques années, chaque fois que j’entendais parler de Duabaï, un vague nausée m’envahissait suite à la confirmation du fait que la nature humaine ne vaut pas plus (et sans doute moins) que celle de la larve mélolonthoïde qui est un ver blanc nécrophage.
Quand à la télévision je vois les images du Burj-Al-Arab, cet espèce de grand sarcophage dans lequel l’élite internationale vient (venait ?) dépenser dix milles dollars d’argent sale pour y passer la nuit, quand je vois les photographies des îles artificielles de «Palm Islande» ou de «The World», quand j’entends parler des projets crypto phalique de la tour Al-Burj ou de l’Anaka Tower, quand j’imagine l’état psychique de l’esprit ayant imaginé le «festival du shopping» (ayant lieu durant un mois au premier trimestre de chaque années), quand j’entend parler de cette piste de ski indoor pour milliardaire capricieux crachant au visage du monde quelques millions de tonnes de CO, je vous assure que j’ai envie de prendre la tête entre les mains et passer la journée à pleurer face à toute cette débauche d’argent gaspillé et d’énergie gâchée.
Dubaï, c’est un peu comme le rêve d’un sale gosse gâté pourri qui se serait transformé en cauchemar. Dubaï, en quelque années, sous l’impulsion du Cheikh Mohammed Ben Rached, avec l’aval des habitants, de quelques financiers et entrepreneurs du monde entier, une espèce de caricature de notre monde et de ses travers matérialiste le menant tout droit à la mort par asphyxie. Dubaï c’est un peu «Sa majesté des Mouche» si on avait dit au enfants naufragés et livrés à eux même que tout était possible et que quoi qu’ils fassent ils n’auraient jamais de compte à rendre. Dubaï c’est un univers aussi petit qu’un fruit confit, mais aussi boursouflé que l’égo d’un docteur No, un univers où un semblant de rigidité morale couvre une exploitation cynique de travailleurs immigrés et parfois (souvent ?) de cohorte d’esclaves.
La crise financière qui a prit Dubaï de la même façon les poux envahisse la chevelure d’un petit de première maternel ne me réjouit pas vraiment. Et puis le gag n’est pas assez bien monté pour être drôle. La seule petite satisfaction est mesquine mais bien réel : pour un soir ou deux on dormira un peu moins bien à Dubaï.
Et ça, ça donne à cette bête histoire un semblant de morale.

Le soir 24-11-09

L’étoile mystérieuse



C’est étrange, mais je n’arrive pas à détester Yves Leterme. Attention, ce n’est pas non plus que je l’aime, par exemple je ne crois pas que je serais prêt à partager avec lui la location d’une maison de vacances au Portugal. Je suis à peu prêt certains que ces vacances se passeraient mal : Yves Leterme c’est un homme compliqué, c’est un boudeur, c’est sans doute un colérique, peut être un capricieux. Il doit avoir des tas de principes un peu rigides comme celui de faire son lit tous les matin ou de ne pas mettre les cuillère en bois au lave vaisselle. ou de ne pas supporter qu’on ne range pas le tiroir à épices selon un ordre précis. Yves Leterme, c’est peut être le genre de type à vouloir toujours parler à la serveuse du petit resto pour montrer qu’il parle portugais et que ça met tous le monde mal à l’aise parce qu’il ne se débrouille finalement pas terrible, le genre de type à râler par qu’il estimerait que les marché sont des «attrappe touriste» et qu’il en ferait la remarque bien haut et bien fort, le genre de type à faire des kilomètres pour trouver de l’essence moins cher.
Bref, le genre de type avec qui on ne part pas en vacances.
Ceci dit, je suis certains qu’il s’entendrait bien avec les enfants. Il partage avec eux cet univers à la fois bordélique et égocentrique, cette capacité à s’obstiner pour des choses qui, aux yeux des adultes, apparaissent comme des futilités, ce besoin d’être aimé et reconnu, cette vague inquiétude à l’idée de grandir et ce mépris, parfois, pour les arguments relevant du simple bon sens.
Yves Leterme, il énerve, il hérisse mais il a ce je-ne-sais-quoi de touchant, comme ces petits enfants à problème dont on parle toujours longuement lors des réunions de parents auxquels on conseil le suivit logopédique et l’école des devoirs.
Comme souvent, au début, avec les petits enfants à problèmes, les parents ne savent pas comment réagir. Ils ont tendance à nier le problème, à ne pas croire ce que leur disent les spécialistes, à chercher un coupable. Mal encadré et mal compris, l’enfant s’enfonce alors peu à peu, il «décroche», tombe mystérieusement malade, refuse d’aller à suivre les cours et quand il y va, il se retrouve souvent convoqué chez le directeur avec des mots rageurs écrit en rouge dans un journal de classe mal tenu.
L’arrivée probablement prochaine d’Yves Leterme au 16 rue de la Loi me fait un peu penser à la rentrée des classes d’un petit enfant dans cet «enseignement individualisé» que j’ai bien connu moi même. On le prépare, on le rassure, on rassure les parents, le centre PMS a fait un rapport encourageant mais assez ferme.
C’est le moment ou tous le monde fait semblant de rien, on feint la nonchalance pour laisser sous entendre qu’il «n’y a pas de problème». Même si dans le passé on s’est «posé des questions», à présent «tout va bien», le petit a été «prit en main», il va être «suivit et encadré».
Mais quoi qu’on en dise, le seul sentiment qui domine c’est aussi le seul qu’on ne voudrais plus voir : le sentiment d’inquiétude.

Le Soir 9-11-09

Tous les mêmes.…




Herman Van Rompuy serait à deux doigt de quitter le gouvernement pour tomber dans les bras de l’Europe. On le comprend, bien entendu. C’est un homme après tout, et c’est de force qu’on l’avait marié à cette Belgique un peu névrosée... A cette Belgique jolie, mais un peu casse pied, charmante mais parfois hystérique, séduisante mais s’enfonçant souvent dans d’obscures dépressions dont rien ne semble jamais pouvoir la sortir et dont pourtant elle sort.
Chaque fois.
Avant de replonger.
Chaque fois.
C’est l’évidence même : on ne peut pas être à la fois le mari, l’amant et le médecin.…
On est comme ça.
Alors, quand on sent qu’il y a une ouverture chez une fille sans histoires, bien dotées, avec une grande famille, des promesses de voyages, de prestige, mais sans trop de responsabilité... Quand on vous fait miroiter une vie d’aristocrate des Lumières : une oisiveté enrichissante pour homme du monde à l’esprit fin. Quand vous avez enfin la perspective de ne plus jamais devoir mettre sa main dans le cambouis communautaro - institutionnel Belge.… Hé bien vous filer.
A l’anglaise.
En douceur.
Sans vouloir faire d’histoire.
Les hommes sont des coureur, on ne les changera pas.
Evidemment, pour les Belges, ça fait un peu l’effet qu’on a quand on vient de se faire plaquer : d’abord, il y a le choc et juste après, la colère. C’est le classique : «Hé bien vas y ! Si tu crois que tu sera plus heureux ! Mais si passe cette porte, tu ne reviens pas !».
Et puis, il y a les larmes et puis il y a le désespoir colorée par la conviction qu’on en trouvera plus jamais «un comme ça». L’émotion qui souvent accompagne le désespoir, c’est souvent le dégoût des autres...
C’est le moment où l’on se fait une raison : on vieillira seul, on mourra seul, la vie est fichue.
Et puis le temps passe... l’automne arrive suivit de l’hiver et la souffrance honteuse de passer les fête tout seul et de dormir dans des draps glacés.
Généralement, c’est à ce moment qu’on décide de se prendre en main.
Un nouveau Premier Ministre, en Belgique, ça n’est jamais une chose facile. Ca ressemble toujours plus à un accouchement avec un bébé se présentant «en siège» qu’a un mariage où on danse. Au regard de l’histoire de ces deux dernières années, on a un peu l’impression que le seul Premier qui plait à cette étrange Belgique serait quelqu’un qui n’a pas envie d’elle.
Il y a des fille comme ça, uniquement capable de s’amouracher d’hommes qui les aime pas... Je suis certains qu’en psychologie ça doit porter un nom.
En politique je crois que c’est assez inédit.
En littérature, c’est Alberto Moravia qui a trouvé la meilleur formule : ça s’appelle le «mépris».
Et c’est d’une infinie tristesse.

