12/27/2007

Chronique le Soir 26-12-07

Drame de Noël




C'est amusant comme les mauvais souvenir de son enfance sont plus tenaces que les bons. J'ai certainement dû passer de bon Noël : toute la famille, un bon repas, de beaux cadeaux, de la neige derrière la fenêtre et un grand sapin. Mais des Noëls de mon enfance je ne garde que les mauvais souvenirs. Rien de dramatique, rien d'atroce, juste toute les fois où le Père Noël s'était obstiné pour des raisons qui m'échappent encore aujourd'hui, à ne pas m'apporter ce que je lui avait demandé : j'espérais un hélicoptère rouge, je recevais un bateau. Je rêvais d'un robot lanceur de missile, je recevais un jeu de construction complexe et agaçant. J'aurais donné ma vie pour un Pac Man, je me retrouvais avec un livre de photographies sur les fonds marins. Je me serais tranché un doigt pour un Legoland Space et sous le sapin m'attendait une boîte de chimiste.
Evidemment, il y avait la déception qui à elle seule aurait déjà suffit à me donner envie de gâcher la fête en accusant un vielle oncle d'attouchement sur ma personne, mais le pire c'est que mes parents me prétendait que j'étais un "petit gâté" et que j'avais "bien de la chance". Alors, en plus de la déception qui me rongeait le coeur, la culpabilité me noircissait l'âme : je n'arrivais même pas à être heureux après tous les efforts et tous les sacrifices que l'on avait fait pour moi à l'occasion de cette merveilleuse fête de Noël.
Et puis, avec le temps, c'est passé. Peut être parce que tout doucement, je suis arrivé à l'âge où l'on se fait ses propres cadeau. Avec le temps, je pensais avoir rangé au grenier des souvenir ces vilains sentiments qui avaient été les miens durant mes années d'enfance.
Je croyais en avoir fini avec le coeur rongé et l'âme noircie.
Et puis nos politiques nous ont fait un cadeau pour Noël : Verhofstadt III. Un gouvernement. Et ils nous l'ont offert avec ce même grand sourire qu'avaient mes parents quand il m'offrait l'encyclopédie du corps humain à la place d'une Formule 1 télécommandée. Un Verhofstadt III, c'est pas ça que j'avais demandé ! Ne me dite pas que je suis un p'tit gâté et que j'ai bien de la chance d'avoir un gouvernement, celui qu'on a reçu est un tout vieux et tout usé. Une seconde main ! Une occasion sans la boîte, avec des traces d'usures parce que ceux qui s'en sont servit avant nous, n'ont pas été soigneux.
Je la sent venir ma bouderie. L'envie de monter dans ma chambre et de sauter à pied joint sur le papier d'emballage qui n'emballa qu'un faux espoir.
Alors je le demande à nos ministres intérimaire et à nos présidents de partis : s'il vous plaît n'en rajoutez pas, ne me demandez pas d'être heureux ni de dire merci et pendant les trois mois qui viennent, gouvernez en silence.
Ca serait déjà ça.
Un cadeau de consolation.

