Souvent,
le soir,
quand les enfants dorment et que madame est encore au tire à l’arc...
je pense à toute ces vedettes, tous ces peoples, toutes ces stars qui après une courte période de gloire, sont retombée dans l’anonymat
qui se souvient d’Erik Estrada qui faisait Poncherello
qui se souvient de Gary Coleman qui faisait Arnold
qui se souvient de Todd Bridges qui faisait Willy
qui se souvient de Claudine Coster
de Ariane Latéguy
de Claudia Philips
de Linda de Souza
de Vincent Lorca
de Laetitia Gabrielli
Ces cohortes de chanteurs, d’acteurs, de présentateurs télé, d’humoristes... qui un jour sont arrivé chez eux et ont dit : «maman ! Ca y est ! Ma carrière est lancée»
Et qui aujourd’hui ont ouvert des cafés dans des petites villes de provinces,
ont monté des société de location de véhicules utilitaires,
se sont reconvertis dans l’ameublement d’intérieur
ou bien sont devenu des petits vieux en peignoir à la propreté douteuse et des petites vielles en tablier bleu pâle,
placée dans une institution à l’odeur de soupe et qui regardent d’un air surpris la ribambelle de comprimé à prendre dans l’ordre pour rafistoler leur mémoire défaillante...
Ca me fout un de ces cafard...
Et puis il y a ces carrières politiques tombées dans l’oubli...
Tous ces types qui se sont agité pendant des dizaines d’années pour un lopin de pouvoir...
Tous ces types qui se sont un peu compromis
tous ces types qui un peu menti
un peu trahi
un peu médit
un peu comploté
un peu calculé
serrer des milliers de mains
imprimer des milliers d’affiches
imaginé des slogans crétins
dépensé une énergie folle
et passé des nuit entières
à élaborer des stratégie aussi tordue que des strings oubliés au fond du séchoirs...
Pour un bête poste dans un bête bureau cossu très justement appeler le «cabinet»
Qui se souvient
de Henri Fayat, ministre
de Marcel Busiseau, ministre
de Alphonse Vranckx, ministre
de André Vlérinkx, ministre
de Michel Toussaint, ministre
de Pierre Falize, ministre
de Daniel Coens, ministre
Pierre Mainil, Firmin Aerts, Alfred Vreven, Louis Bril, Viviana Demeester, Elie Deworme, Andre Geens...
Qui se souvient d’eux...
La fin de carrière, le reclassement, l’extinction des feu, le retour à l’anonymat, il y en a qui accepte ça avec sagesse, ils savent qu’il n’y peuvent rien, qu’une génération chasse l’autre, qu’il est temps de faire un vrais métier utile qui rend les gens heureux comme
vendre des gaufres chaudes,
faire des pipes à 15 euros,
écrire des bande dessinées,
nettoyer des vitrines,
régler des moteurs,
élever des enfants,
faire cuire des croquettes...
Et puis, ils y ceux qui s’accrochent...
De toutes leur petites forces,
Avec leur petits au rebord de la fenêtre du pouvoir...
Qui se souvient d’André Flahaut ?
Tous le monde se souvient d’André Flahaut...
Ben ouais...
Comment oublier André Flahaut ?
André Flahaut, il est un peu comme ces petits enfants à problèmes qui font plein de conneries à l’écoles, juste pour qu’on s’occupe d’eux.
Ces enfants pas très soignés, pas très brillants qui passe leur récré à jeter des boulettes de terres mouillées contre les fenêtres et qui seraient incapable d’expliquer pourquoi.
Que ces conneries, Véronique, c’est un peu comme des appel à l’aide.
André Flahaut, lui, il y a trois jours, il est partis en Chine pour y rencontrer Wang Bang...
Mais non pas Gang Bang
Wang Bang...
Membre du bureau politique du comité centrale du Partis Communiste...
Et André Flahaut, en lui serrait chaleureusement la main à dit qu’il «attachait une grande importance à la coopération avec le Partis Communiste Chinois»….
Le Partis Communiste Chinois :
mmmm :
Entre 2005 et 2008, trente milles exécutions capitale.… Peut être un peu plus.…
Le partis communiste chinois :
mmmm
Et qui après envoi à la famille du condamné une facture de 8 euros pour «frais d’exécution» et qui vend les organes du cadavres...
mmmm
André Flahaut en Chine...
Non de Dieu Véronique, si ça c’est pas un appel à l’aide...
Vous savez avec ces enfants à problème, il paraît que ce qu’il faut faire c’est les serrer dans les bras, leur faire des petits bisous et leur dire qu’on les aime.
Allez, il ne reste plus qu’à trouver un volontaire pour s’y coller.
11/08/2009
La semaine Infernale 1-10-09
Hier soir...
Hier soir, j’étais seul chez moi...
Madame était au tir à l’arc...
Les enfant dormaient...
Le chat gris ivre de sheba et à moitié conscient pêtait sur son plaid...
Et moi, je faisait comme des millions de gens seul chez eux, le soir, je regardais des vidéos sur You Tube.
Des accidents de vélo, des chiens qui marchent sur les pattes avant, des bébés qui vomissent, des clips de Chris Brown,
Des milliards de gigas de conneries soigneusement collectée par les camescopes de milliards de type et de nanas désoeuvrés à usages d’autres milliards de types et de nanas désoeuvrés.
Et tout ce petit vortex de connerie et d’ennui, tous ces chiens, tous ces vélos, tous ce vomi de bébé et ce pauvre crétin de Chris Brown, après dix huit minutes, ça commençait à me foutre un de ces cafard...
Alors j’ai tout éteint...
Je me suis dit que pour une fois j’allais faire quelque chose de différents...
Je me suis mit sur le canapé, j’ai mit un peu de musique...
Jean Sebastien Bach...
Prelude et fugue...
Et j’ai fermé les yeux...
Je ne sais pas pourquoi, mais il n’a pas fallu dix seconde pour que je me mette à penser à penser cul...
Nom de Dieu, mais je suis malade ou quoi...
Toujours est il que j’ai repensé à ce billet que j’avais fait sur les flamandes...
Et je me suis dit que j’avais été injuste...
Les flamandes... Les flamandes... Ok... D’accord...
Mais là, les yeux fermés sur mon canapé, tout seul, chez moi, c’est pas aux flamandes que je me suis mit à penser...
Sur mon canapé, tout seul chez moi, j’ai pensé...
J’ai pensé.…
Au Wallonnes...
Les Wallonnes...
Ahhhh les Wallonnes...
Elles sont trop bonnes...
J’adore les wallonnes, des années qu’elle sont là, sous mes yeux et c’est seulement hier soir que je m’aperçoit que les Wallonnes...
Les wallonnes.…
Elles m’excitent !
Ces petites bonnes femmes râblées que l’on croise au Lidle de Thuin poussant des charettes remplies à raz bord de graisses saturée, de cassonnades, de margarines, de blanc de bœuf, de spéculoos et de chacha...
Ca m’excite.…
La wallonne... Tantôt coiffé comme Marylène, tantôt comme Frederic Ries, tantôt comme Fabienne VandeMerche...
Hésitant entre le blond cendré et l’acajou et le noir charbon
La wallonne qui sent à la fois l’effort et l’ennui,
La wallonne qui sent la houille, la fagne, la forêt de conifère, la tourbe tiède, la jatte de café, le terminus de TEC, la file à la poste, la tarte au riz, la lessive, le tahiti douche fraîcheur d’Houfalize, le potage du soupé, la tartine beurrée et le désinfectant ménager.
La wallonne... La wallonne...
Moelleuse comme une couque...
Potelée comme un brol du val saint lambert
Sucrée comme un paquet de boule
La wallonne toujours prête à pleurer quand Frederic François chante «l’amour fou»
La wallonne à le cœur en flan
Tendre comme un cougnoux
Si j’étais un peu moins civilisé je sillonnerais la wallonie en VW Sharan,
je draguerais dans les Spar, je draguerais dans les Colrythe, je draguerais dans les City Delhaize, je draguerais dans les Super GB,
Je trouverais mes proies là où elles se trouvent
au rayons gauffre...
Elle s’appelerais Monique, Cécile, Michelle, Marie-Claire, Françoise, Sophie, Sandra, Nathalie, Chantale, Severine, Pascale, Danielle...
Elle m’invitera chez elle,
dans son petit intérieur un peu négligé, le lino simili parquet chêne clair lavé au monsieur Propre, son salon meuble mailleux, sa cuisine Ixina, sa véranda quatre saison donnant sur un gazon trempé par les pluies de l’entre Sambre et Meuse où agoniserait la piscine gonflable de l’été...
Elle nous allumerais un feu avec les flyers electoraux du PS
On ferait flamber les Daerden, les Collignon, les Flahaut, les Courard, les Kubla, les Onkelinx, les Donfuts, les DiRupo, les Demottes, les Delizée, les Magnettes, les Busquins
Tous ensemble unis pour faire monter la température de ce petit living de la Rue de la Crosse à 4280 Villers Le Peuplier, Commune d’Hannut, Province de Liège...
Ma Wallonne, 44 ans...
les enfants sont au Lycée Notre Dames, Monsieur est Délégué Commerciale,
cet après midi rythmée par une météo morose et le télé achat de RTL-TVi est à nous...
Ma Wallonne offerte comme un petit cochon en massepain rose de la Saint Nicolas.…
Aussi nue qu’un boudin blanc sur une assiette Seca
Elle m’encouragera elle me dira des «Ouftiiii», je lui dirai des «alleeezzzz dit...»
Ce sera beau comme une grève chez Arcelor, violent comme une manif d’agriculteur, trouble comme une intercommunale carolo, brûlant comme un goal du Standart...
Ahhhh
Jodoigne...
Qu’est-ce que je suis heureux de passer la semaine ici Veronique...
Hier soir, j’étais seul chez moi...
Madame était au tir à l’arc...
Les enfant dormaient...
Le chat gris ivre de sheba et à moitié conscient pêtait sur son plaid...
Et moi, je faisait comme des millions de gens seul chez eux, le soir, je regardais des vidéos sur You Tube.
Des accidents de vélo, des chiens qui marchent sur les pattes avant, des bébés qui vomissent, des clips de Chris Brown,
Des milliards de gigas de conneries soigneusement collectée par les camescopes de milliards de type et de nanas désoeuvrés à usages d’autres milliards de types et de nanas désoeuvrés.
Et tout ce petit vortex de connerie et d’ennui, tous ces chiens, tous ces vélos, tous ce vomi de bébé et ce pauvre crétin de Chris Brown, après dix huit minutes, ça commençait à me foutre un de ces cafard...
Alors j’ai tout éteint...
Je me suis dit que pour une fois j’allais faire quelque chose de différents...
Je me suis mit sur le canapé, j’ai mit un peu de musique...
Jean Sebastien Bach...
Prelude et fugue...
Et j’ai fermé les yeux...
Je ne sais pas pourquoi, mais il n’a pas fallu dix seconde pour que je me mette à penser à penser cul...
Nom de Dieu, mais je suis malade ou quoi...
Toujours est il que j’ai repensé à ce billet que j’avais fait sur les flamandes...
Et je me suis dit que j’avais été injuste...
Les flamandes... Les flamandes... Ok... D’accord...
Mais là, les yeux fermés sur mon canapé, tout seul, chez moi, c’est pas aux flamandes que je me suis mit à penser...
Sur mon canapé, tout seul chez moi, j’ai pensé...
J’ai pensé.…
Au Wallonnes...
Les Wallonnes...
Ahhhh les Wallonnes...
Elles sont trop bonnes...
J’adore les wallonnes, des années qu’elle sont là, sous mes yeux et c’est seulement hier soir que je m’aperçoit que les Wallonnes...
Les wallonnes.…
Elles m’excitent !
Ces petites bonnes femmes râblées que l’on croise au Lidle de Thuin poussant des charettes remplies à raz bord de graisses saturée, de cassonnades, de margarines, de blanc de bœuf, de spéculoos et de chacha...
Ca m’excite.…
La wallonne... Tantôt coiffé comme Marylène, tantôt comme Frederic Ries, tantôt comme Fabienne VandeMerche...
Hésitant entre le blond cendré et l’acajou et le noir charbon
La wallonne qui sent à la fois l’effort et l’ennui,
La wallonne qui sent la houille, la fagne, la forêt de conifère, la tourbe tiède, la jatte de café, le terminus de TEC, la file à la poste, la tarte au riz, la lessive, le tahiti douche fraîcheur d’Houfalize, le potage du soupé, la tartine beurrée et le désinfectant ménager.
La wallonne... La wallonne...
Moelleuse comme une couque...
Potelée comme un brol du val saint lambert
Sucrée comme un paquet de boule
La wallonne toujours prête à pleurer quand Frederic François chante «l’amour fou»
La wallonne à le cœur en flan
Tendre comme un cougnoux
Si j’étais un peu moins civilisé je sillonnerais la wallonie en VW Sharan,
je draguerais dans les Spar, je draguerais dans les Colrythe, je draguerais dans les City Delhaize, je draguerais dans les Super GB,
Je trouverais mes proies là où elles se trouvent
au rayons gauffre...
Elle s’appelerais Monique, Cécile, Michelle, Marie-Claire, Françoise, Sophie, Sandra, Nathalie, Chantale, Severine, Pascale, Danielle...
Elle m’invitera chez elle,
dans son petit intérieur un peu négligé, le lino simili parquet chêne clair lavé au monsieur Propre, son salon meuble mailleux, sa cuisine Ixina, sa véranda quatre saison donnant sur un gazon trempé par les pluies de l’entre Sambre et Meuse où agoniserait la piscine gonflable de l’été...
Elle nous allumerais un feu avec les flyers electoraux du PS
On ferait flamber les Daerden, les Collignon, les Flahaut, les Courard, les Kubla, les Onkelinx, les Donfuts, les DiRupo, les Demottes, les Delizée, les Magnettes, les Busquins
Tous ensemble unis pour faire monter la température de ce petit living de la Rue de la Crosse à 4280 Villers Le Peuplier, Commune d’Hannut, Province de Liège...
Ma Wallonne, 44 ans...
les enfants sont au Lycée Notre Dames, Monsieur est Délégué Commerciale,
cet après midi rythmée par une météo morose et le télé achat de RTL-TVi est à nous...
Ma Wallonne offerte comme un petit cochon en massepain rose de la Saint Nicolas.…
Aussi nue qu’un boudin blanc sur une assiette Seca
Elle m’encouragera elle me dira des «Ouftiiii», je lui dirai des «alleeezzzz dit...»
Ce sera beau comme une grève chez Arcelor, violent comme une manif d’agriculteur, trouble comme une intercommunale carolo, brûlant comme un goal du Standart...
Ahhhh
Jodoigne...
Qu’est-ce que je suis heureux de passer la semaine ici Veronique...