Semaine Infernale 20-3-10

L’autre jour,
j’étais seul chez moi...
Madame au travail,
les enfants à l’école,
un peu de pluie froide contre les fenêtres de mon bureau,
le vieux voisin qui tousse à l’étage au dessus...
Une journée cent pour cent normal...
Une journée cent pour cent normale avec une toute petite différence...
je m’ennuyais un peu...
Chais pas pourquoi...
Y’a des jours comme ça...
Pas envie de travailler...
Rien à la télévision...
Rien à lire...
Qu’est ce que j’allais bien pouvoir faire pour m’occuper le grand vide de cette journée...
J’étais là à trainer devant ma liste de définition à faire pour le jeu des dictionnaires :
Mofette
Periplasme
Flabellifère
Et ça n’allais pas,
Et c’était pas drôle,
Et je m’ennuyais...
Et puis, soudain m’est revenu, le souvenir d’une discussion avec Raoul
J’avais trouvé ce que j’allais faire,
J’allais aller voir du X sur internet...
Le X sur internet...
Franchement, je ne connaissais rien au X sur internet
Par rapport au X sur Internet, j’étais aussi pur que la rosée du matin..
C’est donc avec la curiosité d’un Neil Armstrong faisant ses petits pas sur la lune que je suis partis à sa découverte...
Le X sur internet...
Premier truc dingue : le X sur internet, c’est hyperfacile.
On ne vous demande rien, c’est sympa, c’est accueillant, c’est coloré c’est gratuit et c’est hyper bien classé :
brune, blonde, rousse, court cheveux, long cheveux...
Bon, ça c’est le bon côté.
Le mauvais côté c’est que si vous n’êtes pas familier avec quelques expressions plutôt anglo saxonne, vous pourriez rapidement être perdu.
C’est là que je me suis rendu compte que le X sur internet c’est comme la comptabilité des intercommunale : c’est un truc de spécialiste.
Alors, je vais vous faire gagner du temps et je vous donne deux trois indications :
Par exemple, il y a les films classés dans la catégorie MILF.
Milf, je ne connais pas la racine ethymologique mais milf c’est là où on trouve tout sorte de truc avec des dames qui pourraient être ma mère.
Je veux dire on y trouve des dames qui ont l’âge de ma mère...
Parce que pour le reste, ma mère, elle est pas trop latex...
Attention, il y a la catégorie supérieur qui s’appel Mature. Et là c’est vraiment bizarre parce qu’on y trouve des dames qui pourraient être ma grand mère.
Alors, je vous assure la condition physique de certaines de ces petites dames capable de tenir la dragée haute à des équipes de basquetteurs nourri au stéroïdes et monté comme des ânes... ça fait vraiment plaisir.
Le X sur intenet...
Vous avez des trucs vraiment bizarre...
Cameltoe, par exemple...
Cameltoe, en anglais ça veut dire pied de chameau.
Comme je ne voyais pas trop ce que ça pouvait être, j’ai été voir...
Pied de chameau
Bon, j’ai comprit...
Comment vous expliquer...
La femme.…
Non... Le mieux pour comprendre : fermez les yeux, visualisez un chameau ou bien même un dromadaire...
Ca n’a pas beaucoup d’importance...
Ok...
Maintenant vous voyez ses pattes...
Descendez un peu, visualisez ses pieds...
Voilà, vous avez comprit...
Camel Toe
Alors, il y a aussi une catégories complètement dingue :
Fetish
Fétish...
Franchement
Si vous allez vous mettre à table ou bien si vous avez un rendez vous amoureux avec une jeune fille que vous imaginez belle et nue...
Hé ben fétish n’allez pas voir...
Si vous voulez, la catégorie fetish...
Comment dire : on est quelque part entre le Larousse médicale et Plakendael...
Le X sur Internet...
Ce qui est dingue, et je ne sais vraiment pas pourquoi
une fois qu’on va voir du X sur Internet avec toutes ces catégories
Hé bien on ne peut s’empêcher de classer les gens qu’on connaît,
je ne sais pas moi : Joelle Millequet ? Milf.
Laurette Onkelinx Milf aussi...
Fabiola ? Fabiola Mature.
Anne Marie Lizin ? Oui... Anne marie Lizin Fetish.
Aaah ça...
Le X sur Internet...
Ce qui est bien avec le X sur Internet c’est que ça permet de comprendre mieux les autres cultures :
Par exemples, les Italiens, ils aiment bien les histoires avec les curés et les bonnes sœurs...
Chais pas pourquoi...
Les Japonais, il faut toujours qu’il y en aie un qui finissent par en attacher un autre...
Un peu comme un roti de veau...
Chais pas pourquoi...
Les américains : très fitness, très stéroïdes. Très nourris à la viande rouge.
Les Russes : les russes ils ont l’air bourré tous le temps... Et les décors Russes... D’une tristesse... Du papier peint avec des fleures brunes, du vieux lino, des lit qui grincent... Et ils ont de ces mines, les russes.… Pas de soleil... c’est pour ça...
Ah du soleil on en trouve au Brésil...
Très étranges le film Brésilien : des peau bronzée des marques de maillot...
Des toutes petites marques de maillots de tout petits maillots
Et puis des animaux...
Chais pas pourquoi il y des animaux dans les films brésiliens.
Les allemands : très pro... les allemands... On diraient vraiment qu’ils bosses...
Moi les films X allemands sur internet, ça me donne envie d’acheter VW...
Les français ? Ah les français ils n’arrêtent pas de parler... Ca c’est insupportable...
Ca me rappel chaque fois ces vacances pourries où on avait été campé en Dordogne...
Et les Belges ?
Hé bien sur les Belges rien...
Comme si on ne faisait rêver personnes...
On a quand même les fagne, le pays de Herve, José Happart...
Des trucs chouette...
Enfin, moi qu’il n’y aie pas de catégorie Belge
Hé bien, ça m’a un peu vexé, ça...
C’est comme ça que le X sur internet, j’ai arrêté... j’ai arrêté...

