Enfermons les tous
Annemie Turtelboom, franchement, elle a quand même du sang froid. Alors que devant nous s'ouvrent les décennies les plus politiquement correcte depuis celles de l'Angleterre Victorienne, elle parvient à dire que : « Enfermer des enfants n’est à mon sens pas contraire à la Convention internationale des droits de l’Enfant et encore moins à la Convention européenne des droits de l’Homme et des libertés fondamentales ».
Lancer une phrase pareille alors que, plus que jamais, les enfants sont devenus les petits princes du monde occidentale, gâté jusque à l'os, bourré de céréale trop sucrée, de jouets hautement technologique et de visite chez le pédopsychiatre au premier vague à l'âme, il fallait non seulement du sang froid, mais il fallait des couilles.
Bon, c'est vrais qu'il y a deux catégories d'enfants. Il y a les enfants qui ont des papiers et ceux qui n'en n'ont pas et qu'Annemie parlait plutôt pour ces derniers. De ce point de vue, sa sortie est un peu moins révolutionnaire. Tous le monde sait qu'un enfant sans papier, finalement, ce n'est pas vraiment un enfants. Ca vaut un peu plus qu'un petit chien mais un peu moins qu'un humain. De tout de façon, peut importe, un enfant sans papier ça ne se traumatise pas, un enfant sans papier ça ne pleure pas, un enfant sans papier ça ne se gâte pas, un enfant sans papier ça ne s'emmène pas en excursion, un enfant sans papier, ça se garde au frais dans un centre fermé et ça se remballe si possible, là bas, au chaud, au soleil.
Ce qu'il faudrait, c'est qu'avec Annemie, on aille un peu plus loin. Que les adultes que nous sommes aie, comme la ministre en charge de la migration et de l'asile, le courage de leur opinions. Enfermons les enfants, tous les enfants, même ceux avec des papiers car, nous le savons bien, c'est petit anges, ce sont des petits monstres, en réfléchissants nous savons bien qu'il ne se passe pas une seule journée sans qu'ils ne se rendent coupable d'un forfait. Vol et rapine dans la maison, vandalisme, chantage, manipulations de toute sorte. Car en réfléchissant, si les enfants sans papiers ça coûte cher au contribuable, un enfant avec papiers, entre le stage de modelage, les jeux pour la PSP et le menu Happy Meal, ça coûte plus cher encore.
Enfermons les enfants et ça nous fera des économie le 6 décembre. Enfermons les enfants et ça fera des économie dans l'enseignement. Enfermons les enfants pour nous faire du temps libre et relancer l'économie des hôtels de charmes pour couples voulant "se retrouver". Enfermons les enfants et retrouvons notre qualité de vie !
En tout cas moi, ce week end j'emmène les miens à Vottem.
Et que personne ne vienne à prononcer le mot "amour".
Annémie et moi, nous savons bien qu'il ne s'agit que d'un terme de markéting.
4/24/2008
4/14/2008
Semaine Infernale 12-4-08
Non mais vraiment, mais qu'est ce que vous avez tous à le critiquer ce gouvernement.
Franchement, moi, ça m'énerve.
Et franchement moi, je l'aime bien, ce nouveau gouvernement...
Et puis, vous croyez peut être que ça a été facile pour eux ?
D'autant qu'il n'ont aucune formation pour ce genre de truc : par exemple Olivier Chastel... Hé bien, lui il est pharmacien.
Il parait même que c'est un bon pharmacien qui s'y connaît super bien en crème pour les mains, qu'il fait dix pour cent sur biotherme et qu'il peut écouter les vielles dames parler de leur perte blanches pendant des heures.
Alors, vous croyez vraiment que c'est facile pour lui d'être "secrétaire d'état chargé de préparer la présidence européenne de la Belgique".
D'accord, on ne sait pas vraiment en quoi ça consiste...
Et sans doute que lui non plus d'ailleurs
D'autant que ça ne ressemble quand même pas à de la pharmacie quand même.
Bon, un autre exemple, Frédérique Laloux...