12/20/2007

Chronique Le Soir - 19 -12 - 07

La belle et les bêtes



Entre Gustave Le Bon et Serge Moscovici, on a beaucoup écrit sur les foules. La chose la plus importante à retenir, c'est certainement que le niveau d'intelligence d'une foule est toujours inférieur à celui des individus qui la compose. D'ailleurs, je met au défis Mike Jagger de faire résoudre une équation du premier degré à la foule venu écouter un concert. Par contre, n'importe quel andouille motivée est théoriquement capable de faire taper dans les mains à cinquante mille personnes.
Enfin bref, tout ça pour dire que je n'aime pas les foules. Par contre, j'aime bien les miss. Les soirées de miss, c'est toujours des chouettes soirées avec un peu de suspens, un peu de glamour, des maillot, des brushing, des longues jambes et des grand sourire. Les miss, c'est comme un bon feu ouvert en hiver, c'est un plaisir simple et chaque année renouvelé.
L'autre jour, c'était l'élection de miss Belgique au Lotto Arena d'Anvers. La première chose que je me suis dit c'était que, bon sang, nous avions beau habiter dans un petit pays, il y avait quand même pas mal de jolie fille, ce qui statistiquement constitue une curiosité sur lesquelles les scientifique pourrait se pencher.
C'était une chouette soirée. Les chaînes du Sud et du Nord avait mit le paquet, les filles avaient l'air contentes. L'ambiance était bonne et puis est venu le moment de "l'interview personnalisé". Une très jolie blonde labéllisée de Huy, avec du joli sang tchèque dans ses jolies veines et portant le joli nom de Alizée Policek a fait une vilaine grimace quand une question lui fut posée en flamand.
Et là, la foule à dit "Houuuu !"
Franchement, je ne sais pas quelle langues est censé parler une miss. Franchement, notre miss Belgique, elle aurait aussi bien pu parler le Bulgare. Franchement, j'ai repensé à Sophie Vouzelaud, cette jeune française sourde et muette qui représentera la France aux miss Monde après avoir été première Dauphine dans son pays.
Franchement, je ne sais pas si une miss Belgique est censé être bilingue. Celle-ci est d'ailleurs trilingue, mais ne connaît pas le flamand.
Franchement, je dirais même que si on considère qu'une miss Belgique est une sorte d'accessoire fédérale, il vaudrait mieux qu'elle sache barbouiller quelques mots dans les deux langues de notre timbre poste.
Mais dire "Houuuu !" à une gamine de vingt ans, ça fait partie des petite lâcheté de foule qui m'ont toujours donné la nausée.
D'autant que politiquement, une jolie fille c'est quand même un plus. Si un vilain nerveux comme Sarkozy se donne un côté tombeur grâce à Carla Bruni, peut être qu'un grand pataud comme Leterme devrait essayer une promenade au bois avec Alizée.
Avec un peu d'amour, on a tout à gagner.