Semaine Infernale 6-3-10

Dite...
Le corbeau qui a envoyé le gros documents sur les Daerdennes...
Tous le monde se demande bien qui ça peut être, hein...
300 pages bien dense avec des phrases qui donne mal à la tête comme :
«la jurisprudence a dégagé trois situations dont l’une permet de conclure indubitablement que la prescription ne commence à courir que lorsque le faux constitué par l’acte simulé, à entièrement épuisé son effet utile ou n’est plus en mesure d’atteindre l’effet visé»
Hé bien...
Figurez vous que le Corbeau...
Je sais qui c’est !
Et vous savez comme j’ai fait pour savoir qui c’est ?
Hé bien j’ai fait ma petite enquête...
Une petite enquête toute simple qui a consisté à réfléchir par élimination...
Je vous fait un petit résumé :
Déjà, une chose est certaine : ce n’est pas moi...
D’abord parce qu’avec toutes les définitions à écrire pour le jeu des dictionnaires, j’aurais pas eu le temps,
mais en plus je ne me sert jamais du mot indubitablement,
sauf une fois, quand j’ai dit à ma fiancé : «indubitablement, cette petite jupe en daim est beaucoup trop courte pour aller à ton tir à l’arc».
Le corbeau
le corbeau
Ma petite enquête.…
j’ai écarté les premiers suspects :
C’est personne du PS, parce que ce truc à été écrit pendant les vacances de carnaval et que pendant les vacances de carnaval ils étaient tous en mission d’information à Mégève en train de skier avec l’argent de la caisse noire de l’ICDI,
Blanc comme neige au PS
ils n’ont rien à se reprocher...
Le corbeau...
C’est personne du MR, parce que si ça avait été quelqu’un du MR on aurait demandé à Olivier Maingain d’écrire la note et qu’Olivier Maingain, il est comme moi, il n’utilise jamais le mot «indubitablement»,
sauf une fois quand il a dit : «indubitablement, mon rêve d’être champion de bobleigh c’est pas pour cette fois...»
C’est personne du CDH parce qu’il ont passé tous leur temps chez Cloquet à faire des réserve de masquara pour leur présidente qui s’apprêtait à rejoindre Monseigneur Léonard à Coxyde pour manger des crêpes avant le Carême...
Le corbeau...
Vous voulez savoir qui c’est hein....
Bon, c’est personne de chez les flamands parce que les flamands ne disent jamais indubitablement mais «ongetwijfeld»
Et ce n’est personne de chez les fachos parce que maitre Modrikamen travaillait sur son doctorat en «sourire crispé» et que ça lui a prit toute son énergie.
Bon...
Le corbeau...
Je vous avoue avoir pensé un moment à la famille royale.…
Mais bon...
Philippe, il ne dit jamais «indubitablement» non plus mais plutôt «est-ce qu’il reste un peu de sauce pour le repas chaud».
Et Mathilde, indubitalement, c’est un mot qui lui fait un peu peur parce qu’elle croit que c’est porno.
Bon, à part eux, en Belgique, personne n’en n’a réellement rien à faire de cette histoire de corbeau c’est pourquoi, tout naturellement mon enquête s’est tourné vers l’étranger...
Le corbeau...
A l’étranger,
Mais qui aurait voudrait du tort à notre sympathique ministres des pensions ?
Ma petite enquête...
J’ai immédiatement pensé aux employés de la société coopératives viticoles de Générac, premières côtes de Blaye qui auraient pu faire ça en représailles au ministre qui préfère les Cubi de Fitou du Colruyth...
Non.…
J’ai pensé au colonel Khadafi qui croit que Michel Daerden est Suisse parce qu’il ressemble à une fondue au fromage.…
Non
J’ai pensé à Scarlette Johanson à qui il aurait envoyé un sms lui promettant la gestion de l’intercommunale wallonne des déchet en échange de je cite «quelque chose d’agréable avec sa bouche».
Non...
Le corbeau
A ce moment de mon enquête je me suis dit que je faisais fausse route.…
Il fallait que je continue à éliminer du monde :
Greg le millionaire
Naomie Campbell
Puff Daddy
Ewan Mc Greggor
Alvaro Uribe
Elisabeth II
Jean Claud Junker
Mickey
James Bond
Linda Lovelace
Le roi Harald V de Norvège
Et Brian Jackson qui est le type qui est parvenu à gonfler 3 bouillottes jusqu’à ce qu’elles éclates en une minutes et 8 secondes...
J’étais à peu près certain que c’était aucun de ceux là...
Et puis force d’éliminer tout ça, il ne m’est resté qu’un seul type...
Mais comment est-ce que je n’y avait pas pensé plus tôt ?
New York 1978,
le chanteur Felipe Rose se déguise en Indien et crée avec quelques potes le groupe village People...
Souvenez vous : l’ouvrier, le cow boy, le flic, le motard, le militaire...
On se souviens moins du septième Village Poeple : le réviseur d’entreprise wallon
On ne le connais pas parce qu’il lâcha le groupe après quelque semaine et qui disparu avec les 400 dollars rapporté par le premier contrat...
Hé bien voilà...
Trente ans après il l’on retrouvé !

Semaine Infernale 23-1-10

Ahhhhh
C’était affreux...
Il m’es arrivé un truc affreux...
Quand j’y pense, je sens encore mes sucs gastriques me chatouiller la glotte...
Il m’es arrivé un truc affreux...
A la télévision, l’autre jour...
Il y avait une émission sur Guillaume Canet...
Mais pas une émission de variété à la con, hein...
Non non... C’était à l’émission de grand reportage de France 2,
Une émission très classe, une émission avec des journalistes qui prennent des risques, qui vont dans des pays dangereux nous ramener des images exclusive de Talibans dans des grottes...
chais pas...
Mais là cette émission sur Guillaume Cannet...
Je déteste ce type...
Quel connard...
Bon l’émission commence et on le voit...
Un beau jeune type athlétique, avec une belle gueule, un dos bien droit, un ventre plat...
Sympa comme tout...
Quel pauvre con.…
Et l’équipe de journaliste le suit dans sa vie quotidienne...
Il va nous montrer où il a grandit...
Je vous avoue que j’ai espéré quelques image d’un appartement triste d’une banlieue ouvrière sinistrée...
Non...
Nous partons à la campagne,
nous arrivons dans un haras chic ou son père est éleveur de pure sang...
Un endroit de rêve...
Un golde redriver court vers lui les yeux remplis d’amour...
c’est boby, son copain de toujours
Guillaume Cannet... Pauvre con...
Et un homme d’un certain âge arrive et prend Guillaume dans ses bras...
Un homme super sympa, en pleine forme...
Son père...
Il s’entend bien avec son père et son père est un type super...
Guillaume Cannet pauvre con...
Et en plus, avant d’être un super acteur hyper bien payé qui réalise des super films, Guillaume Cannet, il a été champion de France d’équitation...
Comme ça, l’air de rien...
Je regardais tout ça en faisant la vaisselle...
J’ai jamais été champion de rien, moi...
Je revenais de la tour des finance ou j’avais demandé un délais pour payer mes impôts...
Et les journaliste évoquait sa relation avec Diane Kruger et sa vie heureuse avec Marion Cotillard, cette petite brune qui à eu un oscar...
Et ce brûlé qui voulait pas partir...
J’essayais de m’en foutre mais j’étais désespéré, j’ai frotté la poel téfal avec le côté qui gratte de l’éponge...
Juste pour faire chier...
Fallait que ça sorte...
Mais c’est pas sorti...
Et depuis je me sens mal...
Je ne suis qu’une petite crotte de merle sur un trottoire de Laeken...
Un undermenchen...
Bon, j’ai détesté cette émission sur Guillaume Cannet
Mais j’ai adoré l’éléction de Miss Belgique...
Des belles grandes filles, du grand bon goût...
C’est avec l’émission de Miss Belgique que j’ai commencé à me sentir mieux...
Ces défilé en combinaison satin parme qui me rappelait confusément 1973 et la première apparition de l’actrice allemande Karin Schubert dans le film «L’infirmière de l’asile militaire».
«Che suis spontanée, je souris toujours, je voudrais être un exemple, je suis tournée vers le future, je suis déterminée, je suis passionnée, Goed Avond Bonsoir»
C’était chouette,
ça m’a remit la pêche...
Qu’est ce que j’aurais voulu être Miss Belgique moi..
Une grande tarte hyper contente...
L’optimisme des canards pour qui tout va toujours impec’
Mais moi en plus, j’aurais été une vrais garce...
J’aurais passé mon année à emmerder le monde...
J’aurais fait des caprices idiots...
«Je vais des m&m’s light, hein sinon j’y vais pas hein.… Je vais appeler mon agent...»
J’aurais été séduire ce petit con de Guillaume Cannet,
Je l’aurais rendu dingue...
Un jour oui, un jour non...
Je lui aurait démonté sa vie morceau par morceau avec un couteau à huître...
Ahhhh ça monsieur parfait.…
Il se serait mit à boire, il aurait perdu ses contrat, il aurait dû déménager pour un petit appartement de la rue Nestor Falise à Courcelle,
il aurait cherché du boulot mais il n’en n’aurais pas trouvé...
C’est la crise pour tous le monde, hein.…
Et il serait mort intoxiqué à cause du chauffe eau vétuste de sa salle de douche.…
Vous voyez véronique...
Il y a une justice.