Vous ne le connaissez pas Frédérique Laloux... C'est normal, c'est pas une star.
Disons que si c'était une scène dans Titanic vous avez Léonardo Di Caprio et Kate Winslet à l'avant du bateau et puis vous avez ce petit bonhomme qui crie "au secours" au milieus de 5000 autres petits bonhommes qui crie au secours...
Hé bien ça c'est Frédéric Laloux..
Bon, lui il est secrétaire d'Etat à la Lutte contre la Pauvreté.
Il voit la pauvreté, il dois lui péter la gueule
Je ne sais pas vraiment comment ça marche, peut être qu'on lui donne des cours : "Tu vois la pauvreté, alors tu lui attrape la gorge et puis tu l'attache sur une chaise avec des cordes et puis tu lui met des baffes dans sa gueule en lui criant de dessus : "espèce de sale pauvreté, t'as rien à faire ici t'as qu'a rester en Roumanie ou bien en Afrique parce qu'ici c'est un pays de riches".
Hé bien Frédéric Laloux qui doit lutter contre la pauvreté, lui il est agent immobilier.
Attentions, je ne dis pas que c'est contradictoire... Je dis juste qu'il va falloir qu'il y aie une remise à niveau... Une solide.
Bon tous les autres, niveau formation, c'est plus sérieux : à part Julie Fernandez Fernandez qui a fait la Communication et qui est Secrétaire d'Etat aux handicapés, ils ont tous fait droit ou économie...
Oui, oui, tous...
Même Marie Arena...
Comme quoi avec un peu de travail...
Donc un chouette gouvernement...
D'accord, c'est vrais qu'un pays gouverné par un pharmacien, un agent immobilier, des comptables et des avocats ça fait un peu syndic d'immeuble.
Du coup, un conseil des ministres au fédéral, ça à l'air d'une réunion de propriétaire qui chipotent pour le bruit de la porte de l'ascenseur où la couleur de la peinture des communs alors que la rue est bouclée à cause d'une alerte à la bombe.
C'est vrais que ça donne un peu envie de déménager
Enfin bon, ceci dit vraiment, moi je trouve que c'est un tout beau gouvernement, avec des gens courageux, prêt à apprendre, prêt à tout donner... Enfin pas tout tout...
Faut pas exagérer quand même...
C'est jamais qu'un gouvernement Belge...
Et être ministre la dedans, c'est un peu comme passer des vacances dans un de ces vieux hôtel construit en dépit du bon sens et qu'on va devoir abattre rapidement... Malgré le mauvaise état de l'endroit, on essaye malgré tout de passer un bon moment.
Etre ministre là dedans, c'est comme arriver un peu tard dans un restaurant de province, devoir se contenter de ce que les autres n'ont pas voulu et manger vite sous le regard du patron qui voudrait fermer.
Etre ministre là dedans, c'est comme devoir vider la maison de la grand mère qu'on vient de mettre dans un home... On emporte quelques objets de valeurs pour la brocante
et on met le reste au encombrants...
Franchement, moi, je les trouves courageux tous ces élus...
Oui d'accord, ils ne sont pas vraiment élu...
Faudrait quand même pas qu'on aie trop l'air d'une démocratie quand même sinon vu de l'extérieur, on risque de croire qu'une gestion aussi nulle c'est de la faute de la population..
Mais bon qu'ils sont courageux, c'est toujours ça
Et puis il y a des tous jeunes prêt à sacrifier leur plus belles années : le petit Charles Michel, le petit Melchior Watelet...
Mais ce ne sont encore presque que des enfants...
Moi, ça, dans ce gouvernement c'est le seul truc qui me rendent triste...
Ils sont si petit... Moi je trouve que des parents qui poussent leur enfants comme ça, c'est vraiment quelque chose de dégeulasse.
Leur voler leur enfance, leur trésor le plus précieux.
Obliger le petit Charles et le petit Melchior à supporter ces réunions interminables où l'on parle du survol d'une ville où ils ne vivent même pas en mangeant des sandwiches mou américains et de la spa plate tiède dans des verres avec des traces de doigts alors qu'à leur âge les jeunes préfère sans doute faire du kayak et coucher avec des grandes filles blondes.