La semaine Infernale 15-10-09
Hé bien, ce matin, je me suis réveillé et je me suis dit qu’il était temps de revenir aux choses simples.
Ce matin, je me suis réveillé et je me suis dit que de tous le reste, j’allais m’en foutre...
- Le vote du budget ? Je m’en fout...
- la contribution des banques ? Pfff Je m’en fout...
- les subventions au photovoltaïques ? Alors là... mais qu’est-ce que je m’en fout...
- le nucléaire ? M’en fout.
- la crise du lait ? M’en fout.
- la tva dans l’horéca ? M’en fout.
- la grippe mexicaine ? M’en fout.
- la prostitution au sénégal ? M’en fout.
- Karl Heinz lamberts qui se tâte pour BHV ? M’en super contre fout...
- Le voile à l’école ? M’en fout.
- Dick Advocaat ? M’en fout.
- la commission Fortis Bis ? M’en fout.
- les taux d’intérêts ? M’en fout
- la permanente de Peter de Crem ? M’en fout
- l’erythème fessier de Didier Reynders ? M’en fout.
- le seau de blush de Joel millequet ? M’en fout
- le banc solaire d’Elio Di Rupo ? M’en fout
- l’abonnement au Passage Fitness de Jean Michel Javeau... M’en fout...
Je les entends les critiques : «Ah mais ce n’est pas bien de s’en foutre comme ça ! C’est très égoiste ! Il faut être un citoyen informé-concerné-engagé-dans son époque ! C’est la base de la démocratie ! Si tout le monde s’en foutait, le pays irait super mal ! Les politiques feraient plein de trucs en stoemeling, ils géreraient à la petite semaine, comme des incapables, les juges d’instructions seraient pourri jusqu’à l’os, personne ne tiendrait ses promesse électorale.… ce serait la débandade...
Hé ben la débandade... Je m’en fout
le réchauffement, l’écologie, l’économie, la politique, l’avenir du monde..
Mais je m’en fout, je m’en fout...
Je vais retourner aux choses simples.
Plus de télé, plus de téléphone, plus de bagnole,
je vais arrêter de bosser comme un con pour gagner des crottes de bique
je vais me mettre complètement hors circuit.
Plus de fric, plus de crise, plus de soucis, je m’en fout de tout.
Le bonheur total.
Je vais me mettre à la recherche d’une terre vierge et fertile où je m’installerai avec ma petite famille.
Avec les enfants nous construiront une petite maison en bois...
Je cultiverais la terre...
Je serais hyper relax
je baiserais ma femme à couille rabatue en regardant la course du soleil dans un ciel sans nuage...
Je m’en fouterais de tout.
Et je suis certains qu’en me voyant si heureux les amis suivraient mon exemple...
Raoul ou bien Juan viendrait s’installer à côté de chez moi...
Nous ferions des échanges
Les petites moufles tricotée par le fils de Raoul contre ces pagnes en cuir dont j’aurais le secret.
Bon, avec le temps et avec l’arrivée de Delphine, de Jean Jacques de Gilles d’Alain et de Véronique, il faudrait augmenter les cadences et engager de la main d’oeuvre.
Je nommerais mes filles administratrices de la fabrique nationale de pagne en cuire.
Elles ont un bon sens de la gestion, elles feraient régner la terreur dans les ateliers.
Evidemment, ce salaud de Gilles n’hésiterais pas à essayer de casser les prix en délocalisant la production d’imitation.
Ah oui, mais je ne me laisserais pas faire...
Je saisirais l’OMC, il y aurais des sanctions, je ferais fermer ses usines, je mettrais ses ouvriers à la rue putain de bordel.
Et quand Delphine se présenterait aux premières élections locales, avec l’aide de Jean Jacques, on lui financerait une bonne partie de sa campagne pour faire barrage par tous les moyens au Partis de Juan.
En échange, on raflerait tous les marché publiques.
Ha ha ha...
Ce qui me fait peur, c’est que Juan recevrait certainement l’appuis d’Alain.
Il va falloir que je mette Alain sur écoute. Je payerais Virginie pour qu’elle l’allume et je ferrais des photos compromettante pour qu’il se décide à laisser tomber.
Ah ah ah... En quelque années... Je serais à la tête d’un empire financier...
Je déverserais des hectolitres de bêton sur ma petite terre vierge et fertile et ça me ferais gagner un pognon de dingue.
Je passerais mon temps à bouffer du mauvais gras dans des déjeuner d’affaire interminables.
Je tromperais ma femme avec des escorte girls maquillée à l’aérographe et qui me dirais «Je t’aime patron» avec des accents bielorusse
Je développerais un cancer du tube digestif....
Je trahirai Jean Jacques et je ferai un cartel avec Raoul pour faire barrage à Delphine qui aura retourner sa veste.
Pour ça, il va me falloir un maximum de voix au éléctions.
Je vais tout promettre, je vais rien laisser.
Je vais niquer 15 milions d’électeurs en disant que je n’y peut rien, que c’est pas ma faute, que c’est l’économie, qu’on ne peut rien contre le système
Je vais mener une politique s’austérité totale, je vais demander des efforts à tous le monde et je me prendrais l’option pack siège cuir exécutive sur mon Audi A8
Je vais placer des gens à moi à tous les poste clé de l’administration...
Ahhh ça Juan, t’as voulu faire le malin.… Mais t’es déjà sur la liste noir mon petit ami...
Houlà
Oui...
En fait je me demande vraiment si c’est une bonne idée de partir à la campagne en me foutant de tout...
En fait je me demande si je ne vais pas encore un peu rester ici...
Ca vaut peut être mieux non ?
Ce matin, je me suis réveillé et je me suis dit que de tous le reste, j’allais m’en foutre...
- Le vote du budget ? Je m’en fout...
- la contribution des banques ? Pfff Je m’en fout...
- les subventions au photovoltaïques ? Alors là... mais qu’est-ce que je m’en fout...
- le nucléaire ? M’en fout.
- la crise du lait ? M’en fout.
- la tva dans l’horéca ? M’en fout.
- la grippe mexicaine ? M’en fout.
- la prostitution au sénégal ? M’en fout.
- Karl Heinz lamberts qui se tâte pour BHV ? M’en super contre fout...
- Le voile à l’école ? M’en fout.
- Dick Advocaat ? M’en fout.
- la commission Fortis Bis ? M’en fout.
- les taux d’intérêts ? M’en fout
- la permanente de Peter de Crem ? M’en fout
- l’erythème fessier de Didier Reynders ? M’en fout.
- le seau de blush de Joel millequet ? M’en fout
- le banc solaire d’Elio Di Rupo ? M’en fout
- l’abonnement au Passage Fitness de Jean Michel Javeau... M’en fout...
Je les entends les critiques : «Ah mais ce n’est pas bien de s’en foutre comme ça ! C’est très égoiste ! Il faut être un citoyen informé-concerné-engagé-dans son époque ! C’est la base de la démocratie ! Si tout le monde s’en foutait, le pays irait super mal ! Les politiques feraient plein de trucs en stoemeling, ils géreraient à la petite semaine, comme des incapables, les juges d’instructions seraient pourri jusqu’à l’os, personne ne tiendrait ses promesse électorale.… ce serait la débandade...
Hé ben la débandade... Je m’en fout
le réchauffement, l’écologie, l’économie, la politique, l’avenir du monde..
Mais je m’en fout, je m’en fout...
Je vais retourner aux choses simples.
Plus de télé, plus de téléphone, plus de bagnole,
je vais arrêter de bosser comme un con pour gagner des crottes de bique
je vais me mettre complètement hors circuit.
Plus de fric, plus de crise, plus de soucis, je m’en fout de tout.
Le bonheur total.
Je vais me mettre à la recherche d’une terre vierge et fertile où je m’installerai avec ma petite famille.
Avec les enfants nous construiront une petite maison en bois...
Je cultiverais la terre...
Je serais hyper relax
je baiserais ma femme à couille rabatue en regardant la course du soleil dans un ciel sans nuage...
Je m’en fouterais de tout.
Et je suis certains qu’en me voyant si heureux les amis suivraient mon exemple...
Raoul ou bien Juan viendrait s’installer à côté de chez moi...
Nous ferions des échanges
Les petites moufles tricotée par le fils de Raoul contre ces pagnes en cuir dont j’aurais le secret.
Bon, avec le temps et avec l’arrivée de Delphine, de Jean Jacques de Gilles d’Alain et de Véronique, il faudrait augmenter les cadences et engager de la main d’oeuvre.
Je nommerais mes filles administratrices de la fabrique nationale de pagne en cuire.
Elles ont un bon sens de la gestion, elles feraient régner la terreur dans les ateliers.
Evidemment, ce salaud de Gilles n’hésiterais pas à essayer de casser les prix en délocalisant la production d’imitation.
Ah oui, mais je ne me laisserais pas faire...
Je saisirais l’OMC, il y aurais des sanctions, je ferais fermer ses usines, je mettrais ses ouvriers à la rue putain de bordel.
Et quand Delphine se présenterait aux premières élections locales, avec l’aide de Jean Jacques, on lui financerait une bonne partie de sa campagne pour faire barrage par tous les moyens au Partis de Juan.
En échange, on raflerait tous les marché publiques.
Ha ha ha...
Ce qui me fait peur, c’est que Juan recevrait certainement l’appuis d’Alain.
Il va falloir que je mette Alain sur écoute. Je payerais Virginie pour qu’elle l’allume et je ferrais des photos compromettante pour qu’il se décide à laisser tomber.
Ah ah ah... En quelque années... Je serais à la tête d’un empire financier...
Je déverserais des hectolitres de bêton sur ma petite terre vierge et fertile et ça me ferais gagner un pognon de dingue.
Je passerais mon temps à bouffer du mauvais gras dans des déjeuner d’affaire interminables.
Je tromperais ma femme avec des escorte girls maquillée à l’aérographe et qui me dirais «Je t’aime patron» avec des accents bielorusse
Je développerais un cancer du tube digestif....
Je trahirai Jean Jacques et je ferai un cartel avec Raoul pour faire barrage à Delphine qui aura retourner sa veste.
Pour ça, il va me falloir un maximum de voix au éléctions.
Je vais tout promettre, je vais rien laisser.
Je vais niquer 15 milions d’électeurs en disant que je n’y peut rien, que c’est pas ma faute, que c’est l’économie, qu’on ne peut rien contre le système
Je vais mener une politique s’austérité totale, je vais demander des efforts à tous le monde et je me prendrais l’option pack siège cuir exécutive sur mon Audi A8
Je vais placer des gens à moi à tous les poste clé de l’administration...
Ahhh ça Juan, t’as voulu faire le malin.… Mais t’es déjà sur la liste noir mon petit ami...
Houlà
Oui...
En fait je me demande vraiment si c’est une bonne idée de partir à la campagne en me foutant de tout...
En fait je me demande si je ne vais pas encore un peu rester ici...
Ca vaut peut être mieux non ?
La semaine Infernale 19-9-09
Ca y es...
Pas besoin d’être fort en math pour faire ce triste constat, Véronique,
ce que tous, hier encore, nous avons cru impossible est désormais une réalité...
Une triste réalité...
Une réalité vraiment moche et qui sent mauvais de la bouche...
Une réalité qu’on lui péterait bien sa gueule mais que ça ne changerait rien...
L’année prochaine Véronique...
L’année prochaine j’aurai 40 ans...
Putain de bordel...
40 ans Véronique...
L’année prochaine j’aurai 40 ans et je serai vieux...
L’année prochaine j’aurai 40 ans, je serai vieux et j’aurai cette odeure de linge sale qu’on tous les vieux.
Ca me fout un de ces cafards...
40 ans dans un c’est pire que 40 ans...
C’est un peu la sensation qu’on a juste avant de rentrer dans le labyrinthe de la foire du midi...
On se dit que ça va être long, pas drôle et que ça va sentir un peu la pisse...
Et quand on y est, c’est effectivement long, pas drôle et ça sent la pisse...
40 ans dans un ans...
C’est l’âge où on fait des bilans.…
Tout ce qu’on ne sera jamais :
on ne sera jamais cosmonautes
on ne sera jamais pompier
on ne sera jamais pianiste...
A un ans de mes 40 ans, fini de rêver.
Plus aucun métiers nobles n’est à ma porté.
A un an de vos 40 ans, vous êtes vieux, pour le vrais monde du travail vous sentez déjà le formol
Vous êtes bon à être mit sur le trottoir le jour des grande poubelle à côté d’un vieux PC, du cadavre d’un aspirateur et d’un lecteur VHS.
A un an de vos 40 ans la seule reconversion possible reste élu au parlement wallon.
Etre assis sur mon petit fauteuil.
Faire une petite campagne.
Avoir de petit avantages.
Des petits à côtés.
voter des petites lois auxquelles je ne comprendrai rien
boire mon petit café.
Penser à ma petite vessie...
Le parlement wallon !
La dernière étape avant la séniorie...
L’anti rêve de gosse !
Je suis à un an de mes 40 ans !
A un an de ses 40 ans on commence à avoir des désirétranges.
On va en stoemeling sur des sites surper bizarre :
«Punish all this asian teen»
A un an de ses 40 ans on fait le compte de tout ce qu’on a toujours eu envie de faire avec une fille mais qu’on en a jamais trouvé aucune pour accepter de le faire avec vous.
A un an de ses 40 ans, on devient un vieux dégueulasse.
A un ans de ses 40 ans, peut être que c’est l’âge où on commence à payer des gens pour obtenir ce qu’à 30 ans on recevait gratuitement.
A un an de ses 40, parce qu’on sait qu’on est définitivement de l’autre côté de la barrière, c’est l’âge où on commence à mater les fille de vingt ans de moins que soi.
Comme si c’était des bouées de sauvetages.
Que si vous vous accrochez très fort, vous survivrez plus longtemps.
A part que ce sont des bouées de sauvetage qui s’éloigne de vous en disant : bèèèkesss, un vieux...
A un an de ses 40 ans, c’est l’âge où commence la pente douce vers le crématorium..
Votre corps va commencer à partir en couille.…
C’est l’âge où commencent les petites douleurs par ci par là.
Où on commence à avoir du mal à s’endormir
où on reste pendant des heures les yeux ouvert à faire des bilans...
Où on a un sommeil léger,
Où on commence à avoir peur de tout :
des cambrioleurs...
d’une fracture de la hanche...
des cours de la bourses...
des jeunes qui font du bruit dans la rue...
A un ans de ses 40 ans on change...
C’est un âge pour voter CdH.
Un âge où on trouve que Melchior Watelet inspire confiance.
Un âge pour boire du campari orange dans des tout petit verres
Un âge pour prendre rendez vous pour un examen de la prostate
Un âge pour commencer a avoir des intolérence alimentaire.