12/15/2007

La Semaine Infernale 15-12-07

Il y a dix jours, j'ai trouvé une enveloppe dans ma boite au lettres.
En réalité, il y avait deux enveloppe, mais la première était chouette parce qu'elle m'annonçait que j'avais gagné un sèche cheveux Babylisse.
Enfin presque gagné parce que je devais d'abord m'abonner à "Mode et travaux"
L'autre enveloppe, c'était le genre d'enveloppe ou vous vous dite "houla!"
le genre où vous sentez une petite suée sous les bras et où vous avez les mains qui tremble un peu...
le genre brune, avec écrit : "Ministère des Finance, administration des contribution directe, contrôle des contributions".
le genre qui donne envie d'aller très vite au toilettes alors qu'on a déjà fait sa grande commission.
Vous voyez.
Bon ceci dit, avant de l'ouvrir, il y a toujours une note d'espoir... C'est peut être un remboursement...
Faut être positif.
Alors, j'ai respiré un bon coup, j'ai fermé les yeux...
Et là
Semblant crever le ciel
Surgissant du passé
Il m'était revenu
j'ai vu Jacques Mercier...
Et j'ai l'ai revu me dire, ce soir du 8 novembre à Saint Gilles, juste après la lecture du billet "bande de cons" : "dis, tu as déjà eu un contrôle fiscale ?"
J'ai commencé a avoir super mal dans la nuc.
Alors, j'ai rouvert les yeux, et j'ai ouvert mon enveloppe :
"Monsieur Gunzig Thomas..."
Merde, c'est moi !
"En vue d'examiner votre situation fiscale pour les exercices d'imposition sus-mentionné j'ai l'honneur de vous prier de bien vouloir"
- j'ai l'honneur de vous prier de bien vouloir - Il est poli en tout cas
... De bien vouloir vous présenter à mon bureau le mardi 18 décembre 2007 vers 9h30 muni des documents suivants :
- Tous les documents comptables relatifs à votre activité professionnelle (factures, facturiers, extraits financiers,...)
Signé, l'expert fiscal adjoint.
J'ai lu quelque part que dans les situations de stresse, il faut rester calme.
Ne pas céder à la panique.
J'ai respiré profondément.
Mon rythme cardiac est passé de 160 à 155.
Beau progrès.
"Tous les documents comptables relatifs à votre activité professionnelle".... Où est-ce que j'ai fourré tout ça....
Y'a un bordel chez moi,
avec un chat, deux enfant et une grande blonde qui aime bricoler, on est quelque part entre le zoo d'anvers, une crèche et un Brico...
- Tous les documents comptables relatifs à votre activité professionnelle
Il faut rester calme
Il faut rester calme et ne pas céder à la paranoïa....
si quelqu'un avait voulu ma peau on m'aurait fait abattre sur un parking à Cointe.
C'est comme ça qu'on fait en Belgique...
Un contrôle fiscale, c'est une coïncidence
Si on avait voulu m'envoyer un signal, j'aurais reçu un courrier anonyme me menaçant de dire à tout le monde que j'ai un abonnement au site "I Screw My First Asian Teenager".
Et ça ça aurait été vraiment méchant parce que ce site, il est plutôt pas terrible.
Si on avait voulu m'envoyer un signal on aurait ressortis cette vielle photo prise à l'époque où avec l'aide de Raoul j'organisais des tournantes dans les locaux de l'infodoc de la RTBF....
Tiens...Je me demande si Véronique Thiberghien s'en souviens
je sais que c'est un coïncidence...
Et d'ailleurs, je voudrais dire un petit mot à Didier Reynders, notre ministre des finances...
Bon, c'est vrais, je n'ai pas voté pour vous,
mais c'est une erreur.
J'aurais dû voter pour vous.
Vous êtes un mec compétent et drôle et sympa tout le monde le dit !
Enfin, presque tout le monde.
Même si il y en a qui vous critique, moi je vous... Tout mignon...
Ces petits cheveux gris, cette petite trogne de grand gamin qui dort avec son doudou...
Didier
Ahhhh, si j'étais une femme, vous seriez tout à fait mon genre...
Je vous ferais des petits trucs, le soir...
J'aurais mit des miroir autour du lit, de l'encens, mon vieux disque de Marvin Gay "Sexual Healing"
Je vous appellerait mon P'tit Didi et vous m'appeleriez ma cochonne frisée...
La nuit serait à nous.
Bon, Et vraiment si je ne suis pas votre genre, ma fiancée est là aussi...
Généralement, elle plaît bien au garçon
Et peut être que si je lui demande d'être gentille...
Enfin vous passez quand vous voulez, si vous n'avez pas mon adresse demander à l'expert fiscal adjoint...

Non de Dieu, un contrôle fiscale...
Ne pas céder à la panique
"Tous les documents comptables relatifs à votre activité professionnelle"
J'ai fait le tour de la maison à la recherche de tous mes extraits de comptes....
Je crois qu'il m'en manque parce qu'à un moment je m'en servais pour emballer les pic nic des petites....
Developpement durable, quoi...
Quand je revois ces extraits de comptes, je me dis que c'est incroyable tout ce qu'on claque comme fric en truc complètement inutile :
- 9,90 achat mister cash Photo All.... Ca c'est une cartouche d'encre...
- 53 euros achat mister cash Ici Paris XL... Ca c'est le cadeau de noël de la grande blonde, j'espère qu'elle écoute pas l'emission...
- 18 euros, achat mister cash Pharmacie Liberty, ça c'était quand la cadette à eu sa gastro...
- 15 euros, abonnement "I Screw my First...." Ca c'est une erreur.