Enfin, moi à leur âge, j'étais comme ça...Surtout point de vue grande filles blonde.
Les pauvres... Vous allez voir que ça va nous faire des pervers en grandissants. Ca c'est certains. Le genre fétichistes qu'on surprendra un jour déguisé en bébé au bras d'une prostituée roumaine dont ils auront exigé une "bonne correction".
Non, franchement, moi je l'aime bien ce gouvernement.
Courageux, créatif et qui crée de l'emplois...
En tout cas 7 secrétaires d'Etats, moi j'appelle ça de la création d'emplois. Et puis partis comme on est, on pourrais même en créer d'autre : secrétaire d'état aux gens qui tousse, secrétaire d'état aux gens qui ne comprennent rien à la mécanique, secrétaire d'état aux éjaculateurs précoces, secrétaire d'Etat de l'aide aux personne qui ne savent pas comment mettre leur canards wc dans la chasse d'eau, secrétaire d'état aux gens qui repasse les pantalons en faisant un pli sur le devant, secrétaire d'état aux jour où, après dissipations des brumes matinale, le temps restera couvert avec un risque de gelée aux sol. Secrétaire d'Etat aux gens qui ne trouve jamais de place quand il vont aux restaurant et que, du coup, il doivent aller au parking payant et que c'est un peu comme jeter 4 euros à la poubelle. Secrétaire d'Etat aux gens qui croient que SM ça veut dire Service Minimum. Secrétaire d'Etat aux gens qui oublie toujours de se couper les ongles des orteils. Et puis évidemment : secrétaire d'état aux secrétaires d'état...
Oui vraiment, si on me demandait mon avis, moi je dirais que je l'aime vraiment bien notre nouveau gouvernement.
Franchement, moi, ça m'énerve.
Et franchement moi, je l'aime bien, ce nouveau gouvernement...
Et puis, vous croyez peut être que ça a été facile pour eux ?
D'autant qu'il n'ont aucune formation pour ce genre de truc : par exemple Olivier Chastel... Hé bien, lui il est pharmacien.
Il parait même que c'est un bon pharmacien qui s'y connaît super bien en crème pour les mains, qu'il fait dix pour cent sur biotherme et qu'il peut écouter les vielles dames parler de leur perte blanches pendant des heures.
Alors, vous croyez vraiment que c'est facile pour lui d'être "secrétaire d'état chargé de préparer la présidence européenne de la Belgique".
D'accord, on ne sait pas vraiment en quoi ça consiste...
Et sans doute que lui non plus d'ailleurs
D'autant que ça ne ressemble quand même pas à de la pharmacie quand même.
Bon, un autre exemple, Frédérique Laloux...
Vous ne le connaissez pas Frédérique Laloux... C'est normal, c'est pas une star.
Disons que si c'était une scène dans Titanic vous avez Léonardo Di Caprio et Kate Winslet à l'avant du bateau et puis vous avez ce petit bonhomme qui crie "au secours" au milieus de 5000 autres petits bonhommes qui crie au secours...
Hé bien ça c'est Frédéric Laloux..
Bon, lui il est secrétaire d'Etat à la Lutte contre la Pauvreté.
Il voit la pauvreté, il dois lui péter la gueule
Je ne sais pas vraiment comment ça marche, peut être qu'on lui donne des cours : "Tu vois la pauvreté, alors tu lui attrape la gorge et puis tu l'attache sur une chaise avec des cordes et puis tu lui met des baffes dans sa gueule en lui criant de dessus : "espèce de sale pauvreté, t'as rien à faire ici t'as qu'a rester en Roumanie ou bien en Afrique parce qu'ici c'est un pays de riches".
Hé bien Frédéric Laloux qui doit lutter contre la pauvreté, lui il est agent immobilier.
Attentions, je ne dis pas que c'est contradictoire... Je dis juste qu'il va falloir qu'il y aie une remise à niveau... Une solide.