Enfin, c’est un âge ou la seule chose qui vous consol c’est de savoir que tous le monde passera par là.
Pas besoin d’être fort en math pour faire ce triste constat, Véronique,
ce que tous, hier encore, nous avons cru impossible est désormais une réalité...
Une triste réalité...
Une réalité vraiment moche et qui sent mauvais de la bouche...
Une réalité qu’on lui péterait bien sa gueule mais que ça ne changerait rien...
L’année prochaine Véronique...
L’année prochaine j’aurai 40 ans...
Putain de bordel...
40 ans Véronique...
L’année prochaine j’aurai 40 ans et je serai vieux...
L’année prochaine j’aurai 40 ans, je serai vieux et j’aurai cette odeure de linge sale qu’on tous les vieux.
Ca me fout un de ces cafards...
40 ans dans un c’est pire que 40 ans...
C’est un peu la sensation qu’on a juste avant de rentrer dans le labyrinthe de la foire du midi...
On se dit que ça va être long, pas drôle et que ça va sentir un peu la pisse...
Et quand on y est, c’est effectivement long, pas drôle et ça sent la pisse...
40 ans dans un ans...
C’est l’âge où on fait des bilans.…
Tout ce qu’on ne sera jamais :
on ne sera jamais cosmonautes
on ne sera jamais pompier
on ne sera jamais pianiste...
A un ans de mes 40 ans, fini de rêver.
Plus aucun métiers nobles n’est à ma porté.
A un an de vos 40 ans, vous êtes vieux, pour le vrais monde du travail vous sentez déjà le formol
Vous êtes bon à être mit sur le trottoir le jour des grande poubelle à côté d’un vieux PC, du cadavre d’un aspirateur et d’un lecteur VHS.
A un an de vos 40 ans la seule reconversion possible reste élu au parlement wallon.
Etre assis sur mon petit fauteuil.
Faire une petite campagne.
Avoir de petit avantages.
Des petits à côtés.
voter des petites lois auxquelles je ne comprendrai rien
boire mon petit café.
Penser à ma petite vessie...
Le parlement wallon !
La dernière étape avant la séniorie...
L’anti rêve de gosse !
Je suis à un an de mes 40 ans !
A un an de ses 40 ans on commence à avoir des désirétranges.
On va en stoemeling sur des sites surper bizarre :
«Punish all this asian teen»
A un an de ses 40 ans on fait le compte de tout ce qu’on a toujours eu envie de faire avec une fille mais qu’on en a jamais trouvé aucune pour accepter de le faire avec vous.
A un an de ses 40 ans, on devient un vieux dégueulasse.
A un ans de ses 40 ans, peut être que c’est l’âge où on commence à payer des gens pour obtenir ce qu’à 30 ans on recevait gratuitement.
A un an de ses 40, parce qu’on sait qu’on est définitivement de l’autre côté de la barrière, c’est l’âge où on commence à mater les fille de vingt ans de moins que soi.
Comme si c’était des bouées de sauvetages.
Que si vous vous accrochez très fort, vous survivrez plus longtemps.
A part que ce sont des bouées de sauvetage qui s’éloigne de vous en disant : bèèèkesss, un vieux...
A un an de ses 40 ans, c’est l’âge où commence la pente douce vers le crématorium..
Votre corps va commencer à partir en couille.…
C’est l’âge où commencent les petites douleurs par ci par là.
Où on commence à avoir du mal à s’endormir
où on reste pendant des heures les yeux ouvert à faire des bilans...
Où on a un sommeil léger,
Où on commence à avoir peur de tout :
des cambrioleurs...
d’une fracture de la hanche...
des cours de la bourses...
des jeunes qui font du bruit dans la rue...
A un ans de ses 40 ans on change...
C’est un âge pour voter CdH.
Un âge où on trouve que Melchior Watelet inspire confiance.
Un âge pour boire du campari orange dans des tout petit verres
Un âge pour prendre rendez vous pour un examen de la prostate
Un âge pour commencer a avoir des intolérence alimentaire.
Enfin, c’est un âge ou la seule chose qui vous consol c’est de savoir que tous le monde passera par là.
La semaine Infernale 5-9-09
Alors dite Véronique...
Je ne sais pas si vous avez remarqué mais ils ont pêche d’enfer...
Ca fait plaisir à voir...
Nous la rentrée, ça nous fait un peu l’effet d’un cancer,
ça nous plombe, ça nous déprime, on envie de rester assis tout dans sa voiture en écoutant Albinoni et de pleurer pendant dix mois sur cette condition humaine de merde...
Mais eux...
Ouaaaa...
La rentrée ça leur fait comme un coup de défibrillateur :
Didier Reynders, Françoise Bertiaux, Louis Michel, Laurette Onkelinx, Elio Di Rupo, Olivier Maingain, tous nos amis du gouvernement...
Ils pètent la forme, non de dieu ça fait presque peur...
Depuis le premier septembre, quand on les regarde on a l’impression de voir une colonie de sapajou en pleine parade amoureuse !
Ca sent les hormones à des kilomètres....
Sauf Joelle Millequet, tiens...
A la radio l’autre jour, elle était un peu momolle, Joelle Millequet...
«Je pense ci, je pense ça...»
Pas trop de conviction,
Comme si elle couvait un truc, je ne sais pas...
Comme si elle avait comprit que tout de façon, au bout du tunnel,
c’est comme pour tous le monde,
une petite crémation matinale au cimetierre de Woluwé
un café pour la famille et puis basta...
Mais les autres, ses collègues, tous des batteries neuves, les vacances ça a été le grand entretient, ils sont super reposé,
Une bande de cycliste sous EPO avant un col de deuxième catégorie,
avec leur petit maillot vert ou orange ou rouge ou bleu bien serré...
Didier Reynders quand on l’avait laissé début juillet, il était quand même un peu jaune.
Il avait prit du mauvais gras,
Il avait le regard terne du type qui se demande si il retrouvera un jour l’usage de ses jambes...
Et là...
Je ne sais pas...
Il a eu des super vacances, bien mangé, bien dormi,
il a pensé à rien, il a de-co-nect-té...
Et il revient resourcé...
Prêt à pêter la gueule de tous le monde à la récré
Prêt à piquer les dix heures et à pousser les filles dans les orties...
C’est lui le chef, quoi bordel !
Ahhhh... ça fait plaisir à voir..
Ils sont tous super en forme...
Ca s’entend dans le choix des mots :
Françoise Bertiaux,
l’autre jour, à la radio
elle a dit : conviction, projet, combat, stratégie.
Conviction, projet, combat, stratégie...
Charles Piquet, l’autre jour, à la radio, il a dit :
projet, concrétisation, refinancement.…
Olivier Maingain, l’autre jour à la radio, il a dit
Institutionnel, Ligne de conduite, détermination, tabou contre tabou...
Et il utilisait ces formulations d’instituteurs qui va vous pourrir la vie :
«A tous le moins»… «J’ose espérer»…
Pendant un moment j’ai eu peur d’avoir oublié mon journal de classe...
Et Laurette Onkelinx,
l’autre jour à la radio,
je ne me souviens pas ce qu’elle à dit...
j’écoutais pas vraiment,
j’étais dans les embouteillage et il y avait un pauvre con en porche Cayenne gris métallisé immatriculée CJK 438 qui m’a doublé par la droite en roulant à moitié sur le trottoir...
Si je le retrouve, je mange ses vertèbres...
Bref, Laurette Onkelinx j’ai juste entendu son choix musicale !
Morcheeba...
Morcheeba...
Ibiza...
1992
L’Amnésia...
ma copine Ute Stadmüller rencontrée l’après midi même en train d’acheter un paréo en alpaga sur un stand du marché hipie de Santa Eulalia et qui avait prit son premier extas...
En pleine forme Laurette...
Bon bref...
Avec tous ces gens en forme, moi je vous dis que l’année qui vient ça va être du sport...
C’est chouette, hein !
Je ne sais pas si vous avez remarqué mais ils ont pêche d’enfer...
Ca fait plaisir à voir...
Nous la rentrée, ça nous fait un peu l’effet d’un cancer,
ça nous plombe, ça nous déprime, on envie de rester assis tout dans sa voiture en écoutant Albinoni et de pleurer pendant dix mois sur cette condition humaine de merde...
Mais eux...
Ouaaaa...
La rentrée ça leur fait comme un coup de défibrillateur :
Didier Reynders, Françoise Bertiaux, Louis Michel, Laurette Onkelinx, Elio Di Rupo, Olivier Maingain, tous nos amis du gouvernement...
Ils pètent la forme, non de dieu ça fait presque peur...
Depuis le premier septembre, quand on les regarde on a l’impression de voir une colonie de sapajou en pleine parade amoureuse !
Ca sent les hormones à des kilomètres....
Sauf Joelle Millequet, tiens...
A la radio l’autre jour, elle était un peu momolle, Joelle Millequet...
«Je pense ci, je pense ça...»
Pas trop de conviction,
Comme si elle couvait un truc, je ne sais pas...
Comme si elle avait comprit que tout de façon, au bout du tunnel,
c’est comme pour tous le monde,
une petite crémation matinale au cimetierre de Woluwé
un café pour la famille et puis basta...
Mais les autres, ses collègues, tous des batteries neuves, les vacances ça a été le grand entretient, ils sont super reposé,
Une bande de cycliste sous EPO avant un col de deuxième catégorie,
avec leur petit maillot vert ou orange ou rouge ou bleu bien serré...
Didier Reynders quand on l’avait laissé début juillet, il était quand même un peu jaune.
Il avait prit du mauvais gras,
Il avait le regard terne du type qui se demande si il retrouvera un jour l’usage de ses jambes...
Et là...
Je ne sais pas...
Il a eu des super vacances, bien mangé, bien dormi,
il a pensé à rien, il a de-co-nect-té...
Et il revient resourcé...
Prêt à pêter la gueule de tous le monde à la récré
Prêt à piquer les dix heures et à pousser les filles dans les orties...
C’est lui le chef, quoi bordel !
Ahhhh... ça fait plaisir à voir..
Ils sont tous super en forme...
Ca s’entend dans le choix des mots :
Françoise Bertiaux,
l’autre jour, à la radio
elle a dit : conviction, projet, combat, stratégie.
Conviction, projet, combat, stratégie...
Charles Piquet, l’autre jour, à la radio, il a dit :
projet, concrétisation, refinancement.…
Olivier Maingain, l’autre jour à la radio, il a dit
Institutionnel, Ligne de conduite, détermination, tabou contre tabou...
Et il utilisait ces formulations d’instituteurs qui va vous pourrir la vie :
«A tous le moins»… «J’ose espérer»…
Pendant un moment j’ai eu peur d’avoir oublié mon journal de classe...
Et Laurette Onkelinx,
l’autre jour à la radio,
je ne me souviens pas ce qu’elle à dit...
j’écoutais pas vraiment,
j’étais dans les embouteillage et il y avait un pauvre con en porche Cayenne gris métallisé immatriculée CJK 438 qui m’a doublé par la droite en roulant à moitié sur le trottoir...
Si je le retrouve, je mange ses vertèbres...
Bref, Laurette Onkelinx j’ai juste entendu son choix musicale !
Morcheeba...
Morcheeba...
Ibiza...
1992
L’Amnésia...
ma copine Ute Stadmüller rencontrée l’après midi même en train d’acheter un paréo en alpaga sur un stand du marché hipie de Santa Eulalia et qui avait prit son premier extas...
En pleine forme Laurette...
Bon bref...
Avec tous ces gens en forme, moi je vous dis que l’année qui vient ça va être du sport...
C’est chouette, hein !
La semaine Infernale 29-8-09
Véronique,
Je n’ai qu’une chose à dire
Vacances de Merde
Je me suis fait chier...
Mais chier grave...
Je suis partis dans le sud...
Dans le sud comme un con...
Je ne sais pas pourquoi en vacances, on est toujours obligé d’aller le Sud...
Il a fait chaud... Mais chaud...
Tous les jours...
J’avais l’impression que j’étais une patate et qu’on m’avait mit au four.
La chaleur, je ne comprend pas comment on peut aimer ça : la journée on se planque à l’ombre, comme des rats
et le soir on sue comme des porcs
Et du coup on ne sait pas dormir...
Les draps sont moite
Et on écoute les moustique...
bzzzzz
qui vous tourne autour.…
bzzzzz
comme des psychopathes assoifé de sang.…
Alors pour passer le temps on tenterait bien quelque chose avec la grande blonde qui vous accompagne... hé hé hé
Mais elle vous dit...
Hoooo arrête... Fait trop chaud...
Et puis tu sue comme un porc...
Vacances de Merde...
Je suis partis avec les enfants...
Les enfants, pendant l’année, c’est chouette, ils ont écoles, ils sont crevés, saucisses compotes une histoire et au lit...
Mais pendant les vacances...
Ils ont une énergie, les gosses...
Les enfants en vacances, c’est comme des petit camés chargé à mort à l’extasy
Ils sont exitéééé.… Ils bougent tout le temps, ils parlent tous le temps, ils ne s’arrête jamais
Et ils faut faut les regarder sauter dans la piscine...
Pendant 15 jours,
50 fois par jour...
Hé pp’a et pp’a... Tu regarde...
A la fin, je voyais le mot «Infanticide» gravé sur les nuages...
J’ai failli devenir dingue...
J’ai pas lu un seul livre
j’ai pas fait une seule sieste
j’ai mit la table
j’ai débarrassé la table
j’ai remplis et j’ai vidé le lave vaisselle...
Pendant les vacances, les parents ça devient les groom des enfants...
Room service...
Et pour pas un balle...
Vacances de Merde...
Alors cette année, pour faire des économies, j’ai été en France dans la maison de mes parents.…
Avec mes parents.…
Vacances de Merde...
C’est dingue... J’ai quitté la maison y’a 20 ans et rien n’a changé...
«C’est quoi ce tee-shirt ? ahhahhh... Un mars à 11 h du matin tu aime ça toi ? Ahahhh???? Tu veux bien tondre la pelouse ? Tu t’es lavé les mains ? Après manger tu dois attendre une heure avant d’aller nager...»
Vacances de Merde...
Rien n’a changé, mais ils ont vieilli...
Et les vieux, c’est toujours un peu malade...
Ca se palpe, ça s’osculte, ça s’examine...
Les journée, c’est comme un interminable épisode de Docteur House...
Vacances de Merde...
Et ça coûte un prix fou...
Les autoroutes, l’essence, la bouffe dégeulasse à l’autogrill, la crème solaire, les revues pour quand les gosses s’emmerde, les trucs à gonfler pour la piscine, les courses dans les grand magasin français que je déteste tellement que chaque fois que j’y met les pieds j’ai l’impression qu’on me fait une colonoscopie, les mouquetaires, les leclercs avec ces putains d’allemands en slash et shortes qui font la file caisse 18 avec un chariot remplis de sandwiches mou et de spécialités du Sud Ouest bourré de cholestérol qui leur fichera le cancer des testicules.…
Vacances de Merde...