Semaine Infernale 9-1-10

Bonne année...
Bonne année...
Comment peut on encore croire à ce qu’on dit...
Et puis tout ces bêtes sms lourdingue et qui voulaient rien dire qu’on a reçut par paquet...

«Parce que l’amitié n’a pas de prix et la fidélité est infinie et car la sincérité existe entre les amis je vous souhaite une bonne année»

«Bonne année à toi et à tes proches que le mal les épargne et que la chance les entoure durant cette année nouvelle, que l’amour du prochain reste auprès de toi et que le partage soit cette année comme l’année d’avant au creux de tes pensée»…

Je vous jure !

«Pour toi et pour les tiens, richesse et beauté, et que le mal reste à distance du soleil qui t’éclaire»

Putain.…
Tout ces trucs ça m’a donné envie de gerber à minuit deux
Bonne année mon oeil...
Une nouvelle année c’est d’abord une année de moins à vivre...
Ca c’est mathématique...
Une nouvelle année c’est aussi une année de plus vers la vieillesse,
Une nouvelle année et on est chaque fois un peu plus près de l’étage des soins palliatif ou des infirmières se moqueront de moi en changeant ma bassine en inoxe.
Une nouvelle année, c’est encore une année ou on se demande comment on faire pour payer douze fois son loyer,
Comment on va faire pour payer ses cinquante pleins à soixante euros, faire quarante fois des grosse courses à cent euros,
payer les cinq stages des gosses,
les douze facture de téléphone, l’abonnement à la télé, le gaz, l’eau, l’éléctricité
et ou il va falloir emmener tous le monde en vacances
Et avec le sourir encore bien
Bonne année mon oeil...
2009 c’était tout pourri...
des bêtes crise, des bêtes grippes, un bête réchauffement climatique, des réunions ministérielles qui ressemblait à des parties de Docteur Maboule...
2010
2010
2010 ce sera pire...
2010 on va s’en prendre... Plein la gueule...
2010... Encore plus cons, encore plus vieux, encore plus malade et toujours sans un balle...
2010 encore plus terrorisé par les bombes, par les microbes, par le co, par les banquiers, par la fiscalité, par les modes d’emplois traduit du coréen, par le chômage, par les antibiotique dans ma côte de porc, par les conservateur dans le côte d’or dessert 58, par les OGM dans les petits pois, par le prix de ma future chimiothérapie....
Alors du coup, moi, j’ai prit une bonne résolution...
Et ma résolution c’est que je vais en profiter un max en attendant la fin...
Comme ça, au moins pas de regret...
2010, je m’en fout de tout parce qu’on va tous crever...
2010 je vais boire comme un trou...
Je déjeune au beaujolais
Je m’endors au Johnny Walker
Je m’en fout de tout...
2010 je vais manger gras...
Des rillettes, des croquettes, des saucisses,
du beurre...
de la sauce devos lemmens Pita
Je m’en fout...
J’adore le gras...
2010, je vais claquer du fric en conneries
Des fringues et des bagnoles...
2010 ce sera Dolce et Gabana et un 4x4 Allemand et Diesel
2010 je deviens un connard arrogant
En 2010 j’écouterai Francis Lalanne...
En 2010 je regarde «Enquête sur RTL tvi»
«Contrôle à Walcourt - Contrôles de police dans le namurois … objectif des policiers : la sécurité routière. Aujourd’hui, le flash et les testeurs d’alcoolémie sont de sortie.»
En 2010 je serai un vrais porc...
En 2010, je ne me lave plus...
Ca va sentir le lama, je m’en fout...
En 2010, je n’aurai plus d’amis...
Toute façon on est toujours tout seul, alors...
En 2010, je me laisse complètement aller...
Je vais mettre la main au cul de Virginie...
Je vais lui pétrir les seins comme deux couque au beurre...
D’accord ou pas j’m’en fout...
Ca me vaudra une exclusion de l’équipe mais ça en aura valu la peine.
Ah ben je me sent déjà mieux...
Je me demande si 2010 ça va pas être une bonne année, finalement...

Semaine Infernale 5-12-09

Dite...
Ce vaccin...
Ce vaccin contre la grippe...
Le truc avec les adjuvants qui donne des maladies auto immune ou des syndromes bizarre.…
Ou pas...
Ce vaccin...
Je le fait ou je le fait pas.…
Je ne sais pas...
Il y a des articles, il y a des débats, il y des statistiques, j’écoute les médecins, j’écoute les ministres, j’écoute les journalistes.…
Et au bout du compte...
Franchement, je ne sais pas quoi penser...
Je le fait ou je le fait pas.…
J’en sais rien nom de dieu j’en sais rien...
Alala mais bordel de merde, je ne suis sure de rien, je commence à douter de tout.…
Bon, ça a commencé avec le vaccin mais je me suis rendu compte qu’en fait je ne savais plus quoi penser...
De rien
De tout
Le gens tiens...
Je ne sais plus quoi penser des gens.…
C’est terrible
Yves Leterme par exemple...
Je ne sais plus quoi penser d’Yves Leterme
C’est vrais qu’il est revenu comme il est partis...
Avec ce je ne sais quoi d’insupportable...
Ce sourire crispé de quelqu’un qui essaye de garder son calme pendant une coloscopie...
Mais il a aussi ce je ne sais quoi d’un peu triste, comme un petit nouveau qui se fait enfermer dans les toilette le jour de la rentrée...
Moi, ça me touche...
Comme lorsque je voit ces petits porcelets qu’on emène à l’abatoire...
Et qui ne s’en rendent pas compte...
qui croit ce que leur dit le boucher...
Que ce sera juste un allez retour à plosaland...
C’est foutu... Je n’arrive plus à avoir une opinion bien claire...
Sur Rien !
Allez, Michel Daerden...
Oui c’est vrais qu’il est marrant...
Un peu comme un de ces singes au cul tout rouge qui au zoo joue avec ses excréments pour le plus grand bonheur des grands et des petits...
Mais bon... Michel Daerden, y’a un côté Corrléone de province...
Pas le côté costume bien coupé hein...
Juste le côté mafieux
Le côté a mettre un contrat sur votre tête.…
Ou peut être pas...
J’en sais rien...
Je ne sais plus quoi penser...
Je ne sais plus quoi faire.…
Et c’est comme ça pour tout...
Par exemple : est-ce que je cède aux avances de Virginie...
Mais ma fiancée va être fâchée...
Et juste avant la Noel, ça risque de mettre une sale ambiance au réveillon...
Je ne sais pas quoi faire...
Mes enfants, par exemple...
Est-ce que je leur dit ou pas pour Saint Nicolas.
Je ne sais pas.…
Est-ce que je leur dit franchement comment on fait les bébés.…
«Alors voilà, maman met d’abord ce petit short en daim que papa aime bien et puis elle met ses botte en cuire et alors papa commence à avoir chaud....»
Je ne sais pas.…
C’est peut être pas encore le moment...
Et puis pour mon boulot...
Je ne vois pas claire non plus...
Est-ce qu’il est bien ce billet ?
Est ce que je ne le changerait pas pour un truc super méchant sur Didier Reynders.…
Heuuuu Didier Reynders...
Didier Reynders... Vraiment le genre de type que je ne prendrais jamais pour un baby sitting...
Je préfère encore confier mes gosses à Jean Pierre Van Rossem...
Non... j’arrête avec Didier Reynders...
J’ai peur de me taper un nouveau contrôle
Et puis, je ne vais quand même pas faire un énième billet sur les socialistes, c’est vraiment trop facile...
Comme chasser des faisant pendant qu’ils font la siestes....
Et les écolos tiens...
On dit jamais rien sur les écolos...
Je sais pas si je dois dire un truc sur les écolos...
Est-ce que j’ai vraiment envie de dire un truc sur les écolos...
Les écolos c’est vraiment un truc qui n’inspire personne...
Les écolos c’est un peu comme la couleur blanc cassé,
Comme l’eau tiède pour la dernière vaisselle des vacances
C’est un peu comme le yaourte nature...
Il paraît que ça fait du bien mais en tout cas ça ne fait pas plaisir...
Pfff...
Je me demande si pour moi ce n’est tout doucement la fin Véronique...

