11/22/2008

Pour ceux que ça intéresse : du 12-12-08 au 27-12-08


La semaine infernale 6-11-08

Wouaw.…
Obama...
Obama...
O-ba-ma !
Un noir à la maison blanche...
y’a de quoi être grisé
(ça c’est un jeu de mot de mon copain Hervé leTellier)
Mais c’est vrais...
Djeuuu.
Obama !
Il y a encore une semaine, je vous jure que je déprimais solide...
Rien n’allais bien, rien n’allais s’arranger, le monde était un cauchemar,
pas moyen de se réveiller... Famine, guerre, terrorisme, racisme, intégrisme, sadisme, esclavagisme, radicalisme, cynisme, despotisme, Nva, liste dedecker, elus carolos....
le monde c’était comme une flaque de dégeulis sur le bord du trottoirs,. Une flaque de dégeulis juste devant la petite voiture que vous avez garé et que vous êtes obligé de marcher dedans pour pouvoir monter et qu’une fois que c’est fait vous vous apercevez que ça démarre pas et que vous allez devoir redescendre,
et remarcher dedans
et puis marcher pour prendre le bus
et qu’avec l’odeur tout le monde vous détestera.
Le monde, c’était comme une montagne russe devenue complètement dingue et qui va de plus en plus vite,
en haut, en bas, en haut, en bas...
Et que vous commencez à vraiment ne pas vous sentir bien...
Dégeulis...
Oui...
Encore une fois...
Il y a encore une petite semaine de ça, vous m’auriez donné un corde, je me serais pendus...
Il n’y avait plus que ça à faire...
Ca flinguait au congo, ça initiait chez Karel De Gucht, des chinois se baladais dans les stades, Britneys Spears revenait d’entre les mortes...
C’était l’apocalypse, le monde vivait ses derniers heures :
pourris jusqu’à l’os par la dioxine, les nitrates, les phosphates, les cfc, le mercure, le cuivre, le FDF...
tout ça cuit à l’étuvé par la saturation des gaz à effet de serre.
Physiquement, je ne sais pas vous, mais moi je commençais à avoir des truc bizarre,
le matin en me regardant dans la glace, je me trouvais un petit air de thon rouge
Sans doute des allegries...
Mais quand même ça fait peur...
même protégé par Greenpeace, à chaque bruit de moteur diesel je croyais qu’on venais me pêcher...
Soit, bref, jusqu’à la semaine dernière, ça n’allais pas et puis...
Obama
Obama
Obama
J’ai pas lu le programme, mais rien qu’à voir la tête des gens dans le monde entier, j’ai compris que tout allais changer...
Obama
Ca y est, partout vont régner la paix et l’harmonie, le monde sera le jardin des télétubies, Kim Jong Il va distribuer des gauffre chaudes aux petit orphelins nord coréen, les afffreux terroristes vont abandonner le C4 et se mettre à la peinture sur soie, les gens seront tous sympas dans la rue, les jolies filles seront enfin d’accord de coucher avec des types moches pauvre et malade, en automne il va pleuvoirs des confettis violets biodégradable, les ourse blanc ne vont plus disapraitre, au contraire, il y en aura plein et il auront tous super envie de distribuer le courrier à la place des facteur qui du coup pourront mettre au point la première voiture 100% bio, mon chat ne vomiras plus à trois heure du matin, Jean Claude Vancauwenbergh se livrera à la justice et il sera condamné à travailler pendant dix huit ans sur le site de l’incinérateur de Pont au Loup, les centres fermés deviendront des écoles de trampoline, Fortis dira : «allez, stop, c’était une blague, quoi vous y avez vraiment cru ? Ce que vous êtes cons vous alors...», les épisodes de Melting Pot Café seront remplacé par une série de documentaire sur les tendances maillots brésilien à Copacabana, on se réveillera en sifflotant des petits aires joyeux, on s’endormira en se disant : «allez, vivement demain», chaque jour ce sera un peu la Love Parade !
O-BA-MA !
Attendez : j’entend quelque un qui me dit quoi...
Ah, il serait quand même pour la peine de mort..
ah...
Et puis il veut renforcer la chasse à l’immigration...
ah ah...
Et puis il sera pour la liberté de posseder des armes même des armes automatique...
ah ah ah..
Et puis il serait contre le mariage homosexuelle...
En fait, Obama, c’est un peu le MR...
Bon ben on va arrêter de rêver, alors...