Bon tous les autres, niveau formation, c'est plus sérieux : à part Julie Fernandez Fernandez qui a fait la Communication et qui est Secrétaire d'Etat aux handicapés, ils ont tous fait droit ou économie...
Oui, oui, tous...
Même Marie Arena...
Comme quoi avec un peu de travail...
Donc un chouette gouvernement...
D'accord, c'est vrais qu'un pays gouverné par un pharmacien, un agent immobilier, des comptables et des avocats ça fait un peu syndic d'immeuble.
Du coup, un conseil des ministres au fédéral, ça à l'air d'une réunion de propriétaire qui chipotent pour le bruit de la porte de l'ascenseur où la couleur de la peinture des communs alors que la rue est bouclée à cause d'une alerte à la bombe.
C'est vrais que ça donne un peu envie de déménager
Enfin bon, ceci dit vraiment, moi je trouve que c'est un tout beau gouvernement, avec des gens courageux, prêt à apprendre, prêt à tout donner... Enfin pas tout tout...
Faut pas exagérer quand même...
C'est jamais qu'un gouvernement Belge...
Et être ministre la dedans, c'est un peu comme passer des vacances dans un de ces vieux hôtel construit en dépit du bon sens et qu'on va devoir abattre rapidement... Malgré le mauvaise état de l'endroit, on essaye malgré tout de passer un bon moment.
Etre ministre là dedans, c'est comme arriver un peu tard dans un restaurant de province, devoir se contenter de ce que les autres n'ont pas voulu et manger vite sous le regard du patron qui voudrait fermer.
Etre ministre là dedans, c'est comme devoir vider la maison de la grand mère qu'on vient de mettre dans un home... On emporte quelques objets de valeurs pour la brocante
et on met le reste au encombrants...
Franchement, moi, je les trouves courageux tous ces élus...
Oui d'accord, ils ne sont pas vraiment élu...
Faudrait quand même pas qu'on aie trop l'air d'une démocratie quand même sinon vu de l'extérieur, on risque de croire qu'une gestion aussi nulle c'est de la faute de la population..
Mais bon qu'ils sont courageux, c'est toujours ça
Et puis il y a des tous jeunes prêt à sacrifier leur plus belles années : le petit Charles Michel, le petit Melchior Watelet...
Mais ce ne sont encore presque que des enfants...
Moi, ça, dans ce gouvernement c'est le seul truc qui me rendent triste...
Ils sont si petit... Moi je trouve que des parents qui poussent leur enfants comme ça, c'est vraiment quelque chose de dégeulasse.
Leur voler leur enfance, leur trésor le plus précieux.
Obliger le petit Charles et le petit Melchior à supporter ces réunions interminables où l'on parle du survol d'une ville où ils ne vivent même pas en mangeant des sandwiches mou américains et de la spa plate tiède dans des verres avec des traces de doigts alors qu'à leur âge les jeunes préfère sans doute faire du kayak et coucher avec des grandes filles blondes.
Enfin, moi à leur âge, j'étais comme ça...Surtout point de vue grande filles blonde.
Les pauvres... Vous allez voir que ça va nous faire des pervers en grandissants. Ca c'est certains. Le genre fétichistes qu'on surprendra un jour déguisé en bébé au bras d'une prostituée roumaine dont ils auront exigé une "bonne correction".
Non, franchement, moi je l'aime bien ce gouvernement.
Courageux, créatif et qui crée de l'emplois...
En tout cas 7 secrétaires d'Etats, moi j'appelle ça de la création d'emplois. Et puis partis comme on est, on pourrais même en créer d'autre : secrétaire d'état aux gens qui tousse, secrétaire d'état aux gens qui ne comprennent rien à la mécanique, secrétaire d'état aux éjaculateurs précoces, secrétaire d'Etat de l'aide aux personne qui ne savent pas comment mettre leur canards wc dans la chasse d'eau, secrétaire d'état aux gens qui repasse les pantalons en faisant un pli sur le devant, secrétaire d'état aux jour où, après dissipations des brumes matinale, le temps restera couvert avec un risque de gelée aux sol. Secrétaire d'Etat aux gens qui ne trouve jamais de place quand il vont aux restaurant et que, du coup, il doivent aller au parking payant et que c'est un peu comme jeter 4 euros à la poubelle. Secrétaire d'Etat aux gens qui croient que SM ça veut dire Service Minimum. Secrétaire d'Etat aux gens qui oublie toujours de se couper les ongles des orteils. Et puis évidemment : secrétaire d'état aux secrétaires d'état...