Semaine Infernale 21-11-09

Ahhh les amis,
bientôt les fêtes...
La saint Nicolas, la Noel, le Nouvel an...
Et tout ces trucs qu’il va falloir faire.…
Les courses pour les cadeaux, trouver ce qu’on va manger, envoyer des emails pour les vœux, faire le plan de table, demander des chaises aux voisins....
Enfin, bref, chaque année, vous le savez bien.… On se fait avoir... On s’y prend à la dernière minutes et du coup, on fait tout trop vite, en râlant, dans le petit décembre frileux, sous ce truc qui vous tombe dessus mais qui n’est ni de la pluie ni de la neige
cette spécialité Belge dégeulasse qu’on appel pudiquement la «neige fondante»
Et vous êtes là, dans les embouteillages du 24 décembre matin,
dans les files interminables de la caisses numéro 7 du Carrefour avec dix milles nouilles comme vous...
Et vous vous dites que la vie c’est ça... Une fois par ans trop manger des trucs cher et pas spécialement bon et parfois encore à moitié vivant pendant une soirée trop longue passée avec des gens à qui on a plus rien à dire depuis des années...
Et ça... les amis... Chaque année, ça me fout un cafard un béton armé.
Alors, pour cette année, j’ai pris une grande décision : je fait tous à l’avance, comme ça, c’est fait.
D’abord les cadeaux : je vais tout acheter maintenant...
Comme ça, c’est fait...
Je suis tran-quil !
Et puis la bouffe... La bouffe, je fait tous à l’avance... Ce week end, tiens... Bien à l’aise... Et puis zou... je surgèle... Comme ça c’est fait.…
Mais le truc, dans la préparation à l’avance
c’est qu’on peut aller plus loin...
Par exemple... Tant qu’à faire... Je pourrais déjà mettre la table... Y’a rien de pire que de mettre la table en dernière minute... Les serviette, les assiette.… La nappe...
Je met tout maintenant.… Comme ça, c’est fait...
Et puis... Franchement... tant qu’a faire... Est ce qu’on la ferait pas maintenant cette bouffe, hein...
Comme ça, c’est fait...
L’engueulade avec la cousine à problème, le déballage des cadeaux avec toujours une vielle tante pour dire : «attendez, c’est chacun son tour...», le digestif, la vaisselle, le vomi, la gueule de bois...
Moi, je vais tout faire maintenant.…
Comme ça, c’est fait !
Mais il faut aller plus loin...
Par exemple.…
Je ne sais pas moi...
Les funérailles de mes parents...
Ben oui.…
Là ils sont en bonne santé
Mais quand le moment sera venu, ce sera pour ma pomme...
Alors moi, je vais organiser ça tout de suite...
Comme ça c’est fait !
Et puis, si il y a de place, pourquoi ne pas organiser la crémation dès maintenant...
J’ai un peu de temps la semaine prochaine, tient... On pourrais caser ça à ce moment...
Je vais leur demander tiens...
Et je leur dirai : papa, maman... hein...
Comme ça, c’est fait !
En fait, je crois qu’il faudrait faire en sorte que tous les trucs inévitable, on s’y prenne à temps et qu’on fasse ça le plus vite possible, hein
comme ça, c’est fait !
Par exemple... Ma séparation.…
Aujourd’hui, je suis très heureux, avec ma grande blonde...
Mais demain, quand j’aurai comprit son petit manège avec son prof de tir à l’arc...
Ca ne pourra pas continuer...
Notre relation partira en couilles...
Y’aura toutes les emmerdes habituelles...
Alors autant en finir tout de suite.…
Comme ça c’est fait.…
Et pour les enfants on s’organise maintenant,
même pour ceux qu’on a pas encore eu...
Un semaine sur deux !
D’ailleurs, si il y avait moyens de rassembler déjà toute mes semaines en une grosses fois, ça serait chouette...
Mais oui...
Comme ça, c’est fait.…
Bon, côté santé, je sais bien que je vais y avoir droit à mon cancer du colon...
Alors bon, si je pouvais caser ça avant 2010, ce serait parfait...
Parce que les examens, les chimio quand on est pas organisé, finalement on ne fait plus que ça...
Hein...
Comme ça, c’est fait !
Et puis bon...
La vieillesse.…
Pourquoi je devrais attendre trente ans avant d’y passer...
La vieillesse c’est comme un sparadrap qui colle... le mieux c’est de faire ça d’un coup sec.…
Alors moi, je vais faire ça maintenant...
Alzheimer, incontinence, me faire pincer par les infirmières sadiques de la section quatrième âge du home où m’auront casé les enfants...
Moi je préfère faire ça tout de suite,
Comme ça c’est fait.
Et puis, je devrais faire comme pour mes parents...
Pour la mort... Je crois que c’est vraiment con d’attendre...
On est là, à organiser plein de trucs pendant toute sa vie...
En faisant semblant qu’on va échapper à cette dernière grosse corvée...
Crever tout seul dans pendant la nuit d’une maladie nosocomial dans le lit étroit d’une chambre du septième étage d’un hôpital Belge avec vue sur un parking vide...
Mais moi, franchement...
Je me demande si je ne ferais pas ça maintenant...
Comme ça, c’est fait.…
Je me dis d’ailleurs que si tous le monde faisait comme moi, ça éviterait pas mal de stress...
Vous ne croyez pas ?