La semaine infernale 23-10-08

Bon, ça y est, c’est la crise...
Ca faisait des semaines qu’Alain Debaisieux nous disait que ça allait arrivé et là, on y est...
La crise... La dépression... les enfants tout maigres dans la rue... Les interminables files de chômeurs sous la pluie de février pour une goutte de soupe populaire... Le choléra... Les sans abris loger par 300 dans les locaux insalubres des cpas... le suicide des cadres... Ca va être 1929, ça va être terrible, on ne se rend pas compte à quel point ça va être terrible... Les oiseaux vont mourir, il fera mauvais tout le temps, la rtbf sera réquisitionné pour servir de morgue, il y aura des manifestations, des violences policières, ce sera la monté en puissance des petit mafieux locaux... Comme pour les Etrusque, comme pour les Mayas, la fin d’une civilisation, dans 1500 ans on retrouvera quelques fossiles du côté de Knokk le Zout, Maurice Lippens recroquevillé dans la panique room d’une villa, on le mettra dans un musé et lors des visites le guide attirera l’attention sur le mauvais état des dents, signes évident d’un manque d’hygiène.
Bon alors dans ce genre de crise, même si ça ne sert à rien d’autre qu’a se faire un peu de bien, on est toujours à chercher des responsables. On veut des noms, on veut des punitions, des châtiments corporelles, on veut que tous les tradeurs du monde soit ramené ici, en Belgique, qu’on les traîne à Bruxelles, dans le stade Roi Baudouin, qu’on leur confisque leur ordi portable, leur Iphone, leur cartable en croco, qu’on soit tous dans les gradins et qu’on leur crie tous ensemble : «alors, on moins les malins maintenant, hein !» et puis qu’on les force à faire gratuitement des ménages chez tous les épargnants ruinés.
Ca ne servirait à rien. Mais ça ferait du bien.
Bon, dans ce genre de crise, il y a les responsables qu’on aime pas, parce qu’ils sont responsable mais il y en a aussi d’autre, qui ne responsable de rien, mais qu’on aime pas tout simplement parce qu’ils nous énerve.
Et moi, en ce moment, celui qui m’énerve le plus c’est ce grand con de «bon père de famille»
Le bon père de famille...
Le bon père de famille, je ne sais pas qui c’est, mais il m’énerve, c’est quelque chose de terrible.
Mais qui c’est ce type qui se croit parfait.
Le genre de type qui doit laver sa porte de garage Heurmann avec du fongicide tous les samedis.
Le genre de type qui mange deux légumes et deux fruits par jour et qui croit vraiment que ça évite d’avoir le cancer.
Le genre de type abonné à test achat et qui envoi des mots à la rédaction parce qu’une caissière ne lui a pas sourit.
Le genre de type qui laisse le petit sachet en plastique autour du petit sapin sent bon qu’il a mit dans sa voiture parce que c’est écrit sur le mode d’emplois.
Le bon père de famille....
Le genre de type qui se sert des gants en plastique des pompes à essence.
Le genre de type qui fait un détartrage par an.
Le genre de type qui écoute Supertramp pas trop fort quand il rend visite à son parrain le dimanche après midi.
Le genre de type qui est certains que les pouvoir publique nous cache des choses à propos de le pollution électromagnétique.
Le bon père de famille....
Le genre de type qui raconte à ses enfants que si on laisse une dents dans du coca pendant une nuit, le matin elle a disparu.
Le genre de type qui a une femme un peu moche qui lui cuisine souvent du choux fleur sauce blanche en lui disant que c’est diurétique.
Le genre de type qui pense que quand il y a une coulée de boue qui tue six cent personnes aux philippines c’est un bel exemple de sélection naturelle.
Le bon père de famille....
Le genre de type qui met des chaussette avec ses sandales et qui fait ses course en short au supermarché quand c’est les vacances.
Le genre de type qui croit vraiment que ça rend sourd.
Le genre de type, dans le tram, c’est celui qui reste toujours près de la porte parce qu’il à peur de rater son arrêt..
Le genre de type qui vous dit : «il s'appelle retour» quand il prêt son bic.
Le genre de type que si ça ne tenait qu’à lui, on ré-instaurerait la peine de mort sur la place publique.
Le genre de type qui est persuadé que les chips allègé sont vraiement plus léger.
Qui met des pneus neige dès le 30 septembre.
Qui estime que la taxe «récupel» relève du raquet.
Qui va au salon Batibow pour profiter des conditions spéciales sur les Set de tables.
Qui trouve qu’Olivier Maingain ose dire tout haut ce qu’il pense tout bas.
Qui pense qu’une bonne guerre ça serait pas mal pour relancer l’économie.
Le bon père de famille.…
Je l’aime pas.
Ca ne change rien à rien,
mais je ne l’aime pas...