Bon maintenant c’est la rentrée et tous le monde tire la gueule...
Ils va faire froid, ils va faire noire, on va tous crever de la grippe H1N1 au volant de nos bagnoles pourrie dans les embouteillages au carrefour quatres bras.
Une année scolaire c’est quand même toujours un contenair d’emmerdement qui est livrés devant chez vous
C’est partis pour dix mois de calvaire
Une phrase de conclusion : Rentrée de merde Véronique.
Je n’ai qu’une chose à dire
Vacances de Merde
Je me suis fait chier...
Mais chier grave...
Je suis partis dans le sud...
Dans le sud comme un con...
Je ne sais pas pourquoi en vacances, on est toujours obligé d’aller le Sud...
Il a fait chaud... Mais chaud...
Tous les jours...
J’avais l’impression que j’étais une patate et qu’on m’avait mit au four.
La chaleur, je ne comprend pas comment on peut aimer ça : la journée on se planque à l’ombre, comme des rats
et le soir on sue comme des porcs
Et du coup on ne sait pas dormir...
Les draps sont moite
Et on écoute les moustique...
bzzzzz
qui vous tourne autour.…
bzzzzz
comme des psychopathes assoifé de sang.…
Alors pour passer le temps on tenterait bien quelque chose avec la grande blonde qui vous accompagne... hé hé hé
Mais elle vous dit...
Hoooo arrête... Fait trop chaud...
Et puis tu sue comme un porc...
Vacances de Merde...
Je suis partis avec les enfants...
Les enfants, pendant l’année, c’est chouette, ils ont écoles, ils sont crevés, saucisses compotes une histoire et au lit...
Mais pendant les vacances...
Ils ont une énergie, les gosses...
Les enfants en vacances, c’est comme des petit camés chargé à mort à l’extasy
Ils sont exitéééé.… Ils bougent tout le temps, ils parlent tous le temps, ils ne s’arrête jamais
Et ils faut faut les regarder sauter dans la piscine...
Pendant 15 jours,
50 fois par jour...
Hé pp’a et pp’a... Tu regarde...
A la fin, je voyais le mot «Infanticide» gravé sur les nuages...
J’ai failli devenir dingue...
J’ai pas lu un seul livre
j’ai pas fait une seule sieste
j’ai mit la table
j’ai débarrassé la table
j’ai remplis et j’ai vidé le lave vaisselle...
Pendant les vacances, les parents ça devient les groom des enfants...
Room service...
Et pour pas un balle...
Vacances de Merde...
Alors cette année, pour faire des économies, j’ai été en France dans la maison de mes parents.…
Avec mes parents.…
Vacances de Merde...
C’est dingue... J’ai quitté la maison y’a 20 ans et rien n’a changé...
«C’est quoi ce tee-shirt ? ahhahhh... Un mars à 11 h du matin tu aime ça toi ? Ahahhh???? Tu veux bien tondre la pelouse ? Tu t’es lavé les mains ? Après manger tu dois attendre une heure avant d’aller nager...»
Vacances de Merde...
Rien n’a changé, mais ils ont vieilli...
Et les vieux, c’est toujours un peu malade...
Ca se palpe, ça s’osculte, ça s’examine...
Les journée, c’est comme un interminable épisode de Docteur House...
Vacances de Merde...
Et ça coûte un prix fou...
Les autoroutes, l’essence, la bouffe dégeulasse à l’autogrill, la crème solaire, les revues pour quand les gosses s’emmerde, les trucs à gonfler pour la piscine, les courses dans les grand magasin français que je déteste tellement que chaque fois que j’y met les pieds j’ai l’impression qu’on me fait une colonoscopie, les mouquetaires, les leclercs avec ces putains d’allemands en slash et shortes qui font la file caisse 18 avec un chariot remplis de sandwiches mou et de spécialités du Sud Ouest bourré de cholestérol qui leur fichera le cancer des testicules.…
Vacances de Merde...
Bon maintenant c’est la rentrée et tous le monde tire la gueule...
Ils va faire froid, ils va faire noire, on va tous crever de la grippe H1N1 au volant de nos bagnoles pourrie dans les embouteillages au carrefour quatres bras.
Une année scolaire c’est quand même toujours un contenair d’emmerdement qui est livrés devant chez vous
C’est partis pour dix mois de calvaire
Une phrase de conclusion : Rentrée de merde Véronique.
La semaine Infernale 13-6-09
Alors moi, le 6 juin j’ai fait comme tous le monde ou presque
J’ai regardé la soirée électorale...
Hé ben, je vais vous dire
la soirée électoral, j’ai trouvé ça, pas terrible...
Attention, hein, je ne parle pas de la réalisation,
Technique nikel, propre,
on ne voyait pas les coutures...
Impeccable.
Bravo la Rtbf...
Mais l’histoire...
Excusez-moi, mais l’histoire elle, elle était nulle...
Non de Dieu avec tout le foin qu’on avait fait, avec les bandes annonces, la promo, les affiches, les accroches, les pitch, les lancements
Avec tous le pognon qu’ils ont mit dans des conseillers en communication, en soirée promotion, en après midi rencontre,
Avec toutes ces dizaine de propositions facebook pour faire partie de dizaine de groupe de soutiens à des moustachus dont je ne connaissais même pas le nom
Avec les interviews des acteurs qui en faisait des tonnes pour essayer de nous dire ces élections ça allait être l’Illiade et l’Odyssée
Hé ben après tout ça je dois dire que je m’attendais à passer une super soirée,
j’étais seul, chez moi tranquille, des chips au sel à portée de main, optimiste, impatient, content d’être là, zéro a-priori négatif...
Et puis, ça a commencé...
Il a pas fallu deux minutes pour que je comprenne que ça allait être plein de clichés : on nous fait monter une sauce pas possible pendant des mois, on nous fait croire que ça va être terrible, on nous fait croire qu’il va y avoir des blessé, du drame, des suicidés, des explosions dans tous les coins...
Et qu’est-ce qu’on voit ?
Et qu’est-ce qu’on voit ?
Rien !
Enfin pas grand chose :
un peu comme un de ces films érotique qui passait à la télé dans les années quatre vingt, quand tous est floue, de loin, de dos.
Le tabou du poil.
Ca passe des semaines à s’insulter, à menacer, à fomenter des coup tordus et le jour des élection : tous le monde se respecte...
Tous le monde assis bien droit autour d’une table en plaqué merisier qui était bien la chose la sincère de ce soir là.
Bordel de merde ! On nous fait nous lever un dimanche pour faire la file dans des écoles primaires où plane cette insupportable odeur d’urine et de choux fleure sauce blanche...
Et ou le seul truc à faire en attendant qu’un assesseur crevé et de mauvais poile arrive à relancer le système qui a planté, c’est de regarder tous ces bricolages morbides bricolé par des gosses paumé dans un enseignement en ruine
ces visages peint sur des assiettes en carton avec des bouchon spa reine pour les yeux...
Ces bonshommes en rouleau de papier de toilette qui pendouilles comme des suicidé au dessus des radiateur en fonte.
Et à la fin de la journée qu’est-ce qu’on reçoit :
des graphiques en camembert, des projection en 3D
Et les quatres mêmes vieux acteurs qui nous ressortes encore et encore et encore ces rôles qu’on connaît par cœur :
Un Di Rupo en rémission qui fait un peu penser à Al Pacino dans le Parrain 2 quand Michael Corrleone dit au méchant gouverneur «Cette licence pour les casino, non seulement on ne va pas la payer mais en plus vous allez me l’apporter personnellement»
Un Reynders qui une fois encore arrive à faire celui qui sourit pendant un toucher rectal.
Un Javeau qui ce soir là était un peu Janis Joplin planant à Woodstock et ne sachant pas très bien avec qui passer la nuit.
Et une Milequet avec l’air aussi emmerdé que s’il fallait faire l’inventaire dans sa parfumerie pour la deuxième fois de la journée.
Ah ben la soirée électorale merci bien...
Même les scénaristes de Dora l’exploratrice font plus d’effort
La soirée électorale,
Quelle bête histoire, je vous jure.
Et puis ça s’est terminé comme ça... En queue de poisson...Comme un épisode de «Sous le Soleil» Avec ce petit goût triste dans la bouche et la conviction qu’on aurait mieux fait de laver ses carreaux.
Au moins ça, ça aura fait rentre un peu de lumière.
J’ai regardé la soirée électorale...
Hé ben, je vais vous dire
la soirée électoral, j’ai trouvé ça, pas terrible...
Attention, hein, je ne parle pas de la réalisation,
Technique nikel, propre,
on ne voyait pas les coutures...
Impeccable.
Bravo la Rtbf...
Mais l’histoire...
Excusez-moi, mais l’histoire elle, elle était nulle...
Non de Dieu avec tout le foin qu’on avait fait, avec les bandes annonces, la promo, les affiches, les accroches, les pitch, les lancements
Avec tous le pognon qu’ils ont mit dans des conseillers en communication, en soirée promotion, en après midi rencontre,
Avec toutes ces dizaine de propositions facebook pour faire partie de dizaine de groupe de soutiens à des moustachus dont je ne connaissais même pas le nom
Avec les interviews des acteurs qui en faisait des tonnes pour essayer de nous dire ces élections ça allait être l’Illiade et l’Odyssée
Hé ben après tout ça je dois dire que je m’attendais à passer une super soirée,
j’étais seul, chez moi tranquille, des chips au sel à portée de main, optimiste, impatient, content d’être là, zéro a-priori négatif...
Et puis, ça a commencé...
Il a pas fallu deux minutes pour que je comprenne que ça allait être plein de clichés : on nous fait monter une sauce pas possible pendant des mois, on nous fait croire que ça va être terrible, on nous fait croire qu’il va y avoir des blessé, du drame, des suicidés, des explosions dans tous les coins...
Et qu’est-ce qu’on voit ?
Et qu’est-ce qu’on voit ?
Rien !
Enfin pas grand chose :
un peu comme un de ces films érotique qui passait à la télé dans les années quatre vingt, quand tous est floue, de loin, de dos.
Le tabou du poil.
Ca passe des semaines à s’insulter, à menacer, à fomenter des coup tordus et le jour des élection : tous le monde se respecte...
Tous le monde assis bien droit autour d’une table en plaqué merisier qui était bien la chose la sincère de ce soir là.
Bordel de merde ! On nous fait nous lever un dimanche pour faire la file dans des écoles primaires où plane cette insupportable odeur d’urine et de choux fleure sauce blanche...
Et ou le seul truc à faire en attendant qu’un assesseur crevé et de mauvais poile arrive à relancer le système qui a planté, c’est de regarder tous ces bricolages morbides bricolé par des gosses paumé dans un enseignement en ruine
ces visages peint sur des assiettes en carton avec des bouchon spa reine pour les yeux...
Ces bonshommes en rouleau de papier de toilette qui pendouilles comme des suicidé au dessus des radiateur en fonte.
Et à la fin de la journée qu’est-ce qu’on reçoit :
des graphiques en camembert, des projection en 3D
Et les quatres mêmes vieux acteurs qui nous ressortes encore et encore et encore ces rôles qu’on connaît par cœur :
Un Di Rupo en rémission qui fait un peu penser à Al Pacino dans le Parrain 2 quand Michael Corrleone dit au méchant gouverneur «Cette licence pour les casino, non seulement on ne va pas la payer mais en plus vous allez me l’apporter personnellement»
Un Reynders qui une fois encore arrive à faire celui qui sourit pendant un toucher rectal.
Un Javeau qui ce soir là était un peu Janis Joplin planant à Woodstock et ne sachant pas très bien avec qui passer la nuit.
Et une Milequet avec l’air aussi emmerdé que s’il fallait faire l’inventaire dans sa parfumerie pour la deuxième fois de la journée.
Ah ben la soirée électorale merci bien...
Même les scénaristes de Dora l’exploratrice font plus d’effort
La soirée électorale,
Quelle bête histoire, je vous jure.
Et puis ça s’est terminé comme ça... En queue de poisson...Comme un épisode de «Sous le Soleil» Avec ce petit goût triste dans la bouche et la conviction qu’on aurait mieux fait de laver ses carreaux.
Au moins ça, ça aura fait rentre un peu de lumière.
Le Soir 3-11-09
Prise rapide
Depuis quelques jour, l’Allemagne, l’Europe et le monde commémorent à coup de déclaration, de soirées thématiques d’images d’archives, et de témoignages la Chute du Mur de Berlin (il faut mettre des majuscule partout comme dans Bruxelles-Hal-Vilvorde).
Il faudrait être complètement crétin pour prétendre que ce Mur et tout ce qui se passait derrière, enfin derrière par rapport à nous, c’est à dire à l’Est, c’était autre chose que l’enfer. l’Enfer soft de la Hongrie «normalisée» de Janos Kadar, l’Enfer objectif de la Roumanie «systématisée» de Ceauscescu, l’Enfer claustrophobique de l’Albanie bunkerisé d’Enver Hoxha, l’Enfer paranoïaque de la République Démocratique Allemande d’Erich Honecker.
Ce qui ressort des festivités et des commémoration, ce qui sous tend le récit de ce chute, l’arc dramatique du scénario est assez hollywoodien : des hommes aspirants à la liberté, un obstacle à franchir, des péripétie, des moments de désespoirs et un climax, une nuit, où toute les émotions du récits sont concentré en une seule image : quelques héros à cheval sur le maudit mur qui commence à chanceler. Enfin, une résolution où les familles séparées pendant près de trente ans se retrouve dans une scène pour toujours au ralentis.
Générique de fin.
Fin de l’histoire.
Je me souviens qu’à l’époque, un historien nommé Fukuyama était parvenu à faire l’évènement en publiant sa «Fin de l’Histoire». Le monde rentrait dans le grand consensus de la Démocratie Libérale. L’humanité s’apprêtait à vivre dans la «non histoire». Pour tous le monde, ça allait être comme un départ en maison de retraite. Les deux cent milles prochaines années allaient être comme une tasse de camomille et un Lexotan : à la fois douces et ennuyeuse.
Avec le recule, on se dit qu’on a été vachement naïf : entre 1989 et aujourd’hui le sang à coulé avec un enthousiasme qui force le respect : entre le Congo et le Rwanda, la Côte d’Ivoire et le Darfour, l’Afrique se transforma en une véritable boucherie. Le monde eu droit encore au Kosovo, à deux guerres en Irak, une en Afghanistan, une au Liban et une en Tchétchénie. Il y eu le terrorisme, les conflits de «basses intensités», les «troubles», les «débordements», les «crises», les cris, les désespoirs, et de l’injustice livré par camion entiers à des gens qui n’avaient rien demandé.