11/08/2009

La semaine Infernale 7-11-09

Souvent,
le soir,
quand les enfants dorment et que madame est encore au tire à l’arc...
je pense à toute ces vedettes, tous ces peoples, toutes ces stars qui après une courte période de gloire, sont retombée dans l’anonymat
qui se souvient d’Erik Estrada qui faisait Poncherello
qui se souvient de Gary Coleman qui faisait Arnold
qui se souvient de Todd Bridges qui faisait Willy
qui se souvient de Claudine Coster
de Ariane Latéguy
de Claudia Philips
de Linda de Souza
de Vincent Lorca
de Laetitia Gabrielli
Ces cohortes de chanteurs, d’acteurs, de présentateurs télé, d’humoristes... qui un jour sont arrivé chez eux et ont dit : «maman ! Ca y est ! Ma carrière est lancée»
Et qui aujourd’hui ont ouvert des cafés dans des petites villes de provinces,
ont monté des société de location de véhicules utilitaires,
se sont reconvertis dans l’ameublement d’intérieur
ou bien sont devenu des petits vieux en peignoir à la propreté douteuse et des petites vielles en tablier bleu pâle,
placée dans une institution à l’odeur de soupe et qui regardent d’un air surpris la ribambelle de comprimé à prendre dans l’ordre pour rafistoler leur mémoire défaillante...
Ca me fout un de ces cafard...
Et puis il y a ces carrières politiques tombées dans l’oubli...
Tous ces types qui se sont agité pendant des dizaines d’années pour un lopin de pouvoir...
Tous ces types qui se sont un peu compromis
tous ces types qui un peu menti
un peu trahi
un peu médit
un peu comploté
un peu calculé
serrer des milliers de mains
imprimer des milliers d’affiches
imaginé des slogans crétins
dépensé une énergie folle
et passé des nuit entières
à élaborer des stratégie aussi tordue que des strings oubliés au fond du séchoirs...
Pour un bête poste dans un bête bureau cossu très justement appeler le «cabinet»
Qui se souvient
de Henri Fayat, ministre
de Marcel Busiseau, ministre
de Alphonse Vranckx, ministre
de André Vlérinkx, ministre
de Michel Toussaint, ministre
de Pierre Falize, ministre
de Daniel Coens, ministre
Pierre Mainil, Firmin Aerts, Alfred Vreven, Louis Bril, Viviana Demeester, Elie Deworme, Andre Geens...
Qui se souvient d’eux...
La fin de carrière, le reclassement, l’extinction des feu, le retour à l’anonymat, il y en a qui accepte ça avec sagesse, ils savent qu’il n’y peuvent rien, qu’une génération chasse l’autre, qu’il est temps de faire un vrais métier utile qui rend les gens heureux comme
vendre des gaufres chaudes,
faire des pipes à 15 euros,
écrire des bande dessinées,
nettoyer des vitrines,
régler des moteurs,
élever des enfants,
faire cuire des croquettes...
Et puis, ils y ceux qui s’accrochent...
De toutes leur petites forces,
Avec leur petits au rebord de la fenêtre du pouvoir...
Qui se souvient d’André Flahaut ?
Tous le monde se souvient d’André Flahaut...
Ben ouais...
Comment oublier André Flahaut ?
André Flahaut, il est un peu comme ces petits enfants à problèmes qui font plein de conneries à l’écoles, juste pour qu’on s’occupe d’eux.
Ces enfants pas très soignés, pas très brillants qui passe leur récré à jeter des boulettes de terres mouillées contre les fenêtres et qui seraient incapable d’expliquer pourquoi.
Que ces conneries, Véronique, c’est un peu comme des appel à l’aide.
André Flahaut, lui, il y a trois jours, il est partis en Chine pour y rencontrer Wang Bang...
Mais non pas Gang Bang
Wang Bang...
Membre du bureau politique du comité centrale du Partis Communiste...
Et André Flahaut, en lui serrait chaleureusement la main à dit qu’il «attachait une grande importance à la coopération avec le Partis Communiste Chinois»….
Le Partis Communiste Chinois :
mmmm :
Entre 2005 et 2008, trente milles exécutions capitale.… Peut être un peu plus.…
Le partis communiste chinois :
mmmm
Et qui après envoi à la famille du condamné une facture de 8 euros pour «frais d’exécution» et qui vend les organes du cadavres...
mmmm
André Flahaut en Chine...
Non de Dieu Véronique, si ça c’est pas un appel à l’aide...
Vous savez avec ces enfants à problème, il paraît que ce qu’il faut faire c’est les serrer dans les bras, leur faire des petits bisous et leur dire qu’on les aime.
Allez, il ne reste plus qu’à trouver un volontaire pour s’y coller.

La semaine Infernale 1-10-09

Hier soir...
Hier soir, j’étais seul chez moi...
Madame était au tir à l’arc...
Les enfant dormaient...
Le chat gris ivre de sheba et à moitié conscient pêtait sur son plaid...
Et moi, je faisait comme des millions de gens seul chez eux, le soir, je regardais des vidéos sur You Tube.
Des accidents de vélo, des chiens qui marchent sur les pattes avant, des bébés qui vomissent, des clips de Chris Brown,
Des milliards de gigas de conneries soigneusement collectée par les camescopes de milliards de type et de nanas désoeuvrés à usages d’autres milliards de types et de nanas désoeuvrés.
Et tout ce petit vortex de connerie et d’ennui, tous ces chiens, tous ces vélos, tous ce vomi de bébé et ce pauvre crétin de Chris Brown, après dix huit minutes, ça commençait à me foutre un de ces cafard...
Alors j’ai tout éteint...
Je me suis dit que pour une fois j’allais faire quelque chose de différents...
Je me suis mit sur le canapé, j’ai mit un peu de musique...
Jean Sebastien Bach...
Prelude et fugue...
Et j’ai fermé les yeux...
Je ne sais pas pourquoi, mais il n’a pas fallu dix seconde pour que je me mette à penser à penser cul...
Nom de Dieu, mais je suis malade ou quoi...
Toujours est il que j’ai repensé à ce billet que j’avais fait sur les flamandes...
Et je me suis dit que j’avais été injuste...
Les flamandes... Les flamandes... Ok... D’accord...
Mais là, les yeux fermés sur mon canapé, tout seul, chez moi, c’est pas aux flamandes que je me suis mit à penser...
Sur mon canapé, tout seul chez moi, j’ai pensé...
J’ai pensé.…
Au Wallonnes...
Les Wallonnes...
Ahhhh les Wallonnes...
Elles sont trop bonnes...
J’adore les wallonnes, des années qu’elle sont là, sous mes yeux et c’est seulement hier soir que je m’aperçoit que les Wallonnes...
Les wallonnes.…
Elles m’excitent !
Ces petites bonnes femmes râblées que l’on croise au Lidle de Thuin poussant des charettes remplies à raz bord de graisses saturée, de cassonnades, de margarines, de blanc de bœuf, de spéculoos et de chacha...
Ca m’excite.…
La wallonne... Tantôt coiffé comme Marylène, tantôt comme Frederic Ries, tantôt comme Fabienne VandeMerche...
Hésitant entre le blond cendré et l’acajou et le noir charbon
La wallonne qui sent à la fois l’effort et l’ennui,
La wallonne qui sent la houille, la fagne, la forêt de conifère, la tourbe tiède, la jatte de café, le terminus de TEC, la file à la poste, la tarte au riz, la lessive, le tahiti douche fraîcheur d’Houfalize, le potage du soupé, la tartine beurrée et le désinfectant ménager.
La wallonne... La wallonne...
Moelleuse comme une couque...
Potelée comme un brol du val saint lambert
Sucrée comme un paquet de boule
La wallonne toujours prête à pleurer quand Frederic François chante «l’amour fou»
La wallonne à le cœur en flan
Tendre comme un cougnoux
Si j’étais un peu moins civilisé je sillonnerais la wallonie en VW Sharan,
je draguerais dans les Spar, je draguerais dans les Colrythe, je draguerais dans les City Delhaize, je draguerais dans les Super GB,
Je trouverais mes proies là où elles se trouvent
au rayons gauffre...
Elle s’appelerais Monique, Cécile, Michelle, Marie-Claire, Françoise, Sophie, Sandra, Nathalie, Chantale, Severine, Pascale, Danielle...
Elle m’invitera chez elle,
dans son petit intérieur un peu négligé, le lino simili parquet chêne clair lavé au monsieur Propre, son salon meuble mailleux, sa cuisine Ixina, sa véranda quatre saison donnant sur un gazon trempé par les pluies de l’entre Sambre et Meuse où agoniserait la piscine gonflable de l’été...
Elle nous allumerais un feu avec les flyers electoraux du PS
On ferait flamber les Daerden, les Collignon, les Flahaut, les Courard, les Kubla, les Onkelinx, les Donfuts, les DiRupo, les Demottes, les Delizée, les Magnettes, les Busquins
Tous ensemble unis pour faire monter la température de ce petit living de la Rue de la Crosse à 4280 Villers Le Peuplier, Commune d’Hannut, Province de Liège...
Ma Wallonne, 44 ans...
les enfants sont au Lycée Notre Dames, Monsieur est Délégué Commerciale,
cet après midi rythmée par une météo morose et le télé achat de RTL-TVi est à nous...
Ma Wallonne offerte comme un petit cochon en massepain rose de la Saint Nicolas.…
Aussi nue qu’un boudin blanc sur une assiette Seca
Elle m’encouragera elle me dira des «Ouftiiii», je lui dirai des «alleeezzzz dit...»
Ce sera beau comme une grève chez Arcelor, violent comme une manif d’agriculteur, trouble comme une intercommunale carolo, brûlant comme un goal du Standart...
Ahhhh
Jodoigne...
Qu’est-ce que je suis heureux de passer la semaine ici Veronique...