Le soir 19-11-08

Mille sabors



Quand j’étais petit, les pirates c’étaient de chouettes et de terrifiantes images. C’était Robert Louis Stevenson et l’île au Trésor, un des plus formidable roman du monde écrit par celui qui disait, dans son «Essais sur l’art de la Fiction» : «toute histoires digne de ce nom doit vous arracher à vous même». Au delà de ce chef d’oeuvre, il y avait eu plein de film remplis à raz bord de sueurs, de sang, de rum ambré, de femmes faciles, de filles du gouverneur, de coup de canon, de drapeau avec une tête de mort dessus, de jambes de bois, d’oeil crevé, de grappin, d’abordage, de traître jeté au requins. Depuis «les boucaniers» que Cecile B. De Mille réalisa en 1938, le cinéma d’aventure n’a pas cessé d’abreuver nos imaginaires d’un tourbillon d’émotions tantôt héroïques quand il s’agissait de prendre possession, de nuit, en «stoemeling» d’un bateau ayant jeté l’ancre dans la rade et remplis juste à la gueule de poudre explosive, tantôt libidineuse quand la fille du gouverneur, encore elle, tombait à l’eau avec ses dentelles et ses fanfreluches et ressortait des vagues tropicales pour se sécher sur le sable blanc, nous jouant pour la première fois l’indémodable spectacle d’une «miss tee shirt mouillé».
Les pirates, j’ai toujours aimé ça. Tout le monde à toujours aimé ça. Grâce à ce crétin de Capitaine Crochet dans Peter Pan, grâce à la «Flibustière des Antilles» de Jacques Tourneur avec la torride Debra Paget (mais si, cette étonnante Nefertari dans les dix commandements», grâce à «Angélique Marquise des Anges» et au dos ensanglanté de Michel Mercier.
Même Pirates des Caraïbes, c’était bien. Il y avait de la folie, il y avait des coffres ensevelis remplis de Louis d’or et de diamants magique, il y avait des malédictions, des squelettes marchant dans la vase...
Parfois, la fiction, à travers ses rêves et son souffle rend notre monde un peu plus agréable à vivre.
Ce qui est alors terrible, c’est lorsque la réalité la rattrape, la brouille et comme un maudit signal, parasite sa poésie .
Des pirates somaliens armé aux M16 qui s'emparent d’un super tanker saoudiens. Un gros bateau moches remplis à raz bord de trois cent dix huit millions de litres de brut puant, collant et crasseux.
A l’horizon de cette histoire : pas une île déserte, pas de coffre au trésor, pas de héros buriné défiant le capitaine au sabre pour un combat singulier sur le «gaillard d’avant». Et à bord, pas la moindre fille du gouverneur.
Cette histoire c’est juste la réalité et très franchement, la réalité est quelque fois tellement mal écrite qu’on ne voudrais même pas en connaître la fin.
Alors, je vais couper les informations et je vais aller me louer «le cygne noir».
Pour vivre en bonne santé, on à tous besoin d’un rêve par jour.