Oui vraiment, si on me demandait mon avis, moi je dirais que je l'aime vraiment bien notre nouveau gouvernement.
4/11/2008
Le soir 9-4-08
L'Illumination
Parfois, poussé par un mystérieux élan masochiste d'inspiration néo-boudhique, je me demande de quoi je pourrais bien me débarrasser. Je m'étonne alors toujours de la longueur de la liste. Ma vie ne serait finalement pas très différente sans mon ordinateur, sans téléphone, sans télévision, sans radio, sans voiture, sans chaîne hi-fi. Elle ne serait pas très différente sans le frigo et tous ses habitants : fini le coca, les saucisses zwann, le fromage de hollande, la pizza surgelée, la boule de mozzarella et le pot de sauce chinoise. Fini mon micro-onde, mon sèche linge, mon lave linge, mon lave vaisselle, mon boiler, ma caftière, mon lecteur de dvd. De la même façon, un grand paquet de vêtements pourraient passer à la poubelle, je ne garderais que quelques trucs très chaudes, solide et imperméable pour la mauvaise saison.
Heureusement je ne vais jamais jusqu'au bout de l'idée. Au mieux je me contente de ranger mon bureau et de jeter les bics qui ne marchent plus. A la fin, en guise de happy end, je reste entouré de toute ces choses dont la présence , chaque jour m'apaise et me sécurise, un peu comme pourraient le faire de gentils petits totems. Je ne serai jamais en rupture d'avec le monde réel, je serai toujours en phase avec mon époque, bien intégré à ma civilisation.
Pour éviter que les gens comme moi ne se sentent tristes, les magiciens pervers du marketing me répètent chaque jour leur incantations pour me convaincre que ce bric et ce broc, je le vaux bien, et que je mérite de régner, tel un potentat gâté, sur mon petit royaume technologique.
C'est incroyable le marketing : vendre de l'inutile à des gens qui n'en n'ont pas les moyens.
Lundi matin, à la radio, Yves Leterme s'essayait à cet art difficile. Comment vendre un réforme de l'Etat à des gens qui s'en fichent. A l'écouter, une réforme permettrait un miracle économique, réduirait le nombre de tués sur les route, serait favorable au climat, créerait les conditions favorables à l'apparition de l'amour dans les rues et les maisons. Pendant un moment j'ai eu l'impression d'écouter un de ces marchands de potions miraculeuse qui parcourait le far west à bord de charettes bâchées. Leur jus amer fait d'herbe macérée, d'alcool à brûler et et de sucre de canne était censé faire danser les grabataire, améliorer les performance sexuelles, faire pousser les cheveux et débarrasser les chevaux de leur parasites.
Si on avait connu, à cette époque, les base du marketing et de la communication, leurs affaires auraient certainement été meilleurs
Souhaitons alors qu'Yves Leterme se mette rapidement à niveau sinon, il risque bien d'être trempé dans le goudron et les plumes pour être ensuite promené sur un rail de chemin de fer dans les rues de la ville.
Et ça ferait un peu mauvais genre.
Parfois, poussé par un mystérieux élan masochiste d'inspiration néo-boudhique, je me demande de quoi je pourrais bien me débarrasser. Je m'étonne alors toujours de la longueur de la liste. Ma vie ne serait finalement pas très différente sans mon ordinateur, sans téléphone, sans télévision, sans radio, sans voiture, sans chaîne hi-fi. Elle ne serait pas très différente sans le frigo et tous ses habitants : fini le coca, les saucisses zwann, le fromage de hollande, la pizza surgelée, la boule de mozzarella et le pot de sauce chinoise. Fini mon micro-onde, mon sèche linge, mon lave linge, mon lave vaisselle, mon boiler, ma caftière, mon lecteur de dvd. De la même façon, un grand paquet de vêtements pourraient passer à la poubelle, je ne garderais que quelques trucs très chaudes, solide et imperméable pour la mauvaise saison.