La semaine Infernale 15-10-09

Hé bien, ce matin, je me suis réveillé et je me suis dit qu’il était temps de revenir aux choses simples.
Ce matin, je me suis réveillé et je me suis dit que de tous le reste, j’allais m’en foutre...
- Le vote du budget ? Je m’en fout...
- la contribution des banques ? Pfff Je m’en fout...
- les subventions au photovoltaïques ? Alors là... mais qu’est-ce que je m’en fout...
- le nucléaire ? M’en fout.
- la crise du lait ? M’en fout.
- la tva dans l’horéca ? M’en fout.
- la grippe mexicaine ? M’en fout.
- la prostitution au sénégal ? M’en fout.
- Karl Heinz lamberts qui se tâte pour BHV ? M’en super contre fout...
- Le voile à l’école ? M’en fout.
- Dick Advocaat ? M’en fout.
- la commission Fortis Bis ? M’en fout.
- les taux d’intérêts ? M’en fout
- la permanente de Peter de Crem ? M’en fout
- l’erythème fessier de Didier Reynders ? M’en fout.
- le seau de blush de Joel millequet ? M’en fout
- le banc solaire d’Elio Di Rupo ? M’en fout
- l’abonnement au Passage Fitness de Jean Michel Javeau... M’en fout...
Je les entends les critiques : «Ah mais ce n’est pas bien de s’en foutre comme ça ! C’est très égoiste ! Il faut être un citoyen informé-concerné-engagé-dans son époque ! C’est la base de la démocratie ! Si tout le monde s’en foutait, le pays irait super mal ! Les politiques feraient plein de trucs en stoemeling, ils géreraient à la petite semaine, comme des incapables, les juges d’instructions seraient pourri jusqu’à l’os, personne ne tiendrait ses promesse électorale.… ce serait la débandade...
Hé ben la débandade... Je m’en fout
le réchauffement, l’écologie, l’économie, la politique, l’avenir du monde..
Mais je m’en fout, je m’en fout...
Je vais retourner aux choses simples.
Plus de télé, plus de téléphone, plus de bagnole,
je vais arrêter de bosser comme un con pour gagner des crottes de bique
je vais me mettre complètement hors circuit.
Plus de fric, plus de crise, plus de soucis, je m’en fout de tout.
Le bonheur total.
Je vais me mettre à la recherche d’une terre vierge et fertile où je m’installerai avec ma petite famille.
Avec les enfants nous construiront une petite maison en bois...
Je cultiverais la terre...
Je serais hyper relax
je baiserais ma femme à couille rabatue en regardant la course du soleil dans un ciel sans nuage...
Je m’en fouterais de tout.
Et je suis certains qu’en me voyant si heureux les amis suivraient mon exemple...
Raoul ou bien Juan viendrait s’installer à côté de chez moi...
Nous ferions des échanges
Les petites moufles tricotée par le fils de Raoul contre ces pagnes en cuir dont j’aurais le secret.
Bon, avec le temps et avec l’arrivée de Delphine, de Jean Jacques de Gilles d’Alain et de Véronique, il faudrait augmenter les cadences et engager de la main d’oeuvre.
Je nommerais mes filles administratrices de la fabrique nationale de pagne en cuire.
Elles ont un bon sens de la gestion, elles feraient régner la terreur dans les ateliers.
Evidemment, ce salaud de Gilles n’hésiterais pas à essayer de casser les prix en délocalisant la production d’imitation.
Ah oui, mais je ne me laisserais pas faire...
Je saisirais l’OMC, il y aurais des sanctions, je ferais fermer ses usines, je mettrais ses ouvriers à la rue putain de bordel.
Et quand Delphine se présenterait aux premières élections locales, avec l’aide de Jean Jacques, on lui financerait une bonne partie de sa campagne pour faire barrage par tous les moyens au Partis de Juan.
En échange, on raflerait tous les marché publiques.
Ha ha ha...
Ce qui me fait peur, c’est que Juan recevrait certainement l’appuis d’Alain.
Il va falloir que je mette Alain sur écoute. Je payerais Virginie pour qu’elle l’allume et je ferrais des photos compromettante pour qu’il se décide à laisser tomber.
Ah ah ah... En quelque années... Je serais à la tête d’un empire financier...
Je déverserais des hectolitres de bêton sur ma petite terre vierge et fertile et ça me ferais gagner un pognon de dingue.
Je passerais mon temps à bouffer du mauvais gras dans des déjeuner d’affaire interminables.
Je tromperais ma femme avec des escorte girls maquillée à l’aérographe et qui me dirais «Je t’aime patron» avec des accents bielorusse
Je développerais un cancer du tube digestif....
Je trahirai Jean Jacques et je ferai un cartel avec Raoul pour faire barrage à Delphine qui aura retourner sa veste.
Pour ça, il va me falloir un maximum de voix au éléctions.
Je vais tout promettre, je vais rien laisser.
Je vais niquer 15 milions d’électeurs en disant que je n’y peut rien, que c’est pas ma faute, que c’est l’économie, qu’on ne peut rien contre le système
Je vais mener une politique s’austérité totale, je vais demander des efforts à tous le monde et je me prendrais l’option pack siège cuir exécutive sur mon Audi A8
Je vais placer des gens à moi à tous les poste clé de l’administration...
Ahhh ça Juan, t’as voulu faire le malin.… Mais t’es déjà sur la liste noir mon petit ami...

Houlà
Oui...
En fait je me demande vraiment si c’est une bonne idée de partir à la campagne en me foutant de tout...
En fait je me demande si je ne vais pas encore un peu rester ici...
Ca vaut peut être mieux non ?