Pas de fin de l’histoire, plein d’histoire au contraire. Pour reprendre la célèbre formule de Shakespeare : «un récit conté par un idiot, plein de bruit et de fureur et qui ne signifie rien».
Et les murs ? Les murs sont plus nombreux que jamais. Grands et petits, visibles et invisibles. Dans nos esprits où dans la réalité.
Mieux gardés que jamais.
Construits pour durer.
Sans doute indestructibles.
Depuis quelques jour, l’Allemagne, l’Europe et le monde commémorent à coup de déclaration, de soirées thématiques d’images d’archives, et de témoignages la Chute du Mur de Berlin (il faut mettre des majuscule partout comme dans Bruxelles-Hal-Vilvorde).
Il faudrait être complètement crétin pour prétendre que ce Mur et tout ce qui se passait derrière, enfin derrière par rapport à nous, c’est à dire à l’Est, c’était autre chose que l’enfer. l’Enfer soft de la Hongrie «normalisée» de Janos Kadar, l’Enfer objectif de la Roumanie «systématisée» de Ceauscescu, l’Enfer claustrophobique de l’Albanie bunkerisé d’Enver Hoxha, l’Enfer paranoïaque de la République Démocratique Allemande d’Erich Honecker.
Ce qui ressort des festivités et des commémoration, ce qui sous tend le récit de ce chute, l’arc dramatique du scénario est assez hollywoodien : des hommes aspirants à la liberté, un obstacle à franchir, des péripétie, des moments de désespoirs et un climax, une nuit, où toute les émotions du récits sont concentré en une seule image : quelques héros à cheval sur le maudit mur qui commence à chanceler. Enfin, une résolution où les familles séparées pendant près de trente ans se retrouve dans une scène pour toujours au ralentis.
Générique de fin.
Fin de l’histoire.
Je me souviens qu’à l’époque, un historien nommé Fukuyama était parvenu à faire l’évènement en publiant sa «Fin de l’Histoire». Le monde rentrait dans le grand consensus de la Démocratie Libérale. L’humanité s’apprêtait à vivre dans la «non histoire». Pour tous le monde, ça allait être comme un départ en maison de retraite. Les deux cent milles prochaines années allaient être comme une tasse de camomille et un Lexotan : à la fois douces et ennuyeuse.
Avec le recule, on se dit qu’on a été vachement naïf : entre 1989 et aujourd’hui le sang à coulé avec un enthousiasme qui force le respect : entre le Congo et le Rwanda, la Côte d’Ivoire et le Darfour, l’Afrique se transforma en une véritable boucherie. Le monde eu droit encore au Kosovo, à deux guerres en Irak, une en Afghanistan, une au Liban et une en Tchétchénie. Il y eu le terrorisme, les conflits de «basses intensités», les «troubles», les «débordements», les «crises», les cris, les désespoirs, et de l’injustice livré par camion entiers à des gens qui n’avaient rien demandé.
Pas de fin de l’histoire, plein d’histoire au contraire. Pour reprendre la célèbre formule de Shakespeare : «un récit conté par un idiot, plein de bruit et de fureur et qui ne signifie rien».
Et les murs ? Les murs sont plus nombreux que jamais. Grands et petits, visibles et invisibles. Dans nos esprits où dans la réalité.
Mieux gardés que jamais.
Construits pour durer.
Sans doute indestructibles.
Le Soir 27-10-09
L’ivresse de l’altitude
Dans les films de mafieux, quand on veut acheter quelqu’un, on se demande toujours ce qu’il aime. L’argent ? Les femmes ? Les voitures ? Le pouvoir ? Généralement, ça tourne autour de ça. On ne se demande pas si «l’homme à acheter» aime la musique Baroque, les brocantes du dimanche ou le trampoline. Ces choses là, ce sont des goût secondaires. Les goûts génériques (l’argent, les femmes, les voitures et le pouvoir), tous le monde en a au moins un et si ce n’est pas le cas, c’est qu’il est mort.
Souvent je me dis, que les mafieux pourraient m’acheter facilement. J’avoue qu’il m’arrive de me rêver au volant d’une Pontiac FireBird Trans Am de 1969, (celle qui a les bandes bleues sur la carrosserie), et qu’assise à côté de moi Scarlette Johanson vêtue d’un petit short en daim et regardant la carte, m’annoncerait que Las Vegas n’est plus très loin. Oui... Je l’avoue... Mea Culpa... Les voiture, les femmes et l’argent... Ces faiblesses sont les miennes.
Par contre, le goût du Pouvoir, c’est vraiment quelque chose qui me dépasse. Chaque jour qui passent dans l’actualité, nous donne à voir des hommes et des femmes qui s’accrochent de toutes leur petites force à un statut, à une fonction, à un grade, à un fauteuil, à un titre, à une position, qui ne leur assure aucune autre satisfaction que celle du Pouvoir. Ces personnages me fascinent. On les voit souffrir, on les voit souvent haï de tous, on les voit se démener pour éviter cette chute ou cette «dégradation» qui est pourtant, forcément inéluctable.
Ce qui est paradoxal avec le Pouvoir, c’est que plus il est absolu, plus il semble fragile et susceptible d’être rapidement perdu.
On célèbre les 20 ans de la fin du mur de Berlin dont la chute en une seule nuit marqua la mort des dictatures Est-Européennes. Dans les yeux des dictateur contemporain, les Ben Ali, Kim Jong Il, Ahmaniedjab, Than Shwe et autres... on devine depuis toujours et sans aucuns doute la terreur de perdre ce qu’il n’ont obtenu que par la force.
Didier Reynders aussi aime le Pouvoir. Comme tout ceux qui aime le pouvoir, il ne le reconnaîtra jamais. Il dira qu’il «aime défendre des idées» ou qu’il est «au service des électeurs et des militants». Mais dans le fond, ce qui le fait se lever à l’aube, se coucher au petites heures, s’épuiser en interminables réunions, interview, discours, ce ne sera jamais que le gout du Pouvoir.
Le gout du Pouvoir, quand on ne l’a pas, apparaît comme un piège mortel pour celui qui en souffre, une de ces grosses fleures qui sente la charogne, qui attirent les mouches imprudentes pour les dévorer toute vivantes.
On ne peut rien pour ces mouches. On ne peut rien pour ces gens. Impuissant et en serrant les dents, on peut juste assister à leur gesticulations qui ne les sauvera jamais.
Et s’étonner que de ces mouches, il y en aie tant.
Dans les films de mafieux, quand on veut acheter quelqu’un, on se demande toujours ce qu’il aime. L’argent ? Les femmes ? Les voitures ? Le pouvoir ? Généralement, ça tourne autour de ça. On ne se demande pas si «l’homme à acheter» aime la musique Baroque, les brocantes du dimanche ou le trampoline. Ces choses là, ce sont des goût secondaires. Les goûts génériques (l’argent, les femmes, les voitures et le pouvoir), tous le monde en a au moins un et si ce n’est pas le cas, c’est qu’il est mort.
Souvent je me dis, que les mafieux pourraient m’acheter facilement. J’avoue qu’il m’arrive de me rêver au volant d’une Pontiac FireBird Trans Am de 1969, (celle qui a les bandes bleues sur la carrosserie), et qu’assise à côté de moi Scarlette Johanson vêtue d’un petit short en daim et regardant la carte, m’annoncerait que Las Vegas n’est plus très loin. Oui... Je l’avoue... Mea Culpa... Les voiture, les femmes et l’argent... Ces faiblesses sont les miennes.
Par contre, le goût du Pouvoir, c’est vraiment quelque chose qui me dépasse. Chaque jour qui passent dans l’actualité, nous donne à voir des hommes et des femmes qui s’accrochent de toutes leur petites force à un statut, à une fonction, à un grade, à un fauteuil, à un titre, à une position, qui ne leur assure aucune autre satisfaction que celle du Pouvoir. Ces personnages me fascinent. On les voit souffrir, on les voit souvent haï de tous, on les voit se démener pour éviter cette chute ou cette «dégradation» qui est pourtant, forcément inéluctable.
Ce qui est paradoxal avec le Pouvoir, c’est que plus il est absolu, plus il semble fragile et susceptible d’être rapidement perdu.
On célèbre les 20 ans de la fin du mur de Berlin dont la chute en une seule nuit marqua la mort des dictatures Est-Européennes. Dans les yeux des dictateur contemporain, les Ben Ali, Kim Jong Il, Ahmaniedjab, Than Shwe et autres... on devine depuis toujours et sans aucuns doute la terreur de perdre ce qu’il n’ont obtenu que par la force.
Didier Reynders aussi aime le Pouvoir. Comme tout ceux qui aime le pouvoir, il ne le reconnaîtra jamais. Il dira qu’il «aime défendre des idées» ou qu’il est «au service des électeurs et des militants». Mais dans le fond, ce qui le fait se lever à l’aube, se coucher au petites heures, s’épuiser en interminables réunions, interview, discours, ce ne sera jamais que le gout du Pouvoir.
Le gout du Pouvoir, quand on ne l’a pas, apparaît comme un piège mortel pour celui qui en souffre, une de ces grosses fleures qui sente la charogne, qui attirent les mouches imprudentes pour les dévorer toute vivantes.
On ne peut rien pour ces mouches. On ne peut rien pour ces gens. Impuissant et en serrant les dents, on peut juste assister à leur gesticulations qui ne les sauvera jamais.
Et s’étonner que de ces mouches, il y en aie tant.
Le Soir 20-10-09
Hiver Nucléaire
Un de mes jeux préféré est celui de : «et cette semaine, qui je ne voudrais vraiment pas être ?». La semaine dernière, par exemple, je n’aurais vraiment pas voulu être Charles Michel. Essayer de convaincre qu’il n’a pas dit ce qu’on prétend qu’il a dit, tenter de nier qu’il fut troublé par le regard de sol meunière de la première dadame de France. J’ai eu mal pour lui. Ca m’a un peu fait penser à «Asterix en Corse», quand Obelix ne sais plus si il doit dire que la sœur du chef lui plait où ne lui plais pas. («Elle te plaît ma sœur ? Quoi ! Elle ne te plait pas»... etc...). Le point d’orgue du malaise, celui ou j’aurais le moins voulu être lui, c’était samedi matin à la radio. Dans une déclaration d’un kitsch aussi absolu qu’un dialogue de «La Boum 1», le ministre à l’égo blessé déclarait qu’il lui arrivait, en réunion, lorsque les choses de la politique lui apparaissaient comme trop violentes, de lire un passage de Lamartine. Lamartine qui fut, comme lui, Ministre et qui écrivait des choses comme :
«Lorsque seul avec toi, pensive et recueillie,
Tes deux mains dans la mienne, assis à tes côtés,
J'abandonne mon âme aux molles voluptés
Et je laisse couler les heures que j'oublie;
Lorsqu'au fond des forêts je t'entraîne avec moi,
Lorsque tes doux soupirs charment seuls mon oreille,
Ou que, te répétant les serments de la veille,
Je te jure à mon tour de n’adorer que toi; (…)»
Carla à bien de la chance de faire battre le cœur des poètes ministres wallons.
Mais cette semaine, celui que je n’aimerais pas être c’est Paul Magnette.
Paul Magnette, physiquement, c’est autre chose qu’un Charles Michel. Paul Magnette, les filles aiment bien. Enfin, les filles qui aime le genre Cow Boy. Paul Magnette, les costumes ne lui vont pas, ça fait un effet bizarre, comme si on mettait des boules de Noel à un Peuplier. Paul Magnette, on le verrait plutôt en jeans, à cheval, parcourir les plaines de l’Ouest et essayer de garder les troupeaux. Pauvre Paul, encore un qui est né au mauvais endroit et au mauvais moment. Le Gérard Mestralet, dans l’Ouest du dix neuvième siècle, on l’aurait recouvert de goudron et de plume et on l’aurait éjecté du saloon. Aujourd’hui, un petit ministre ne peut pas grand chose contre un grand patron.
Mauvaise semaine pour Paul Magnette décidément. Sa décision de prolonger de dix ans la vie des centrales lui revient dans la figure avec la puissance d’un bison colérique. Trois ministres régionaux, telle les sioux des grandes plaine, donnent l’assaut de sa décision de faire vieillir encore un peu les centrales Belge.
Peut être qu’un jour la commune de Thiange sera t’elle aussi célèbre que la ville de Tchernobyl.
En 1872, Buffalo Bill recevait la prestigieuse «Medal of Honor».
Il est probable que la seul distinction que recevra Paul Magnette sera en chocolat.
Cela dit, ça tombe bien, on dit que c’est un gourmand.
Un de mes jeux préféré est celui de : «et cette semaine, qui je ne voudrais vraiment pas être ?». La semaine dernière, par exemple, je n’aurais vraiment pas voulu être Charles Michel. Essayer de convaincre qu’il n’a pas dit ce qu’on prétend qu’il a dit, tenter de nier qu’il fut troublé par le regard de sol meunière de la première dadame de France. J’ai eu mal pour lui. Ca m’a un peu fait penser à «Asterix en Corse», quand Obelix ne sais plus si il doit dire que la sœur du chef lui plait où ne lui plais pas. («Elle te plaît ma sœur ? Quoi ! Elle ne te plait pas»... etc...). Le point d’orgue du malaise, celui ou j’aurais le moins voulu être lui, c’était samedi matin à la radio. Dans une déclaration d’un kitsch aussi absolu qu’un dialogue de «La Boum 1», le ministre à l’égo blessé déclarait qu’il lui arrivait, en réunion, lorsque les choses de la politique lui apparaissaient comme trop violentes, de lire un passage de Lamartine. Lamartine qui fut, comme lui, Ministre et qui écrivait des choses comme :
«Lorsque seul avec toi, pensive et recueillie,
Tes deux mains dans la mienne, assis à tes côtés,
J'abandonne mon âme aux molles voluptés
Et je laisse couler les heures que j'oublie;
Lorsqu'au fond des forêts je t'entraîne avec moi,
Lorsque tes doux soupirs charment seuls mon oreille,
Ou que, te répétant les serments de la veille,
Je te jure à mon tour de n’adorer que toi; (…)»
Carla à bien de la chance de faire battre le cœur des poètes ministres wallons.
Mais cette semaine, celui que je n’aimerais pas être c’est Paul Magnette.
Paul Magnette, physiquement, c’est autre chose qu’un Charles Michel. Paul Magnette, les filles aiment bien. Enfin, les filles qui aime le genre Cow Boy. Paul Magnette, les costumes ne lui vont pas, ça fait un effet bizarre, comme si on mettait des boules de Noel à un Peuplier. Paul Magnette, on le verrait plutôt en jeans, à cheval, parcourir les plaines de l’Ouest et essayer de garder les troupeaux. Pauvre Paul, encore un qui est né au mauvais endroit et au mauvais moment. Le Gérard Mestralet, dans l’Ouest du dix neuvième siècle, on l’aurait recouvert de goudron et de plume et on l’aurait éjecté du saloon. Aujourd’hui, un petit ministre ne peut pas grand chose contre un grand patron.