Le soir 12-11-08

Remboursé !

J’avoue que j’étais assez impatient de voire les fameuse image du match qui à eu lieu au Saint Sepulcre en début de semaine. On en avait parlé à la radio, on en avait parlé dans les journaux et je n’attendait qu’une seule chose : rentrer chez moi, fouiller dans You Tube et trouver les images.
Hélas.
Quelle déception.
Quel vilain match.
Le niveau des combattant était tout simplement médiocre. Un style inexistant et sans grâce. Des déplacement gauches, lourdeau. Les hommes étaient aussi agiles que des huîtres un soir de Nouvel an. Pas un seul de ces garçons ne semblait maîtriser un temps soit peu le b-a ba du jeu de jambes, de l’esquive, de la garde... Un spectacle affligeant. Des coups maladroit portés à des endroits tout juste réglementaire, aucune imagination, aucune tactique, aucune stratégie... Le néant sportif.
Et puis, le choix des costumes... Mon Dieu... Des robes et des chapeaux, des tenues complètement inadaptée comme si tous ces gens était venus en Paix pour chanter des cantique. Et puis, comme si ça ne suffisait pas, certains des participants à la rencontres n’avait pas l’air du tout en condition. Certains étaient vraiment trop maigre, sans tenue, sans maintiens, sans halant. D’autre semblait simplement trop vieux, sans doute jeté dans la mêlée par un bookmaker cynique leur ayant promit un maigre pourcentage.
L’étalage de tant de misère ne fut pas un beau spectacle. Franchement, avec toute la publicité qu’on nous fait depuis des siècle sur l’enthousiasme dont sont animé les participants aux guerres de religions, on ne pouvais qu’être déçus, terriblement déçus.
Franchement, pour ceux qui on aimé Sonny Liston, Jack LaMotta, Sugar Ray Robison, Mohammed Ali, Joe Frazier, Georges Frazier ou Mike Tyson ou Oscar de la Hoya, n’allez pas voir ces éprouvantes images de vieillards cacochymes s’attaquant par derrière à coup de cierge.
Franchement attendez le 16 novembre et débrouillez vous pour voir le match entre Randy Couture et Brock Lesnar dans l’octogone de l’Ultimate Fighting Championship, voilà un spectacle qui devrait tenir ses promesses.
Franchement, le spectacle du Saint Sépulcre, encore moins classe que la baraque à catch de la foire du midi, me donne la conviction que si Dieu existait, il pourrait prétendre au titre d’organisateur le moins éclairé au monde.
De manager incapable de prendre soins de ses équipes.
Et très certainement d’entraîneur cynique.
La honte de la profession.