La semaine Infernale 19-9-09

Ca y es...
Pas besoin d’être fort en math pour faire ce triste constat, Véronique,
ce que tous, hier encore, nous avons cru impossible est désormais une réalité...
Une triste réalité...
Une réalité vraiment moche et qui sent mauvais de la bouche...
Une réalité qu’on lui péterait bien sa gueule mais que ça ne changerait rien...
L’année prochaine Véronique...
L’année prochaine j’aurai 40 ans...
Putain de bordel...
40 ans Véronique...
L’année prochaine j’aurai 40 ans et je serai vieux...
L’année prochaine j’aurai 40 ans, je serai vieux et j’aurai cette odeure de linge sale qu’on tous les vieux.
Ca me fout un de ces cafards...
40 ans dans un c’est pire que 40 ans...
C’est un peu la sensation qu’on a juste avant de rentrer dans le labyrinthe de la foire du midi...
On se dit que ça va être long, pas drôle et que ça va sentir un peu la pisse...
Et quand on y est, c’est effectivement long, pas drôle et ça sent la pisse...
40 ans dans un ans...
C’est l’âge où on fait des bilans.…
Tout ce qu’on ne sera jamais :
on ne sera jamais cosmonautes
on ne sera jamais pompier
on ne sera jamais pianiste...
A un ans de mes 40 ans, fini de rêver.
Plus aucun métiers nobles n’est à ma porté.
A un an de vos 40 ans, vous êtes vieux, pour le vrais monde du travail vous sentez déjà le formol
Vous êtes bon à être mit sur le trottoir le jour des grande poubelle à côté d’un vieux PC, du cadavre d’un aspirateur et d’un lecteur VHS.
A un an de vos 40 ans la seule reconversion possible reste élu au parlement wallon.
Etre assis sur mon petit fauteuil.
Faire une petite campagne.
Avoir de petit avantages.
Des petits à côtés.
voter des petites lois auxquelles je ne comprendrai rien
boire mon petit café.
Penser à ma petite vessie...
Le parlement wallon !
La dernière étape avant la séniorie...
L’anti rêve de gosse !
Je suis à un an de mes 40 ans !
A un an de ses 40 ans on commence à avoir des désirétranges.
On va en stoemeling sur des sites surper bizarre :
«Punish all this asian teen»
A un an de ses 40 ans on fait le compte de tout ce qu’on a toujours eu envie de faire avec une fille mais qu’on en a jamais trouvé aucune pour accepter de le faire avec vous.
A un an de ses 40 ans, on devient un vieux dégueulasse.
A un ans de ses 40 ans, peut être que c’est l’âge où on commence à payer des gens pour obtenir ce qu’à 30 ans on recevait gratuitement.
A un an de ses 40, parce qu’on sait qu’on est définitivement de l’autre côté de la barrière, c’est l’âge où on commence à mater les fille de vingt ans de moins que soi.
Comme si c’était des bouées de sauvetages.
Que si vous vous accrochez très fort, vous survivrez plus longtemps.
A part que ce sont des bouées de sauvetage qui s’éloigne de vous en disant : bèèèkesss, un vieux...
A un an de ses 40 ans, c’est l’âge où commence la pente douce vers le crématorium..
Votre corps va commencer à partir en couille.…
C’est l’âge où commencent les petites douleurs par ci par là.
Où on commence à avoir du mal à s’endormir
où on reste pendant des heures les yeux ouvert à faire des bilans...
Où on a un sommeil léger,
Où on commence à avoir peur de tout :
des cambrioleurs...
d’une fracture de la hanche...
des cours de la bourses...
des jeunes qui font du bruit dans la rue...
A un ans de ses 40 ans on change...
C’est un âge pour voter CdH.
Un âge où on trouve que Melchior Watelet inspire confiance.
Un âge pour boire du campari orange dans des tout petit verres
Un âge pour prendre rendez vous pour un examen de la prostate
Un âge pour commencer a avoir des intolérence alimentaire.
Enfin, c’est un âge ou la seule chose qui vous consol c’est de savoir que tous le monde passera par là.

La semaine Infernale 5-9-09

Alors dite Véronique...
Je ne sais pas si vous avez remarqué mais ils ont pêche d’enfer...
Ca fait plaisir à voir...
Nous la rentrée, ça nous fait un peu l’effet d’un cancer,
ça nous plombe, ça nous déprime, on envie de rester assis tout dans sa voiture en écoutant Albinoni et de pleurer pendant dix mois sur cette condition humaine de merde...
Mais eux...
Ouaaaa...
La rentrée ça leur fait comme un coup de défibrillateur :
Didier Reynders, Françoise Bertiaux, Louis Michel, Laurette Onkelinx, Elio Di Rupo, Olivier Maingain, tous nos amis du gouvernement...
Ils pètent la forme, non de dieu ça fait presque peur...
Depuis le premier septembre, quand on les regarde on a l’impression de voir une colonie de sapajou en pleine parade amoureuse !
Ca sent les hormones à des kilomètres....
Sauf Joelle Millequet, tiens...
A la radio l’autre jour, elle était un peu momolle, Joelle Millequet...
«Je pense ci, je pense ça...»
Pas trop de conviction,
Comme si elle couvait un truc, je ne sais pas...
Comme si elle avait comprit que tout de façon, au bout du tunnel,
c’est comme pour tous le monde,
une petite crémation matinale au cimetierre de Woluwé
un café pour la famille et puis basta...
Mais les autres, ses collègues, tous des batteries neuves, les vacances ça a été le grand entretient, ils sont super reposé,
Une bande de cycliste sous EPO avant un col de deuxième catégorie,
avec leur petit maillot vert ou orange ou rouge ou bleu bien serré...
Didier Reynders quand on l’avait laissé début juillet, il était quand même un peu jaune.
Il avait prit du mauvais gras,
Il avait le regard terne du type qui se demande si il retrouvera un jour l’usage de ses jambes...
Et là...
Je ne sais pas...
Il a eu des super vacances, bien mangé, bien dormi,
il a pensé à rien, il a de-co-nect-té...
Et il revient resourcé...
Prêt à pêter la gueule de tous le monde à la récré
Prêt à piquer les dix heures et à pousser les filles dans les orties...
C’est lui le chef, quoi bordel !
Ahhhh... ça fait plaisir à voir..
Ils sont tous super en forme...
Ca s’entend dans le choix des mots :
Françoise Bertiaux,
l’autre jour, à la radio
elle a dit : conviction, projet, combat, stratégie.
Conviction, projet, combat, stratégie...
Charles Piquet, l’autre jour, à la radio, il a dit :
projet, concrétisation, refinancement.…
Olivier Maingain, l’autre jour à la radio, il a dit
Institutionnel, Ligne de conduite, détermination, tabou contre tabou...
Et il utilisait ces formulations d’instituteurs qui va vous pourrir la vie :
«A tous le moins»… «J’ose espérer»…
Pendant un moment j’ai eu peur d’avoir oublié mon journal de classe...
Et Laurette Onkelinx,
l’autre jour à la radio,
je ne me souviens pas ce qu’elle à dit...
j’écoutais pas vraiment,
j’étais dans les embouteillage et il y avait un pauvre con en porche Cayenne gris métallisé immatriculée CJK 438 qui m’a doublé par la droite en roulant à moitié sur le trottoir...
Si je le retrouve, je mange ses vertèbres...
Bref, Laurette Onkelinx j’ai juste entendu son choix musicale !
Morcheeba...
Morcheeba...
Ibiza...
1992
L’Amnésia...
ma copine Ute Stadmüller rencontrée l’après midi même en train d’acheter un paréo en alpaga sur un stand du marché hipie de Santa Eulalia et qui avait prit son premier extas...
En pleine forme Laurette...
Bon bref...
Avec tous ces gens en forme, moi je vous dis que l’année qui vient ça va être du sport...
C’est chouette, hein !