Mauvaise semaine pour Paul Magnette décidément. Sa décision de prolonger de dix ans la vie des centrales lui revient dans la figure avec la puissance d’un bison colérique. Trois ministres régionaux, telle les sioux des grandes plaine, donnent l’assaut de sa décision de faire vieillir encore un peu les centrales Belge.
Peut être qu’un jour la commune de Thiange sera t’elle aussi célèbre que la ville de Tchernobyl.
En 1872, Buffalo Bill recevait la prestigieuse «Medal of Honor».
Il est probable que la seul distinction que recevra Paul Magnette sera en chocolat.
Cela dit, ça tombe bien, on dit que c’est un gourmand.
Le Soir 13-10-09
Strating bloks
Obama, tous le monde l’aime bien. Il y a tellement de monde pour bien aimer Obama, qu’il arrive même que ce soit des gens qu’on aime pas et que du coup, Obama, on l’aime un peu moins.
Evidemment, aimer un peu moins quelqu’un parce qu’on s’aperçoit que des gens qu’on aime pas l’aime, c’est une raison complètement idiote, mais bon... c’est comme ça... On y peut rien... C’est l’inconscient qui parle... Un peu comme une variation sur le thème du syndrome de Stockholm, où l’on commencerait à trouver un peu moins sympathique le preneur d’otage parce qu’on aimerait encore moins les otages qui l’adorent.
Enfin soit, toujours est il que rationnellement, Obama, je l’aimerais plutôt bien même si parfois, la télé et les journaux auraient tendance à un faire une sorte d’accessoire fashion, un peu comme un sac à main porté par quelque vedettes dont les photographies au téléobjectifs se retrouveraient dans les magazines poeples et que l’on retrouveraient, plus tard,, imité et au rabais, un peu partout, dans les rayons des solderies ou vendu à la sauvette sur les trottoir des centres touristiques.
Donc j’aime bien Obama, même si je me dis qu’à être comme ça un sac à main, il bien se rendre compte qu’un jour il finira à la cave, sous un tas d’autre sac, adoré eux aussi un moment et puis tout simplement oublié.
Des sacs qui pourraient encore servir mais dont on ne sert plus.
Des sacs qui, avec le temps, auraient fini par avoir des défauts.
Des sacs dont le principal défauts aura été celui que tout fashion qu’il est, il ne changera jamais la nature profonde de celui ou celle qui le porte.
C’est vrais qu’il a du bagou, Obama. C’est vrais qu’il fait des discours qui font leur petit effet. C’est vrais aussi que succéder aux huit années rocambolesque de Georges Bush, c’était s’assurer pour pas grand chose un fameux capital de sympathie.
Obama, il était tout ça et maintenant, en plus, comme la «Croix Rouge», comme le «HCR», comme Martin Luther King, Comme Amnesty International, comme MSF et comme Mère Térésa, le voilà Prix Nobel de la Paix.
Un drôle de Prix Nobel, quand même... Un prix Nobel en prévision de quelque chose, un prix Nobel pour tentatives, un prix Nobel remit un peu tôt parce qu’un comité craignait de le remettre un peu tard.
Moi je veux bien. D’autant plus que fondamentalement, je dois avouer que je m’en fout un peu du Prix Nobel de la Paix, mais je ne sais quand même pas comment expliquer ça à mes enfants : une récompense pour des choses qu’on a pas eu le temps de faire.
Si c’était comme ça pour les devoirs ou pour ranger sa chambre, je crois que ce serait un joli bordel.
Plus je vieillis et plus le monde des adultes m’apparaît comme parfaitement incompréhensible.
Obama, tous le monde l’aime bien. Il y a tellement de monde pour bien aimer Obama, qu’il arrive même que ce soit des gens qu’on aime pas et que du coup, Obama, on l’aime un peu moins.
Evidemment, aimer un peu moins quelqu’un parce qu’on s’aperçoit que des gens qu’on aime pas l’aime, c’est une raison complètement idiote, mais bon... c’est comme ça... On y peut rien... C’est l’inconscient qui parle... Un peu comme une variation sur le thème du syndrome de Stockholm, où l’on commencerait à trouver un peu moins sympathique le preneur d’otage parce qu’on aimerait encore moins les otages qui l’adorent.
Enfin soit, toujours est il que rationnellement, Obama, je l’aimerais plutôt bien même si parfois, la télé et les journaux auraient tendance à un faire une sorte d’accessoire fashion, un peu comme un sac à main porté par quelque vedettes dont les photographies au téléobjectifs se retrouveraient dans les magazines poeples et que l’on retrouveraient, plus tard,, imité et au rabais, un peu partout, dans les rayons des solderies ou vendu à la sauvette sur les trottoir des centres touristiques.
Donc j’aime bien Obama, même si je me dis qu’à être comme ça un sac à main, il bien se rendre compte qu’un jour il finira à la cave, sous un tas d’autre sac, adoré eux aussi un moment et puis tout simplement oublié.
Des sacs qui pourraient encore servir mais dont on ne sert plus.
Des sacs qui, avec le temps, auraient fini par avoir des défauts.
Des sacs dont le principal défauts aura été celui que tout fashion qu’il est, il ne changera jamais la nature profonde de celui ou celle qui le porte.
C’est vrais qu’il a du bagou, Obama. C’est vrais qu’il fait des discours qui font leur petit effet. C’est vrais aussi que succéder aux huit années rocambolesque de Georges Bush, c’était s’assurer pour pas grand chose un fameux capital de sympathie.
Obama, il était tout ça et maintenant, en plus, comme la «Croix Rouge», comme le «HCR», comme Martin Luther King, Comme Amnesty International, comme MSF et comme Mère Térésa, le voilà Prix Nobel de la Paix.
Un drôle de Prix Nobel, quand même... Un prix Nobel en prévision de quelque chose, un prix Nobel pour tentatives, un prix Nobel remit un peu tôt parce qu’un comité craignait de le remettre un peu tard.
Moi je veux bien. D’autant plus que fondamentalement, je dois avouer que je m’en fout un peu du Prix Nobel de la Paix, mais je ne sais quand même pas comment expliquer ça à mes enfants : une récompense pour des choses qu’on a pas eu le temps de faire.
Si c’était comme ça pour les devoirs ou pour ranger sa chambre, je crois que ce serait un joli bordel.
Plus je vieillis et plus le monde des adultes m’apparaît comme parfaitement incompréhensible.
Le Soir 29-9-09
Les grands moyens
Chez moi, quand les enfants se disputent pour savoir qui pourra jouer avec le cirque Playmobile et que, malgré mes naïfs appels au calme, mes appels à la raison («joue à autre chose en attendant»), mes appels à la raison («allons, ce ne sont que des personnages en plastique»), mes recherches de solutions («chacun à votre tour») et que manifestement mon autorité ne sert à rien d’autre qu’à provoquer des sursauts d’insubordination, je me rend compte que si je veut terminer la journée en sauvant la face (celle de mon autorité malmenée par deux enfants prêt à mourir pour un clown en plastique), il faut que j’utilise les grand moyens. D’une voix forte et claire, chargée à bloc d’une conviction paternelle totalement inébranlable, je dis : «J’emmène tous le monde au Quick !».
Ca marche à tous les coups : les enfants oublient le Cirque Playmobile, les enfants oublient la guerre civile qui couvait, la haine qui montait, la révolte qui grondait, maintenant la famille à un projet, un projet un peu saturé en graisses mais un chouette projet quand même, un projet de ceux qui soude le groupe en moins de temps qu’il n’en faut pour recevoir son Happy Meal.
S’occuper d’une famille, dans une certaine mesure, c’est déjà faire de la politique. Au niveau des vrais pays, avec des vrais habitants, c’est la même chose : quand tout va bien... On ne change rien.
Mais quand tout va moins bien...
Quand tout va moins bien... Il faut trouver quelque chose qui sache détourner l’attention, un chouette projet pour lequel on pourrait parvenir à mobiliser une petite population un peu nerveuse : une guerre, par exemple. Dans le genre projet, la guerre c’est un classique.
Le président Iranien Ahmadinejad, en annonçant bien haut et bien fort qu’il enrichira de l’uranium si il veut et qu’il testera des missile d’une portée de 2000 kilomètres, il l’organise bien sa guerre.
Après les élections et après les manifestations brutales, après la répressions qui ne servit pas à grand chose, Ahmadinejad à enfin comprit que rien ne servait de crier et de frapper, il fallait emmener tous le monde au Quick... Enfin à la guerre.
Bien entendu, de la même manière que lorsque j’emmène mes enfants au Quick, il m’arrive de m’inquiéter de leur taux de cholestérol, des mauvaise habitude alimentaires que j’installe dans leur esprit et de l’éventuelle thrombose qu’il me devront dans soixante ans, la guerre qu’Ahmadinejad offrira à l’Iran comme un Maxi Menu aura, elle aussi, un prix.
Entre le Quick et le Président Iranien, il y a cependant une différence... Au Quick c’est moi qui paye et les enfants qui se régalent. En Iran, ce sera tout juste le contraire
Chez moi, quand les enfants se disputent pour savoir qui pourra jouer avec le cirque Playmobile et que, malgré mes naïfs appels au calme, mes appels à la raison («joue à autre chose en attendant»), mes appels à la raison («allons, ce ne sont que des personnages en plastique»), mes recherches de solutions («chacun à votre tour») et que manifestement mon autorité ne sert à rien d’autre qu’à provoquer des sursauts d’insubordination, je me rend compte que si je veut terminer la journée en sauvant la face (celle de mon autorité malmenée par deux enfants prêt à mourir pour un clown en plastique), il faut que j’utilise les grand moyens. D’une voix forte et claire, chargée à bloc d’une conviction paternelle totalement inébranlable, je dis : «J’emmène tous le monde au Quick !».
Ca marche à tous les coups : les enfants oublient le Cirque Playmobile, les enfants oublient la guerre civile qui couvait, la haine qui montait, la révolte qui grondait, maintenant la famille à un projet, un projet un peu saturé en graisses mais un chouette projet quand même, un projet de ceux qui soude le groupe en moins de temps qu’il n’en faut pour recevoir son Happy Meal.
S’occuper d’une famille, dans une certaine mesure, c’est déjà faire de la politique. Au niveau des vrais pays, avec des vrais habitants, c’est la même chose : quand tout va bien... On ne change rien.
Mais quand tout va moins bien...
Quand tout va moins bien... Il faut trouver quelque chose qui sache détourner l’attention, un chouette projet pour lequel on pourrait parvenir à mobiliser une petite population un peu nerveuse : une guerre, par exemple. Dans le genre projet, la guerre c’est un classique.
Le président Iranien Ahmadinejad, en annonçant bien haut et bien fort qu’il enrichira de l’uranium si il veut et qu’il testera des missile d’une portée de 2000 kilomètres, il l’organise bien sa guerre.
Après les élections et après les manifestations brutales, après la répressions qui ne servit pas à grand chose, Ahmadinejad à enfin comprit que rien ne servait de crier et de frapper, il fallait emmener tous le monde au Quick... Enfin à la guerre.
Bien entendu, de la même manière que lorsque j’emmène mes enfants au Quick, il m’arrive de m’inquiéter de leur taux de cholestérol, des mauvaise habitude alimentaires que j’installe dans leur esprit et de l’éventuelle thrombose qu’il me devront dans soixante ans, la guerre qu’Ahmadinejad offrira à l’Iran comme un Maxi Menu aura, elle aussi, un prix.
Entre le Quick et le Président Iranien, il y a cependant une différence... Au Quick c’est moi qui paye et les enfants qui se régalent. En Iran, ce sera tout juste le contraire
Le Soir 15-9-09
Les profs, les vaches, l’argent...
J’ai toujours bien aimé les vaches. Des grosses bêtes avec des regards doux et tristes. J’ai toujours aimé, au détour d’une balade, croiser leur grands yeux mouillés. Je crois que, parfois, je me reconnais un peu en elles, coincés derrière un barbelé, les papattes dans la boue et l’herbe humide, à regarder passer la vie sans rien y comprendre. A attendre une fin qui chaque jour est un peu plus porche.
Une vache, c’est incroyable comme ça se laisse faire : on lui dit de sortir et elle sort, on lui dit de rentrer et elle rentre, on lui dit de ne plus bouger et elle ne bouge plus et elle donne son lait, comme ça, sans faire d’histoires, sans rien connaître à l’économie, sans rien connaître à la Politique Agricole Commune, sans rien connaître à l’Europe et sans savoir que le désespoir de celui qui la trait, le poussera à le répandre par hectolitres sur le bitume d’une autoroute. Pourtant, il m’arrive souvent de penser qu’une vache, c’est vachement plus fort qu’un homme. Une vache, ça doit bien peser dans les 600-700 kilos, sans compter le lait et parfois, il m’arrive de me dire que si toute les vaches du monde avaient soudain envie de manger de la viande, que si toute les vaches du monde décidaient de ne plus partager, qu’elles se disaient que leur lait, c’est pour leur petit veau... Même dans les bureau cossu et inaccessibles des commissaire Européen, on aurait du soucis à se faire.
Parfois, quand je vois les profs, je me dis que c’est un peu comme ces vaches que j’aime bien. Comme les vaches, ça vit dans l’inconfort de ces établissements scolaires qui se décompose lentement, faute de moyen et surtout faute d’attention. (J’ai connu des profs qui prenait sur leur week end pour repeindre leur classe à leur frais). Comme les vaches, les profs c’est plutôt docile : ca rentre quand on leur dit de rentrer, ça sort quand on leur dit de sortir, ça se tient tranquil... Et puis ça donne... Pas du lait évidemment, mais du savoir... Chaque jour de chaque semaine de chaque année... Et comme le lait, ce savoir, tout doucement ça fabrique des petits adultes qui seront pompier, astronautes, acteur, musicien, vendeur de chaussettes ou bien encore ministres bien assis dans un bureau inaccessible, cossu et fraîchement repeins aux frais de la communauté.
Il m’arrive souvent de me dire que le jour où les profs en auront marre, on aura tous du soucis à se faire.
Et si c’est le même jour que les vaches, nos enfants que nous aimons tant finiront maigre, déminéralisé, démoralisé et finalement assez crétin.
En un mot la fin du monde
Et peut être qu’alors, il faudra que dans les bureaux de ministres et les bureau de commissaire, on commence à vraiment travailler.
Mais il sera peut être trop tard.