Ca fait dix jour que j'ai un de ces mal de ventre.
- Tous les documents comptables relatifs à votre activité professionnelle
Il faut que je classe tous mes tickets d'essence, et je ne met pas la main sur ceux de 2004...
Il faut que je trouve quelqu'un à qui faire porter le chapeau...
Ma fille cadette, tiens, toujours à vider les tiroir....
Mes factures Mobistar - Freedom of Speech - mon oeil - Ca me coûte un pognon, mobistar...
Les entretiens de la voitures, la taxe régionale, l'assurance habitation, l'entretient de la chaudière, les factures de la crèche ONE...
Quand je fait le compte, je crois qu'en 2005 j'ai dépensé 7000 euros au Delhaize...
7000 euros, On bouffe comme des porcs, c'est pas possible !
Bon, ceci dit mon comptable m'a dit que je ne devais pas m'en faire.
Que normalement tout irait bien
Normalement....
Si vous saviez comme je déteste ce mot, jacques

12/13/2007

Chronique Le Soir - 11 -12 - 07

Lagaffe mérite des baffes

Bon, ce qui est certain avec cette histoire de "radio 1000 colline", c'est qu'Yves Leterme garde son maillot jaune de gaffeur de l'année, juste devant mon chat qui a encore trouvé le moyen de se coincer dans un tiroir de l'armoire à chaussette. Aujourd'hui, après cette comparaison aussi désagréable qu'un pet dans un ascenseur, après l'interview à Libération, après la "Marseillaise" du 21 Juillet, après ses menaces à peines voilées à l'égard des journalistes on pourrait se dire que ça y est, que c'est comme Léonard de Vinci qui vient de terminer la Joconde, que c'est comme Michel-Ange qui vient de terminer la Chapelle Sixtine : il a fait son chef d'oeuvre, ce qui suivra ce que seront que des oeuvres mineures. Mais ne désespérons pas, à l'égale des grand créateurs, il lui reste certainement des ressources et on le sent capable d'encore surprendre son publique : déclarera-t'il demain que la terre est plate et qu'il que les Régions doivent avoir la forme de quartier de tartes ? Mettra t'il aux arrêt les grands singes du zoo d'anvers parce qu'ils de s'intégrer en Flandre ? Avec les artistes de l'envergure d'un Leterme dont le talent ne semble connaître aucune limites, il faut pouvoir s'attendre à tout.
Ceci-dit, un gaffeur, c'est plutôt sympathique. Un gaffeur, ça a un côté poète, ça a un côté bohème, ça a un côté "je réfléchis tellement que la réalité m'échappe". Normalement tout le monde aime les gaffeurs, simplement parce qu'il n'y a rien de plus humains qu'un gaffeur. Simplement parce qu'un gaffeur, ça aura toujours cette bonne odeur de liberté. De la même façon, il n'y a rien de plus inquiétant que la maîtrise absolue simplement parce que ça donne un genre constipé. D'ailleurs, à choisir entre un week-end avec Gaston Lagaffe et Justine Hennin, je n'hésite pas un instant.
Mais les gaffes de Leterme n'ont rien à voire avec les gaffes de Gaston. On voit mal le grand paresseux en espadrille répéter une blagues sur les noirs en disant que même s'il n'est pas raciste, c'est quand même la meilleur de la journée. On voit mal Gaston hurler sur Mademoiselle Jeanne pour essayer de lui faire porter le chapeau de l'incendie du Bureau.
Hélas pour nous, la qualité de la gaffe n'est pas la seule différence entre Gaston et Yves : quand Gaston inonde la rédaction, il se contente de dire "m'enfin". Quand c'est Yves qui dérape, c'est comme quand Jean-Claude Vandamme fait un rot à "Nulle Part Ailleurs" : il dit "c'est pas moi, c'est lui". Et ça, non seulement ça fait faux-cul, mais en plus ça fait rapporteur, et les rapporteurs, à l'inverse des gaffeurs, personne n'aime ça.
Cependant, la différence ultime entre Gaston et Yves réside dans la chute du gag. A cause de Gaston, Monsieur De Mesmaeker ne signera jamais les contrats et ça fait rire tous le monde. A cause de Yves, il n'y a toujours pas de gouvernement et ça ne fait rire personne.
Peut être que c'est ça qui manque le plus à Yves Leterme : savoir faire rire.