Le soir 28-10-08

Voyage au centre de la terre



Voyage au centre de la terre, c’est certainement un des meilleurs livre de Jules Verne. De la belle aventure, de l’exotisme, du mystère, du suspens, des volcans endormis, des champignons géants, des gouffres infinis, des civilisations disparue et des animaux préhistoriques.
Vers la fin des années 50, Hollywood proposa une adaptation assez efficace dans le genre, sans un gramme d’image de synthèse, avec plein de mousse, de caoutchouc et de bois dont le charme me touche jusqu’à aujourd’hui.
C’est étrange mais depuis un mois, depuis que toute les télés, que toute les radios et que tous les journaux du monde nous fond le rapport de l'irrésistible chute des bourses, les images de Jules Verne me reviennent en mémoire.
Y’a t’il un fond ? A regarder s’éloigner de nous les indices du CAC 40, du Bel 20, du Nasdaq ou du Nikkei, pareilles à de petit cailloux que l’on aurait jeté au fond d’un puits pour en connaître la profondeur, Je ne peut pas m’empêcher de me poser cette question. La raison me pousse à le croire. A force de perdre des pour-cent à pleines brouettes, à force de descendre quatre à quatre les étages des valeurs, il va bien falloir, à un moment qu’on touche le touche, ce fond, cette cave sombre et humide.
A moins que ce soit comme chez Jules Verne et qu’il n’y aie pas de fond.
Qu’il n’y aie qu’un centre.
Et que comme chez Jules Verne, en ce centre vivent des choses qu’on croyait avoir disparus, des dinosaures que l’on croyait fossilisé, les monstres que l’on croyait appartenir à l’histoire ancienne.
Evidemment, ces monstres ne s'appelleront pas tyrannosaures, diplodocus ou Iguanodon mais ils ne seront pas moins effrayant.
Nationalisme, Radicalisme, Misère, Insécurité, Guerre...
A bien y réfléchir, je me demande si je ne préférerait pas quelques lézards géants dans mon jardin.
Un lézard, même géant, même avec des grandes dents, ça a au moins le mérites d’être claire.
Une récessions, par contre, c’est gris et flous comme un nuage de CO, on ne sait ni vraiment quand ça commence ni quand ça fini.
Dans le romans de Jules Verne, les héros finissent par s’en sortir en construisant un radeau navigant sur «une pâte de lave, un agrégat de roche» et en étant rejeté par une «poussée éruptive» dans la cheminée d’un volcan.
Peut être, que pour sortir du trou, c’est de ça que nous auront besoin : un radeau.
Et une fois qu’il aura été construit, il n’y aura plus qu’à attendre l’éruption.

Le soir 22-10-08

Proposition Indécente



L’autre jour, c’était un jour comme beaucoup d’autre : j’avais passé la journée à faire un tas de choses et, à partir de 22h00, j’avais été sur internet pour chercher des informations sur cette crise financière aussi impalpable, invisible et menaçante que les ondes wifi qui circulent dans mon appartement et qui assure à mes enfants un futur cancer du cerveau.
J’en étais là à ne pas savoir comment interpréter la reprise de 17% de Fortis, la légère baisse de Dexia, la mauvaise position d’ING, la crampe d’Ethias... J’en étais là à me demander s’il fallait me réjouir que l’indice «Bel 20 repasse la barre des 2100 points», ce que ça signifiait par rapport à hier, par rapport à aujourd’hui, par rapport à demain, par rapport aux croquettes de mon chat, par rapport à ma fille en première maternelle pour laquelle une gaufre au chocolat et un cécémel est la plus grande des richesse, par rapport à mon autre fille en deuxième primaire pour laquelle une maison schtroumfe ne s’échangerait pas contre toutes les actions du monde, même celle avec effet de levier. Je me demandais ce que cette bouillie de chiffres pouvait bien signifier par rapport à mes vacances d’été, à mon envie de m’acheter un Ipod et un écran LCD pour le salon. J’en étais là à n’avoir aucune réponse à aucune de ces question quand une publicité a attiré mon attention : «qui sont les Belges les plus sexy ?».
Quelque chose en moi s’était dit «Ouah !» et j’avais été voire.
C’était un de ces truc où il fallait voter : d’un côté on votait pour les filles, de l’autre pour les garçon. Passé la déception terriblement égocentrique de constater que je n’étais pas retenus, je dois avouer avoir voté... Je ne sais pas comment ça se fait, mais j’ai voté... Une seconde avant je pensais à la crise, à la ruine, à la misère, à la faim, à envoyer mon amoureuse sur le trottoir pour pouvoir nous acheter quelque tranches de pain noir et la seconde d’après, heureux et innocent, je votais pour la Belge la plus sexy.
J’ai coché Cécile de France.
Cécile de France, j’aime vraiment bien.
Après ça, il s’est passé un drôle de truc.
J’ai été sur la page où l’on pouvait voter pour les garçons.
Ca m’a fait le même effet que devant le graphe de l’évolution du cours d’Agfa-Gévaerts, c’était étrange, mystérieux, à part Jérémy Rénier que j’ai vu dans un film et Béa Diallo qui travail à la commune, je connaissait personne...
J’ai voté pour Diallo.
Je ne sais pas du tout pourquoi.
Peut être parce qu’un jour ma fiancée m’a dit que j’aurais faire carrière dans la boxe.
Peut être parce que je suis plus proche du type brun frisé que du blonde platine.
Je ne sais pas.
Toujours est-il qu’à 23h15, je n’avais toujours rien compris à la finance.
Que quelques sombres instincts de nature purement sexuelles m’avait détourné de la raison, qu’il fallait que je me l’avoue, j’étais faible et misérable : une tentation et zou ! Je cédais.
Sans résistance.
Et puis, quand je fut sur le point de m’endormir je me suis demandé si, au fond, la clé n’était pas là. Si la finance ne ressemblais pas à ça. A de la tentation.
Et à de la faiblesse.
Que peut être, tous ces financiers penaud et moi, on était pareille, finalement : une tentation et zou !
Sans résistance.