J’ai toujours bien aimé les vaches. Des grosses bêtes avec des regards doux et tristes. J’ai toujours aimé, au détour d’une balade, croiser leur grands yeux mouillés. Je crois que, parfois, je me reconnais un peu en elles, coincés derrière un barbelé, les papattes dans la boue et l’herbe humide, à regarder passer la vie sans rien y comprendre. A attendre une fin qui chaque jour est un peu plus porche.
Une vache, c’est incroyable comme ça se laisse faire : on lui dit de sortir et elle sort, on lui dit de rentrer et elle rentre, on lui dit de ne plus bouger et elle ne bouge plus et elle donne son lait, comme ça, sans faire d’histoires, sans rien connaître à l’économie, sans rien connaître à la Politique Agricole Commune, sans rien connaître à l’Europe et sans savoir que le désespoir de celui qui la trait, le poussera à le répandre par hectolitres sur le bitume d’une autoroute. Pourtant, il m’arrive souvent de penser qu’une vache, c’est vachement plus fort qu’un homme. Une vache, ça doit bien peser dans les 600-700 kilos, sans compter le lait et parfois, il m’arrive de me dire que si toute les vaches du monde avaient soudain envie de manger de la viande, que si toute les vaches du monde décidaient de ne plus partager, qu’elles se disaient que leur lait, c’est pour leur petit veau... Même dans les bureau cossu et inaccessibles des commissaire Européen, on aurait du soucis à se faire.
Parfois, quand je vois les profs, je me dis que c’est un peu comme ces vaches que j’aime bien. Comme les vaches, ça vit dans l’inconfort de ces établissements scolaires qui se décompose lentement, faute de moyen et surtout faute d’attention. (J’ai connu des profs qui prenait sur leur week end pour repeindre leur classe à leur frais). Comme les vaches, les profs c’est plutôt docile : ca rentre quand on leur dit de rentrer, ça sort quand on leur dit de sortir, ça se tient tranquil... Et puis ça donne... Pas du lait évidemment, mais du savoir... Chaque jour de chaque semaine de chaque année... Et comme le lait, ce savoir, tout doucement ça fabrique des petits adultes qui seront pompier, astronautes, acteur, musicien, vendeur de chaussettes ou bien encore ministres bien assis dans un bureau inaccessible, cossu et fraîchement repeins aux frais de la communauté.
Il m’arrive souvent de me dire que le jour où les profs en auront marre, on aura tous du soucis à se faire.
Et si c’est le même jour que les vaches, nos enfants que nous aimons tant finiront maigre, déminéralisé, démoralisé et finalement assez crétin.
En un mot la fin du monde
Et peut être qu’alors, il faudra que dans les bureaux de ministres et les bureau de commissaire, on commence à vraiment travailler.
Mais il sera peut être trop tard.
Le Soir 8-9-09
C4
Lundi matin, à la radio et dans les journaux, les gens était vraiment surexcités. Guy Vanhengel, un ministre du budget en intérim, avait déclaré dans le Standaart que «la Belgique était en faillite virtuelle». Tout le monde avait sauté sur le mot faillite. C’est normal, c’est un mot horrible, surtout avec cette sale crise qui semble s’être installé dans notre système économique à la manière d’un prion dans le cerveau d’une vache anglaise. Faillite c’est un mot comme «prise de sang», un mot comme «Alzeheimer», un mot comme «Al-Quaida», c’est un mot qui fait peur parce que c’est un mot qui traîne derrière lui des wagons d’images désagréable : la rue, la pluie, le froid, la faim, la misère, un clochard rongé par l’alcool sous des morceau de carton, le chômage, des enfants qui n’auront rien à noel, une femme qui demande le divorce, une longue file à la CAPAC... Dans le mot faillite, il y a tout ça, c’est pour ça qu’on ne l’aime pas ce mot, c’est pour ça qu’imaginer que tous les Belges vont bientôt recevoir leur C4 de citoyen ça fait un peu peur, parce qu’on a pas envie de chercher un autre pays où aller vivre, avec de nouveau collègues, un nouvel employeur et de nouveaux horaires.
Mais «virtuelle»…. Qu’est ce que Guy Vanhengel à t’il bien voulu dire par «virtuelle». «Virtuel» avec «Interactif», dans les années nonante, quand Internet brillait comme un sou neuf, c’était un mot à la mode. Aujourd’hui, c’est juste devenu un bête mot. Un bête mot, c’est un mot qu’on peut placer dans n’importe quelle phrase, mais qui ne sert à rien qu’à l’allonger un peu, comme un peu d’eau dans un seau de peinture blanche : «mmmm, le dîner de ce soir est virtuellement bon». «Holala, virtuellement, l’hiver sera froid». «Je brûle de désir virtuel pour cette jeune actrice anglo-saxonne». «Depuis mon lumbago, je suis un sportif virtuel...».
«Virtuel», c’est un peu comme une épice exotique utilisée par un cuisinier débutant pour faire croire qu’il ne fait pas les blanc de poulets comme tous le monde, qu’il a été initié à une sorte de mystère ésotérique, qu’une espèce d’inspiration lui est tombée dessus et à fait de lui un prophète, que si les autres ne sont que de stupides tacherons, lui est branché sur des mystères dont la nature échappe au commun des mortels.
«La Belgique est en faillite virtuelle» formulé par un ministre du budget c’est un peu comme si un ministre du tourisme avait lancé «la Suisse est le test de Rorshack de l’himalaya», une phrase qui laisse perplexe, qui semble pouvoir susciter une quelconque reflexion mais qui, au bout du compte, signifie rien.
Et c’est peut être de ça qu’on devrait s’inquiéter : un responsable politique qui parle pour ne rien dire, c’est un responsable politique qui ne dit rien. Et un responsable politique qui ne dit rien, c’est un irresponsable.
Lundi matin, à la radio et dans les journaux, les gens était vraiment surexcités. Guy Vanhengel, un ministre du budget en intérim, avait déclaré dans le Standaart que «la Belgique était en faillite virtuelle». Tout le monde avait sauté sur le mot faillite. C’est normal, c’est un mot horrible, surtout avec cette sale crise qui semble s’être installé dans notre système économique à la manière d’un prion dans le cerveau d’une vache anglaise. Faillite c’est un mot comme «prise de sang», un mot comme «Alzeheimer», un mot comme «Al-Quaida», c’est un mot qui fait peur parce que c’est un mot qui traîne derrière lui des wagons d’images désagréable : la rue, la pluie, le froid, la faim, la misère, un clochard rongé par l’alcool sous des morceau de carton, le chômage, des enfants qui n’auront rien à noel, une femme qui demande le divorce, une longue file à la CAPAC... Dans le mot faillite, il y a tout ça, c’est pour ça qu’on ne l’aime pas ce mot, c’est pour ça qu’imaginer que tous les Belges vont bientôt recevoir leur C4 de citoyen ça fait un peu peur, parce qu’on a pas envie de chercher un autre pays où aller vivre, avec de nouveau collègues, un nouvel employeur et de nouveaux horaires.
Mais «virtuelle»…. Qu’est ce que Guy Vanhengel à t’il bien voulu dire par «virtuelle». «Virtuel» avec «Interactif», dans les années nonante, quand Internet brillait comme un sou neuf, c’était un mot à la mode. Aujourd’hui, c’est juste devenu un bête mot. Un bête mot, c’est un mot qu’on peut placer dans n’importe quelle phrase, mais qui ne sert à rien qu’à l’allonger un peu, comme un peu d’eau dans un seau de peinture blanche : «mmmm, le dîner de ce soir est virtuellement bon». «Holala, virtuellement, l’hiver sera froid». «Je brûle de désir virtuel pour cette jeune actrice anglo-saxonne». «Depuis mon lumbago, je suis un sportif virtuel...».
«Virtuel», c’est un peu comme une épice exotique utilisée par un cuisinier débutant pour faire croire qu’il ne fait pas les blanc de poulets comme tous le monde, qu’il a été initié à une sorte de mystère ésotérique, qu’une espèce d’inspiration lui est tombée dessus et à fait de lui un prophète, que si les autres ne sont que de stupides tacherons, lui est branché sur des mystères dont la nature échappe au commun des mortels.
«La Belgique est en faillite virtuelle» formulé par un ministre du budget c’est un peu comme si un ministre du tourisme avait lancé «la Suisse est le test de Rorshack de l’himalaya», une phrase qui laisse perplexe, qui semble pouvoir susciter une quelconque reflexion mais qui, au bout du compte, signifie rien.
Et c’est peut être de ça qu’on devrait s’inquiéter : un responsable politique qui parle pour ne rien dire, c’est un responsable politique qui ne dit rien. Et un responsable politique qui ne dit rien, c’est un irresponsable.
Le Soir 1-9-09
Bonobo
Hier, sous un ciel couleur cercueil, c’était la rentrée des classe. Ma fille de trois an et demis, les pupilles dilatées par l'effroi et avec sur le dos son cartable «Dora l’exploratrice» flambant neuf remplis de crayons de couleur et d’un pic-nic jambon-fromage, découvrait dans sa nouvelle école, ses nouveau copains, sa nouvelle institutrice. On avait passé les quinze jour précédents à lui mentir, on lui avait dit que ça allait être bien, qu’elle allait s’amuser, que ce serait cent pour cent rigolade. Elle nous avait cru... Ce que les enfants sont naïf. C’est fou ce que les parents sont des salauds. C’était tout sauf drôle : l'atmosphère à la fois tendue et surexcitée de vingt trois gamins et quarante six parents confinés dans les trente cinq mètre carré de la classe faisait confusément penser à celle d’une distribution de vivre dans un camps de réfugiés. Une atmosphère à deux doigts de l’incident.
Quand on est parti et qu’elle nous regardait avec l’air incrédule de celle qui ne parvient pas à croire qu’elle a été trahie par sa propre famille. Et qu’on ne vienne pas me dire qu’elle oubliera et qu’elle s’habituera. Elle n’oubliera rien, elle ne s’habituera pas. C’est juste la fin de l’innocence et le début de ce long moment de souffrance qu’on appel la Vie. Je me suis demandé pourquoi on avait fait ça. Pourquoi je l’avais laissé seul et triste derrière une vitre sale. Pourquoi, au lieu de nous enterrer une année de plus dans une série d’actions dont la simple résultante est de parvenir à rembourser le prêt hypothécaire sur trente an d’un appartement un peu trop petit, nous n’étions pas partis, à pieds vers les forêts profondes où vivent heureux les bonobos.
Oui, évidemment, en vivant avec les bonobos, en passant nos journées à somnoler en mâchouillant des fruits secs, on ne se socialiserait pas des masses, nous n’aurions plus accès à la Culture ni à l’Histoire des hommes, on ne ferait pas honneur à l’espèce et en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, on deviendrait de parfait inadaptés : un vocabulaire rétrécit à quelques mots indispensables, une notion du temps plutôt vague, d’un certains côté on ferait pitié, d’un autre on serait sans doute heureux d’avoir quitté ce foutu monde des humains où des petits crânes de trois ans à peine doivent devenir «performant», «rentable», «opérationnel» dans un univers «performant», «rentable» et opérationnel». Un monde aussi réel qu’une prison chinoise, qu’un tibias cassé sur un terrain de foot, qu’un potentat Lybien qui fête ses 40 ans de règne sans emmerdements notables, qu’un double millénaire de guerres immondes, qu’une multitudes de petites arnaques pouilleuse dans un pays minuscules, que l’hypocrisie de l’économie libérale et le cauchemar de l’économie planifiée. Finalement, le prix est élevé pour être un humain. Tellement élevé que je me demande si ça en vaut la peine.
Hier, sous un ciel couleur cercueil, c’était la rentrée des classe. Ma fille de trois an et demis, les pupilles dilatées par l'effroi et avec sur le dos son cartable «Dora l’exploratrice» flambant neuf remplis de crayons de couleur et d’un pic-nic jambon-fromage, découvrait dans sa nouvelle école, ses nouveau copains, sa nouvelle institutrice. On avait passé les quinze jour précédents à lui mentir, on lui avait dit que ça allait être bien, qu’elle allait s’amuser, que ce serait cent pour cent rigolade. Elle nous avait cru... Ce que les enfants sont naïf. C’est fou ce que les parents sont des salauds. C’était tout sauf drôle : l'atmosphère à la fois tendue et surexcitée de vingt trois gamins et quarante six parents confinés dans les trente cinq mètre carré de la classe faisait confusément penser à celle d’une distribution de vivre dans un camps de réfugiés. Une atmosphère à deux doigts de l’incident.
Quand on est parti et qu’elle nous regardait avec l’air incrédule de celle qui ne parvient pas à croire qu’elle a été trahie par sa propre famille. Et qu’on ne vienne pas me dire qu’elle oubliera et qu’elle s’habituera. Elle n’oubliera rien, elle ne s’habituera pas. C’est juste la fin de l’innocence et le début de ce long moment de souffrance qu’on appel la Vie. Je me suis demandé pourquoi on avait fait ça. Pourquoi je l’avais laissé seul et triste derrière une vitre sale. Pourquoi, au lieu de nous enterrer une année de plus dans une série d’actions dont la simple résultante est de parvenir à rembourser le prêt hypothécaire sur trente an d’un appartement un peu trop petit, nous n’étions pas partis, à pieds vers les forêts profondes où vivent heureux les bonobos.
Oui, évidemment, en vivant avec les bonobos, en passant nos journées à somnoler en mâchouillant des fruits secs, on ne se socialiserait pas des masses, nous n’aurions plus accès à la Culture ni à l’Histoire des hommes, on ne ferait pas honneur à l’espèce et en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, on deviendrait de parfait inadaptés : un vocabulaire rétrécit à quelques mots indispensables, une notion du temps plutôt vague, d’un certains côté on ferait pitié, d’un autre on serait sans doute heureux d’avoir quitté ce foutu monde des humains où des petits crânes de trois ans à peine doivent devenir «performant», «rentable», «opérationnel» dans un univers «performant», «rentable» et opérationnel». Un monde aussi réel qu’une prison chinoise, qu’un tibias cassé sur un terrain de foot, qu’un potentat Lybien qui fête ses 40 ans de règne sans emmerdements notables, qu’un double millénaire de guerres immondes, qu’une multitudes de petites arnaques pouilleuse dans un pays minuscules, que l’hypocrisie de l’économie libérale et le cauchemar de l’économie planifiée. Finalement, le prix est élevé pour être un humain. Tellement élevé que je me demande si ça en vaut la peine.
Le Soir 23-6-09 bis
La confiture
Bon, c’est vrais, François Mitterand, question cultures, il se la pètait pas mal.
Mais bon, d’un autre côté, je n’aurais pas aimé jouer à Trivial Poursuite avec ce type, parce que même si il se la pètait, même si il avait plein de défaut, même si dans ses interview il lui arrivait de dépasser l’arrogance d’un Olivier Maingain sous stéroïdes, même si il avait toujours gardé un petit côté Action Française qui sentait l’oignon cuit, hé bien la culture, il en avait.