12/10/2007

Semaine Infernale 25-11-06

Ca y est, je le sens, je deviens vieux
Je ne fais plus de sport
J’aime bien rester chez moi
Je regarde des trucs à TV5
Tous les matins, je prend soins de ma peau avec des crèmes antiride.
Je scrute mes cheveux pour voir s’ils deviennent gris.
Mon ventre se ramollis.
Le soucis le plus important de la journée concerne le repas du soir.
Pas trop de sel, et pas d’oignon… Je ne les digère plus.
Je fais les choses lentement
Je deviens prudent,
Je regarde à gauche et à droite quand je traverse la rue
Il ne faudrait pas que je me casse une hanche
Je deviens vieux.
J’ai prit rendez vous à la banque
Je pense à un plan d’épargne pension
Je suis repartis avec des dépliant plein de photo de retraités en train de rigoler en faisant du golf.
J’aimerais être comme eux
Ce n’est pas dans si longtemps
Je deviens vieux.
Je n’ai plus envie de la Lamborgini Contach,
C’est plus de mon âge…
Je prendrai plutôt un break
Pour acheter des fleures à la péppinière
Et il ne faut plus que je me couche trop tard
J’ai du mal à récupérer.
Vous voyez, les indices sont nombreux.
Mais s’il ne fallait garder qu’un seul indice
Ce serait que je n’aime plus les jeunes.
Cette fois, avec l’âge, j’ai compris
Les jeunes
Ce sont des cons.
La musique des jeunes ?
Une musique de con.
DJ truc et DJ machin, Diams, Lorie, Mpokora…
Tout ces chanteurs en plastique,
Formaté, normalisé, récupérer, emballé, pesé, vendu pour 99 cent en téléchargements sur internet pour remplir des lecteurs mp3 aussi cher qu’un minimex,
1 euros la sonnerie pour votre gsm
1 euros le fond d’écran
Personnalisation mon œil
Les jeunes sont des moutons
Je deviens vieux et je râle tout le temps.
J’aime pas les jeunes
Et leur films de jeune là…
Leur « Too fast too furious », leur « Bad Boys I, II, III », leur « Luc Besson présente » Taxi Yamakazi youpi
Toujours plus mauvais
Des films de cons
Avec des acteurs cons
Des valeurs connes
Des morales super connes
Le fric, la performance, la « cool attitude », le look, les filles siliconnées à seize ans pour plaire à des crétins en bagnole tunnée spoiler jante larges peintes en mauves effet néons sous le bas de caisse.
J’aime pas les jeunes
J’aime pas leur vêtements,
Leur trucs informes, leur pantalons qui leur pendent entre les jambes, leur piercing, leur sale mine, leur sale peau, leur rébellions à trois sous qui se termine immanquablement devant la console ou le PC pour un « tchat entre pote » ou pour dire des conneries sur leur Skyblog « ahh ouais, trop grave la soirée chez Jean-Mi ».
Les Skyblog regardez en cinq au hasard une grosse fille gothique dépressive, un jeune scoute qui collectionne les couteaux, un dragueur en training lycra pose à côté de sa mobylette
voilà le meilleur des contraceptifs.
A vous dégouter des jeunes
Et la télé des jeunes.
Vous avez déjà regardé la télé avec un jeune ?
La star ac’, la « nouvelle star », mcm, pimpe my ride, Jackass et Cauet, cet infecte Dieu des jeunes régnant sur sa cour comme un porc règne sur les porcelets…
Enfin, les porcs ne ricannent pas bêtement tout le temps.
Alors que Cauet
La fange cathodique…
Les jeunes, ils se vautre dedans.
Je deviens vieux, je deviens ringard, je ne comprend plus rien
je n’aime pas les jeunes
Avant le sexe, c’était… Toute une histoire… On se regardait, on se souriait, on s’invitait, on fleurtait un peu et puis, le cœur battant, on se donnais rendez vous un week end où les parents n’était pas là.
Aujourd’hui, le sexe… Ca me fait peur le sexe des jeunes…
Nous avions les pages lingeries du catalogue La Redoute
A quatorze ans ils baillent devant le site « german hardcore teenager »
Le romantisme se limite à un sms et une tournante improvisée dans une cage d’escalier
J’aime pas les jeunes
J’aime pas leur façon de parler
« Ouais, le keuf l’était trop vénere quand l’a vu ma meuf »
ils sont comme ça les jeunes,
Mais c’est pas ça le pire
Le pire c’est quand il font de la politique.
L’autre matin, Mhedi Kelfat a été sur le site de La Plaine pour comprendre la mobilisation des étudiants…
Alors qu’il interroge des jeunes filles un étudiant s’approche
- « je venais voir ce qu’un journaliste de la rtbf essayait de leur soutirer comme information »
- Je ne soutire pas de l’information
- « on sait comment fonctionnent les journaliste, c’est bon… »
- Pourquoi cette méfiance ?
- « On ne se méfie pas, on sait ! »
- Qu’est ce que vous savez ?
- « Y suffit de lire les articles ! »
- Tout a l’heure un cameramen s’est fait agresser, c’est normal ?
L’ étudiant, rigolant :
- « Ah ouais, ça c’est normal, heuuu la schizophrénie c’est la forme de folie qui est encouragée, aujourd’hui, vous devez sourire à votre petit chef et puis vous en plaindre. La lutte c’est pas ça. Il faut être sincère »
- Mais c’est pas une raison pour agresser un caméraman !
- « Les grèves de 60-61, y ‘avais des morts »
J’aime pas les jeunes.
Vraiment pas..
Quoi ? Pardon ?
Ferdinant Piech, l’homme fort de chez VW à 66 ans…
Ah bon
Et Martin Winterkorn à 60 ans…
En faite j’aime pas les vieux non plus