Heureusement je ne vais jamais jusqu'au bout de l'idée. Au mieux je me contente de ranger mon bureau et de jeter les bics qui ne marchent plus. A la fin, en guise de happy end, je reste entouré de toute ces choses dont la présence , chaque jour m'apaise et me sécurise, un peu comme pourraient le faire de gentils petits totems. Je ne serai jamais en rupture d'avec le monde réel, je serai toujours en phase avec mon époque, bien intégré à ma civilisation.
Pour éviter que les gens comme moi ne se sentent tristes, les magiciens pervers du marketing me répètent chaque jour leur incantations pour me convaincre que ce bric et ce broc, je le vaux bien, et que je mérite de régner, tel un potentat gâté, sur mon petit royaume technologique.
C'est incroyable le marketing : vendre de l'inutile à des gens qui n'en n'ont pas les moyens.
Lundi matin, à la radio, Yves Leterme s'essayait à cet art difficile. Comment vendre un réforme de l'Etat à des gens qui s'en fichent. A l'écouter, une réforme permettrait un miracle économique, réduirait le nombre de tués sur les route, serait favorable au climat, créerait les conditions favorables à l'apparition de l'amour dans les rues et les maisons. Pendant un moment j'ai eu l'impression d'écouter un de ces marchands de potions miraculeuse qui parcourait le far west à bord de charettes bâchées. Leur jus amer fait d'herbe macérée, d'alcool à brûler et et de sucre de canne était censé faire danser les grabataire, améliorer les performance sexuelles, faire pousser les cheveux et débarrasser les chevaux de leur parasites.
Si on avait connu, à cette époque, les base du marketing et de la communication, leurs affaires auraient certainement été meilleurs
Souhaitons alors qu'Yves Leterme se mette rapidement à niveau sinon, il risque bien d'être trempé dans le goudron et les plumes pour être ensuite promené sur un rail de chemin de fer dans les rues de la ville.
Et ça ferait un peu mauvais genre.
Le soir 2-4-08
Soyons créatif
Mais qu'est ce qu'on va bien pouvoir faire avec cette histoire de Jeux Olympique à Pékin ? Boycotte ou pas boycotte ? Un chose est sure, la probabilité pour que les autorités chinoise, en quelques mois, changent complètement leur point de vue et décide de libérer les moines et les manifestants qui doivent croupirent aujourd'hui au fonds d'obscures prisons, est très faible. Le Tibet est non seulement un des plus jolie pièce de leur Monopoly géopolitique, mais ce serait aussi un affreux exemple pour un pouvoir dont une des composante essentielle est de démontrer, année après année, que les changement qu'il est prêt à accepter c'est l'idée la plus sinistres du progrès : téléviseurs à écrans plats, téléphone portable, laptop et voiture pour tous le monde, liberté pour personne et certainement pas pour les "régions autonomes" comme la Mongolie-Intérieur, le Xinjian ou... le Tibet.
Pour certains le boycotte, où en tout cas sa menace, serait une l'arme idéale pour faire plier la Chine. Leur pourrir leur investissements, leur bousillier la campagne de pub, que leur stade reste vide, que les salle de presse n'accueille personne, que tous le monde regarde ailleurs.
Et l'argument des adversaire du boycotte est bien là, éviter que tous le monde regarde ailleurs. Profiter au contraire de la "vitrine" pour dénoncer la répression. Le raisonnement tiens la route, mais il a le défaut de faire le jeu des acteurs cyniques de ce qu'on appel vilainement "la planète business" et pour qui un client sera toujours un client, peu importe qu'il soit un tortionnaire ou un assassin.
Cette histoire de boycotte ou de non-boycotte à donc un petit côté quadrature du cercle, quelque soit l'option choisie, on aura l'impression de commettre une erreur.