Le soir 14-10-08

La Paix des uns, le silence des autres



Le Prix Nobel de la Paix, c’est la grande classe. Un million d’euros à la personnalité «ayant le plus ou le mieux contribué au rapprochement des peuples, à la suppression ou a la réduction des armées permanentes, à la réunion et à la propagation des progrès pour la paix».
Le Prix Nobel de la Paix, ça lui est arrivé d’être bien, c’est à dire d’emmerder certains en allumant, un instant, la lumière dans des petites chambres que l’on préférerait voire toujours obscures : les petites chambres où l’on torture, les petites chambres où l’on bâillonne, les petites chambres où l’on abuse, les petites chambres où l’on intimides où bien les petites chambres où l’on exécute. Quand c’est pour Chirine Ebadie, la première juge en Iran et défendant dans ce pays le droit de femmes, le Prix Nobel de la Paix est beau et juste. Même chose quand c’est Wangari Muta Maathi ou Aung San Suu Kyi : on récompense alors l’audace de se lever contre l’injustice et le risque véritable que cela représente, on récompense des sacrifices inimaginables, motivés par le désir d’améliorer la condition humaine.
Et puis quand c’est à MSF ou au Giec, on s’incline...
Rien à dire.
Et, parfois, le Prix Nobel de la Paix, on a l’impression qu’il n’a pas tout compris : Jimmy Carter ? Pas vraiment un sale bonhomme mais on le retrouve quand même derrière l’entraînement des moudjahidin afghans dont les Talibans sont les héritiers. Henri Kissinger ? Son ombre inquiétante assombris l’histoire du Chili ou du Viet-Nam. Et puis, très franchement, j’aurais préféré un Ghandi à un El-Sadate ou un dissident Chinois à un Arafat ou un Peres.
Et puis, parfois, le Prix Nobel de la Paix, ça ressemble à un coup dans l’eau : Marti Ahtisaari, ce fonctionnaire finlandais de talent, c’est certainement un chouette type. Un type qui a mouillé sa chemisette en Bosnie-Hérzégovine ou bien en Afrique... Mais avec lui, le Prix Nobel, ça fait plus «Prix du Bon Elève». Hu Jia, depuis sa prison chinoise, n’a fait aucun commentaire. Pas plus que Gao Zhisheng, dont la voix à du mal à porter depuis sa «prison secrète». La militante des droits tchétchène Lidia Ioussoupova n’a rien dit, pas plus que Svetlana Gannushikina.
Par contre, les réactions face à la «défaite» d’Ingrid Bétancourt furent nombreuses. «La Fédération internationale des Comités Ingrid Bétancourt» s’est dite «très déçue».
Je ne sais pas si cette déception et son expression me donne envie de pleurer ou de casser quelque chose. Sans doute les deux à la fois.
Une certitude cependant, bien que ma connaissance de la doctrine Chrétienne soit à peu près aussi épaisse qu’un autocollant Stroumphe, cette déception à l’odeur d’une belle soupe de pêchers capitaux : j’y vois flotter la gourmandise, la colère, l’envie et surtout, l'orgueil.