12/06/2007

Chronique Le Soir - 06 -12 - 07

La Nuit des Césars




Au début du siècle passé, Georges Polti, un auteur français à tenté de déterminer quelles étaient les situations dramatiques revenant de manières récurantes dans toutes les histoires, que celles-ci soient bonnes ou mauvaises. Après un long travail de recherche et des nuits passées à débroussailler l'histoire de la littérature et du théâtre (celle du cinéma était encore à écrire), ce brave Georges finit par en isoler trente six. Trente six situations dramatiques, pas une de plus, pas une de moins. Parmi les plus évidentes : "sauver" (un personnage se propose pour en sauver un ou plusieurs autres). "Posséder" (un désir de possession rencontre des obstacles). "Conquérir" ou "Obtenir" (un personnage essaye de s'emparer d'un bien précieux). "Haïr" (un personnage voue une haine profonde à un autre personnage). "Rivaliser" (un personnage veut atteindre la situation enviable d'un proche).
C'est fou comme cette histoire de gouvernement impossible fait finalement penser, à défaut d'autre chose, à un scénario "bankable". Tout y est dès le onze juin : des personnages forts et hauts en couleur et un contexte chargé d'un lourd passé que les années ne parviennent pas à effacer. Dès le départ, les enjeux se croisent, se mêlent et se superpose : certains veulent "posséder", d'autres "conquérir", d'autres "sauver". Certains "rivalise", d'autre "haïssent"....
Au milieu de cette saga, où les critiques pourraient voir les éléments d'un soap, ceux d'une satyre, d'un polar, d'une romance et parfois même de l'héroïque-fantasy, d'autres grands axes dramatiques de la typologie de Polti apparaissent : la situation numéro 29 (aimer l'ennemi), la 24 (rivaliser à armes inégales), la 32 (la jalousie) et surtout la situation dramatique numéro 11 qui semble bien être la trame principale, le "pitch" comme disent les professionnels : "résoudre une énigme".
Finalement, on dira ce qu'on veut, mais cette crise si on la voyais de loin, ce serait un peu l'Illiade et l'Odysée, sans sa mer bien entendu mais avec, d'une certaine manière son Olympe : une histoire cruelle, violente, dramatique mais parfois drôle. Une histoire d'où se détache les grands caractères humains que sont le courage (rarement) et la lâcheté (souvent). Finalement, on dira ce qu'on veut, mais tout ça, ça fait quand même une bonne histoire.
Alors pour une fois, soyons optimiste : cette histoire, elle n'est pas prête d'être finie.