Une solution pourrait cependant faire plaisir à tous le monde : que les jeux olympiques de Pékin aie bien lieux mais qu'ils soient nuls. Je veux dire vraiment nuls. Tellement ennuyeux que le spectateur préférerait aller lire un livre plutôt que de continuer à regarder. Pour y parvenir, ce serait très simple. Plutôt que d'envoyer leur meilleur athlètes, les fédérations n'enverrons que des citoyens moyens et non entraînés. Des vieux si possible. Et puis des gros aussi. Des pas motivés. Des gens qui n'auraient aucun esprit de compétition et qui se ficheraient de gagner.
Je vois d'ici un cent mètre avec sur la ligne de départ, ma grand mère, mon boulanger et mon marchand de journaux. Une minute quarante de course devant des gradins vide et des télé éteintes. Je vois d'ici la final de la gymnastique au sol avec pour plus belle figure un cumulet exécuté par un retraité des chemins de fer anglais.
En tous cas, si ça s'organise, je me porte volontaire pour l'épreuve de natation synchronisé, avec mon sens du rythme je suis certains de décourager le plus motivés des amateurs.
Mais qu'est ce qu'on va bien pouvoir faire avec cette histoire de Jeux Olympique à Pékin ? Boycotte ou pas boycotte ? Un chose est sure, la probabilité pour que les autorités chinoise, en quelques mois, changent complètement leur point de vue et décide de libérer les moines et les manifestants qui doivent croupirent aujourd'hui au fonds d'obscures prisons, est très faible. Le Tibet est non seulement un des plus jolie pièce de leur Monopoly géopolitique, mais ce serait aussi un affreux exemple pour un pouvoir dont une des composante essentielle est de démontrer, année après année, que les changement qu'il est prêt à accepter c'est l'idée la plus sinistres du progrès : téléviseurs à écrans plats, téléphone portable, laptop et voiture pour tous le monde, liberté pour personne et certainement pas pour les "régions autonomes" comme la Mongolie-Intérieur, le Xinjian ou... le Tibet.
Pour certains le boycotte, où en tout cas sa menace, serait une l'arme idéale pour faire plier la Chine. Leur pourrir leur investissements, leur bousillier la campagne de pub, que leur stade reste vide, que les salle de presse n'accueille personne, que tous le monde regarde ailleurs.
Et l'argument des adversaire du boycotte est bien là, éviter que tous le monde regarde ailleurs. Profiter au contraire de la "vitrine" pour dénoncer la répression. Le raisonnement tiens la route, mais il a le défaut de faire le jeu des acteurs cyniques de ce qu'on appel vilainement "la planète business" et pour qui un client sera toujours un client, peu importe qu'il soit un tortionnaire ou un assassin.
Cette histoire de boycotte ou de non-boycotte à donc un petit côté quadrature du cercle, quelque soit l'option choisie, on aura l'impression de commettre une erreur.
Une solution pourrait cependant faire plaisir à tous le monde : que les jeux olympiques de Pékin aie bien lieux mais qu'ils soient nuls. Je veux dire vraiment nuls. Tellement ennuyeux que le spectateur préférerait aller lire un livre plutôt que de continuer à regarder. Pour y parvenir, ce serait très simple. Plutôt que d'envoyer leur meilleur athlètes, les fédérations n'enverrons que des citoyens moyens et non entraînés. Des vieux si possible. Et puis des gros aussi. Des pas motivés. Des gens qui n'auraient aucun esprit de compétition et qui se ficheraient de gagner.
Je vois d'ici un cent mètre avec sur la ligne de départ, ma grand mère, mon boulanger et mon marchand de journaux. Une minute quarante de course devant des gradins vide et des télé éteintes. Je vois d'ici la final de la gymnastique au sol avec pour plus belle figure un cumulet exécuté par un retraité des chemins de fer anglais.
En tous cas, si ça s'organise, je me porte volontaire pour l'épreuve de natation synchronisé, avec mon sens du rythme je suis certains de décourager le plus motivés des amateurs.
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