Le soir 7-10-08

American Psycho




Ca y est, c’est la fin.
Les JT, les JP, les télés, les conseils des ministres, les réunions nocturnes des membres des conseils d’administrations, les ministres, les conseillers, les analystes, les financiers, disent tous plus ou moins la même chose, avec plus ou moins de nuances.
C’est la fin et ça va faire mal.
Jusqu’à présent, pour la plupart des gens, cette histoire de crise, ça avait plutôt l’air d’une sorte de vue de l’esprit. On en parlait et y on s’y intéressait comme on parle et comme on fait attention au découverte concernant l'atmosphère de Vénus : elle peut bien être composée de souffre et d’acide sulfurique, on s’en fiche un peu.
Et puis maintenant, cette histoire de crise, ça a changé. Comme si on nous annonçait qu’il allait falloir y vivre sur Vénus, et s’y habituer au souffre et à l’acide sulfurique.
En réalité c’est encore pire que si on nous annonçait ça.
Le souffre et l’acide sulfurique, on pourrais s’y préparer, se construire des scaphandre, s’attendre a avoir les yeux qui pique et la gorge en feu.
La «crise», le «krach», la «récession», ça sonne 1929, les seules références que l’on aie c’est «on achève bien les chevaux», «les raisins de la colères», les «lumières de la villes» et les photographie de Dorothea Lange. De la misère en noire en blanc, des orphelins en guenilles grouillant dans des rue sales, des millions de chômeurs blafards, de la violence au quotidiens.
Mais la crise, aujourd’hui, ça va être comment, en couleur et en vraie ? La misère au temps d’internet et de la 3G, j’ai l’impression qu’en vertu de la loi voulant qu’aujourd’hui on fait mieux et plus fort qu’hier, ça va être pire. Des dizaines d’années de luxe nous ont rendus fragiles et douillet. Les guerres sont aux antipodes, la misère est contenue et soignée, la faim est une bête curieuse. Alors, quand tout ça va arriver, la fin de tout, ça va nous faire quelle effet. Est-ce que ça va faire mal ? Combien de temps ? Qu’est ce qui va vraiment changer ? Est-ce qu’il y aura des tickets de rationnement ? Du marché noir ? Des confiscations ? De la censure ? Des couvres-feux ? Des réquisitions ? Ou bien, est-ce que ce sera plus doux, plus vicieux, une lente décrépitude sociale, une quart mondialisation détricottant les mailles fragiles de la sécurité sociale, du système scolaire.
Est-ce qu’il y aura des morts.
Est-ce qu’il y aura la guerre ?
Que vont devenir toutes ces têtes nucléaires entre les mains de pays sans espoirs ?
Et puis, est-ce qu’il y aura un après où bien le monde tel que le nous le connaissons est destiné à finir comme la civilisation Maya : recouvert de plantes grimpantes et redécouvert dans cent milles ans par les archéologues d’alors essayant de comprendre ce qui a bien pu précipiter la chute de ces bâtisseurs d’autoroutes
En tout cas, pour moi qui avait toujours rêvé de faire du saut à l’élastique, je vais être servis.
Je vais avoir mieux.
Et puis, ça au moins ce sera gratuit.