12/04/2007

Les Bureaux du Pouvoir / Guy Verhofstadt

Cher Monsieur Verhofstadt
Monsieur le Premier ministre
C’est vous le chef, c’est vous le premier, le numéro un. Evidemment, le tout est de savoir le chef de quoi, car finalement, on est un peu tous chef de quelque chose. Par exemple, moi, je suis le chef de mon chat, quoique je le soupçonne de ne m’écouter que rarement.
Vous, vous êtes le chef de la Belgique… Mais pas vraiment, la Belgique est trop compliquée pour avoir un chef. Vous êtes le chef du gouvernement… Enfin, pour être vraiment exact, vous êtes le chef de la coalition. Et être chef de la coalition, c’est peut-être comme être chef de mon chat : on est jamais très sure de ce qui se passe quand on est pas là et même quand on est là, on se demande parfois s’il ne fait pas semblant d’écouter, quand ça l’arrange, quand il a faim et que le jour où ça ne l’arrangera plus, hé bien il ira voir ailleurs. Ils sont comme ça les chats, comme les coalitions, parfois ça ronronne, parfois ça griffe et parfois ça disparaît.
Parfois on se dit que pour vous, grand mâle dominant, un chat, ça ne lui va pas. Il vous aurait fallu un autre pays. Sans cette Wallonie éternellement socialiste et sans cette Flandre éternellement Chrétienne. Sans ces histoires de langues, que vous tentez de gérer comme on s’arrange dans une famille recomposée, sans pouvoir montrer ses préférences, sous peine que ça fasse « encore des histoires ». Mais voilà, être né quelque part, pour celui qui est né, c’est toujours un hasard et vous, c’est Termonde, son Escaut, sa Dendre et son Beffroi. Alors vous avez gravit les échelons que vous pouviez gravirent, avec votre appétit d’ogre, avec votre sourire de gamin qui reçoit un nouveau vélo, avec votre mèche d’amateur d’art, avec vos dents à la Béatrice Dalle, avec ces yeux translucides d’un bleu résolument plus claire que celui du VLD, vous avez joué des coudes et vous êtes monté sur le ring. Et là, ça a commencé à faire mal : vous avez distribué les coups, parfois sous la ceinture et vous en avez reçu aussi des directes… du gauche, une grande défaite suivie d’une grande victoire.
Et aujourd’hui ? Ca doit être effrayant pour un homme de pouvoir de savoir qu’il ne pourra pas aller plus haut. Vous avez l’air préoccupé, le syndrome du champion du monde qui vit dans l’attente qu’on lui vole son record. Ca vous pèse un peu, cette échéance du 10, vous ne galopez plus dans le grand escalier du 16 comme au printemps de votre gloire. Vous semblez plutôt l’escalader, en vous tenant à la rampe comme on se tient à une de ces cordes d’alpiniste qui s’allonge un peu en cas de chute.
Mais avec votre amour de la cuisine italienne, de celles qui mijote longuement avec des piments et qui vous ébouillant, on vous sent près à tout, même à souffrir encore.

12/01/2007

Les Bureaux du Pouvoir / Yves Leterme

Cher Yves Leterme,

Depuis quelques mois, on ne parle plus que de vous. Des interviews controversées, des succès électoraux, un livre d’entretiens publié dans les deux langues… Ca nous a donné, à nous francophones, l’occasion de vous découvrir. Vous êtes fascinant. Vous êtes, sans aucuns doutes, quelque chose de nouveau en politique. Vous avez l’air… plus fort et plus résistant que ce que nous connaissions. Vous êtes plus élégant et plus sexy aussi que la plupart de nos politiciens francophones. Vos cheveux poivre et sel à la coupe à la fois stricte et décontracté, votre sourire, votre regard plein d’assurance, cet énergie toute germanique, ce sens du leadership, cette ambition confiante…
Vous avez tout ça tout en parvenant à vous passer de la raideur amidonnée de nombres de vos collègues : quelque chose dans vos rides d’expression comme dans vos sorties parfois polémique, me dit que vous avez le sens de la taquinerie. Vous êtes un peu comme le sale gamin du fond de la classe qui envois des boulettes de papier mâché sur la tête du professeur et, comme lui, quand vous atteignez votre but, c’est souvent , en faisant mine après coup de ne pas l’avoir fait exprès et que de toute façon, ce n’est pas si grave…
Au milieu de l’atmosphère délétère de la Belgique d’aujourd’hui vous pourriez apparaître comme le sauveur annoncé par la prophétie.
Mais quelle prophétie ? Et puis quelle sauveur ?
Malheureusement, on a l’impression que ces réponses-là, vous ne les avez pas encore. Vous hésitez, la Flandre ? la Belgique ? l’Europe ? Et cette hésitation fait parfois un peu peur car un pouvoir qui hésite, hé bien c’est un pays qui se ronge les ongles…
Mais bon… Pour les francophones vous êtes une énigme. Vous êtes un francophone, né parmi les francophones, mais que le destin à fait grandir loin de sa terre d’origine. Votre image, de ce côté de la frontière linguistique, est donc celle d’une inquiétante bizarrerie, elle est celle d’une sorte de mutation qui vous a rendu… Différent.
Quand on y réfléchit, vous avez beaucoup des caractéristiques du super héros. Vous êtes un peu Mowgli : un petit d’homme pour qui la vrais famille est celle de la forêt. Vous êtes un peu le jeune lord Greystook, devenu Tarzan en échouant loin de chez lui, protégeant son pays d’adoption avec une rage surhumaine, mais ne pouvant empêcher son cœur de battre pour une Jane sans qui la vie serait impossible.
Comme vous, le super héros, agace, fascine, suscite la crainte, l’admiration, la jalousie et parfois, les convoitises.
Comme vous, le super héros semble parfois déchiré entre le bien et le mal. Il y a du Bruce Wayne en vous, vous savez, ce play-boy qui devient Batman à la nuit tombée : projeté enfant dans le monde obscur des chauves-souris, il se sert aujourd’hui de leur puissance mystérieuse pour protéger Gotham City.
Il y a aussi du Peter Parker, le jeune mutant de Spiderman qui n’est plus tout à fait un homme ni complètement une araignée et découvrant la force qui est la sienne, manque de peu de passer « du côté obscure de la force ».
Finalement, vous êtes dans le même paradoxe que Superman qui peut être détruit par ce qui ce qui l’a rendu plus fort. Superman est rendu plus fort par l’explosion de krypton, n’avez-vous pas été rendu plus fort par l’explosion de la Volksunie. Superman peut être détruit par les morceaux de kryptonite. Et vous-même, vous le savez bien, vous devez être prudent avec les éclats parfois coupant de la NVA.
Cher Yves Leterme, c’est donc au super-héros qui est en vous que je m’adresse, pour l’avenir, souvenez vous de ces paroles : « un grand pouvoir implique de grandes responsabilités »