Je me demande si il a beaucoup joué avec son petit neveux. Peut être, l’été, dans la grande maison familiale de Latche, le grand François faisait-il sauter sur ses genoux le petit Fréderic qui lui répondait en gazouillant des cui cui enfantin aussi touchant qu’inintelligible.
Peut-être...
En tout cas, il est très peu probable qu’il se soit douté qu’un jour, en France, un petit président pour qui la culture se résumerait à un écran plasma d’un mètre de diagonal sur le mur d’un yacht, nomme ce petit bébé gazouillant et rotant, ministre de la culture.
Frédéric Mittérand ministre de la culture.
Quand j’entend un truc pareil, franchement, je me met à aimer Fadila Laanan.
Frédéric Mittérand, depuis l’été à Latche et les genoux de son oncle, à grandit et il a fait une sorte de carrière télévisée ou il réussi, à sa façon, à faire de la culture. Une drôle de culture. Une sorte de cuisine fusion entre des citations de Casimir, du Prince Rainier et de Louis XIV. Une culture qui brille quand on l’astique, mais qui ne fait pas grand chose d’autre. Une culture de la très longue phrases sans ponctuation, une culture ou le froufrou en autruche côtoie sans se gêner des vases étrusques. Une culture qui passe bien à la télé même si elle ne ressemble pas à grand chose, une culture ou un joli mot vaut bien un autre joli mot et ou une jolie phrase vaut bien une autre jolie phrase mais ou le sens c’est la troisième roue du carrosse. Une culture du carrosse, justement, une culture du tapis rouge, du «grand événement», une culture très croisette, très jet set. Une culture pour table basse designe dans un salon Empire ou un loft d’architecte.
Une culture qui tiendra certainement ses promesses : elle sera digeste, elle ira bien sur les socles et dans les vitrines de l’Elysée. Une culture qui pourra dire aux mécontents qu’elle est ouverte à tous alors qu’elle n’est ouverte à rien.
Ou alors qu’elle est ouverte comme un de ces sac en plastique dans lesquels une fois qu’on a passé la tête, on meurt.
Rapidement.
D'asphyxie.
Je suis certains d’une chose. Nicolas Sarkozy et Frédéric Mittérand, ils vont s’adorer.
Le reste, sans doute, n’a aucune espèce d’importance.
Bon, c’est vrais, François Mitterand, question cultures, il se la pètait pas mal.
Mais bon, d’un autre côté, je n’aurais pas aimé jouer à Trivial Poursuite avec ce type, parce que même si il se la pètait, même si il avait plein de défaut, même si dans ses interview il lui arrivait de dépasser l’arrogance d’un Olivier Maingain sous stéroïdes, même si il avait toujours gardé un petit côté Action Française qui sentait l’oignon cuit, hé bien la culture, il en avait.
Je me demande si il a beaucoup joué avec son petit neveux. Peut être, l’été, dans la grande maison familiale de Latche, le grand François faisait-il sauter sur ses genoux le petit Fréderic qui lui répondait en gazouillant des cui cui enfantin aussi touchant qu’inintelligible.
Peut-être...
En tout cas, il est très peu probable qu’il se soit douté qu’un jour, en France, un petit président pour qui la culture se résumerait à un écran plasma d’un mètre de diagonal sur le mur d’un yacht, nomme ce petit bébé gazouillant et rotant, ministre de la culture.
Frédéric Mittérand ministre de la culture.
Quand j’entend un truc pareil, franchement, je me met à aimer Fadila Laanan.
Frédéric Mittérand, depuis l’été à Latche et les genoux de son oncle, à grandit et il a fait une sorte de carrière télévisée ou il réussi, à sa façon, à faire de la culture. Une drôle de culture. Une sorte de cuisine fusion entre des citations de Casimir, du Prince Rainier et de Louis XIV. Une culture qui brille quand on l’astique, mais qui ne fait pas grand chose d’autre. Une culture de la très longue phrases sans ponctuation, une culture ou le froufrou en autruche côtoie sans se gêner des vases étrusques. Une culture qui passe bien à la télé même si elle ne ressemble pas à grand chose, une culture ou un joli mot vaut bien un autre joli mot et ou une jolie phrase vaut bien une autre jolie phrase mais ou le sens c’est la troisième roue du carrosse. Une culture du carrosse, justement, une culture du tapis rouge, du «grand événement», une culture très croisette, très jet set. Une culture pour table basse designe dans un salon Empire ou un loft d’architecte.
Une culture qui tiendra certainement ses promesses : elle sera digeste, elle ira bien sur les socles et dans les vitrines de l’Elysée. Une culture qui pourra dire aux mécontents qu’elle est ouverte à tous alors qu’elle n’est ouverte à rien.
Ou alors qu’elle est ouverte comme un de ces sac en plastique dans lesquels une fois qu’on a passé la tête, on meurt.
Rapidement.
D'asphyxie.
Je suis certains d’une chose. Nicolas Sarkozy et Frédéric Mittérand, ils vont s’adorer.
Le reste, sans doute, n’a aucune espèce d’importance.
Le Soir 23-6-09
Mon petit conseil au guide suprême de la révolution
Je suis toujours impressionné de voire à quelle point les dictateurs et les dictatures peuvent se compliquer la vie pour essayer de se maintenir au pouvoir. La brutalité, la peur, la police secrète, les organisation militaires ou paramilitaires, le contrôle des médias et tous les gadgets bien connu de la violence politique qui finalement coûtent une fortune pour ne même durer éternellement. Après quelques années, pareil à vieil organisme paresseux, le système se sclérose, la «révolution» s’embourbe. Le pouvoir distribue a ses sympathisant devises et avantages de toute nature pour s’assurer leur fidélité et, ce faisant, il se ruine pour assurer sa propre survie. Tôt ou tard, avec l’isolement diplomatique, avec l’arrivée de nouvelle génération, le ciment s’érode et l’édifice fini par se casser la figure, ne laissant derrière lui que quelques monuments grotesque et un paquet de mauvais souvenir.
Exclure une population des choix politiques, vider une démocratie de son essence demande un peu d’intelligence et un peu de technique. Si, pour y parvenir, il existe de nombreuses méthodes, la plus simple est celle que j’appellerais celle de la «nappe de brouillard» et qui consiste à rendre un système politique à la fois très compliqué et très ennuyeux.
Cette technique extrêmement efficace fini par donner au système l’apparence d’une nappe de brouillard : on ne connaît ni sa densité exacte, pas vraiment sa composition, certainement pas sa forme ni ses limites et on ne sait ni la toucher, ni la déplacer, ni l’atteindre d’une quelconque manière. Au plus sait on dire qu’on «y est» ou qu’on «y est pas».
Et encore...
Les bases de la technique de la nappe de brouillard sont :
- L’organisation d'élections, obligatoires si possible afin de donner, une «impression» de démocratie.
- Attention, les élections ne doivent être qu’à un seul tour parce que quand même il ne faut pas exagérer...
- Je conseil vivement de diviser le pays en petits morceaux compliqués ayant des compétences mal définies : communes, province, région, communauté, commission communautaire.
- Mettez deux assemblée législatives pour le niveau de pouvoir que vous appellerez, par exemple, fédéral (vous pouvez aussi en mettre 3 ou 5, autant que vous voulez, en faite...). Ca brouille un peu les pistes.
- Tant que vous y êtes mettez aussi des assemblée législatives pour les Régions et les Communautés et compliquez dans la mesure du possible le système de désignation de leur membres.
- Il faut soigneusement organiser une sorte de système de partis dans lequel une fois les élections terminée des alliance de toutes sortes et avec des noms de légumes peuvent voir le jour pour siéger dans les différentes assemblées en invoquant toujours «le choix de l’électeur» avec l’aplomb d’une voyante prétendant «voire des images» dans sa boule de cristal.
- Mais le plus important, la condition «sine qua none» : même si c’est difficile, même si ça vous paraît impossible, il faut garder votre sérieux.
Je suis toujours impressionné de voire à quelle point les dictateurs et les dictatures peuvent se compliquer la vie pour essayer de se maintenir au pouvoir. La brutalité, la peur, la police secrète, les organisation militaires ou paramilitaires, le contrôle des médias et tous les gadgets bien connu de la violence politique qui finalement coûtent une fortune pour ne même durer éternellement. Après quelques années, pareil à vieil organisme paresseux, le système se sclérose, la «révolution» s’embourbe. Le pouvoir distribue a ses sympathisant devises et avantages de toute nature pour s’assurer leur fidélité et, ce faisant, il se ruine pour assurer sa propre survie. Tôt ou tard, avec l’isolement diplomatique, avec l’arrivée de nouvelle génération, le ciment s’érode et l’édifice fini par se casser la figure, ne laissant derrière lui que quelques monuments grotesque et un paquet de mauvais souvenir.
Exclure une population des choix politiques, vider une démocratie de son essence demande un peu d’intelligence et un peu de technique. Si, pour y parvenir, il existe de nombreuses méthodes, la plus simple est celle que j’appellerais celle de la «nappe de brouillard» et qui consiste à rendre un système politique à la fois très compliqué et très ennuyeux.
Cette technique extrêmement efficace fini par donner au système l’apparence d’une nappe de brouillard : on ne connaît ni sa densité exacte, pas vraiment sa composition, certainement pas sa forme ni ses limites et on ne sait ni la toucher, ni la déplacer, ni l’atteindre d’une quelconque manière. Au plus sait on dire qu’on «y est» ou qu’on «y est pas».
Et encore...
Les bases de la technique de la nappe de brouillard sont :
- L’organisation d'élections, obligatoires si possible afin de donner, une «impression» de démocratie.
- Attention, les élections ne doivent être qu’à un seul tour parce que quand même il ne faut pas exagérer...
- Je conseil vivement de diviser le pays en petits morceaux compliqués ayant des compétences mal définies : communes, province, région, communauté, commission communautaire.
- Mettez deux assemblée législatives pour le niveau de pouvoir que vous appellerez, par exemple, fédéral (vous pouvez aussi en mettre 3 ou 5, autant que vous voulez, en faite...). Ca brouille un peu les pistes.
- Tant que vous y êtes mettez aussi des assemblée législatives pour les Régions et les Communautés et compliquez dans la mesure du possible le système de désignation de leur membres.
- Il faut soigneusement organiser une sorte de système de partis dans lequel une fois les élections terminée des alliance de toutes sortes et avec des noms de légumes peuvent voir le jour pour siéger dans les différentes assemblées en invoquant toujours «le choix de l’électeur» avec l’aplomb d’une voyante prétendant «voire des images» dans sa boule de cristal.
- Mais le plus important, la condition «sine qua none» : même si c’est difficile, même si ça vous paraît impossible, il faut garder votre sérieux.
Le Soir 16-6-09
Le mariage de mon autre cousine
Je pense souvent à cette cousine, une fille avec un certain charme propre à ceux qui on passé beaucoup de temps à la campagne et qui en ont gardé un sens des valeurs aussi solide que des fondation en pierres du pays, un bon sens pouvant donner l’impression d’une «madame je sais tout» alors que ce n’est en réalité que de l’expression de la naïveté de quelqu’un qui est peu sorti et qui ne connaît le monde qu’a travers les livres et la télévision.
Ma cousine, qui n’est pourtant pas vilaine, est restée longtemps sur le carreau : assise toute seul sur les chaises de la salle des fêtes à regarder les même garçons inviter les même filles, à regarder encore et encore les même échange de baiser et à surprendre, sur le petit parking en gravier, entre les mobylettes et les Renault 5 tunées, les même caresses fébriles.
Et puis un jour, tout changea. Grâce à un héritage, sa situation devint meilleure, elle se fit plaisir, elle se laissa aller, une esthéticienne s’occupa de ses mains et de ses pieds, elle se fit coiffer et elle prit un abonnement vingt séances dans un centre «Exotic Sun». Enfin, elle s’acheta des vêtements suffisamment bien coupés pour donner l’impression qu’elle avait un corps de jeune biche touché par le soleil dans une clairière abandonnée.
Et à la fête de la salle des fêtes, il ne fallut pas attendre longtemps pour qu’un garçon ne l’invite à danser.
C’était un garçon plus âgé. Il semblait avoir vécu beaucoup de choses. Il avait quitté le village pour travailler en ville, il avait dû jouer des coudes pour survivre dans un environnement hostile, plus dur et plus violent et avec le temps, il était devenu lui même plus dure et plus violent.
On sentait qu’il avait réussi mais que cette réussite ne s’était pas faite sans quelques écarts moraux, des rumeurs couraient : on disait qu’il avait déjà tué, qu’il avait triché, qu’il avait menti, qu’il avait volé...
A le danser avec ma cousine, à la voir lui chuchoter des petits trucs à l’oreille qui l’a faisait rire, on sentait bien que ça allait se faire.
Alors, mon oncle et ma tante on été lui parlé : il lui on dit pour la réputation de ce type qui lui avait déjà offert trois whiskies coca. Ma cousine avait froncé les sourcil et elle avait été parlé au type.
Après quelques minutes elle était revenue radieuse près de chez ses parents : «Il m’a dit qu’il avait changé !», elle leur avait dit comme si cette promesse était le passeport pour le bonheur.
Et puis elle s’était marié.
Je me souviens qu’à la maison communale, tous le monde avait comme un petit goût de trop cuit dans la bouche.
C’est amusant, mais entendant Jean-Michel Javeau aux informations de mardi matin, j’y aie beaucoup repensé, au mariage de ma cousine.
D’ailleurs, ça fait longtemps que je n’ai plus de ses nouvelles.
Ca m’inquiète un peu.
Je pense souvent à cette cousine, une fille avec un certain charme propre à ceux qui on passé beaucoup de temps à la campagne et qui en ont gardé un sens des valeurs aussi solide que des fondation en pierres du pays, un bon sens pouvant donner l’impression d’une «madame je sais tout» alors que ce n’est en réalité que de l’expression de la naïveté de quelqu’un qui est peu sorti et qui ne connaît le monde qu’a travers les livres et la télévision.
Ma cousine, qui n’est pourtant pas vilaine, est restée longtemps sur le carreau : assise toute seul sur les chaises de la salle des fêtes à regarder les même garçons inviter les même filles, à regarder encore et encore les même échange de baiser et à surprendre, sur le petit parking en gravier, entre les mobylettes et les Renault 5 tunées, les même caresses fébriles.
Et puis un jour, tout changea. Grâce à un héritage, sa situation devint meilleure, elle se fit plaisir, elle se laissa aller, une esthéticienne s’occupa de ses mains et de ses pieds, elle se fit coiffer et elle prit un abonnement vingt séances dans un centre «Exotic Sun». Enfin, elle s’acheta des vêtements suffisamment bien coupés pour donner l’impression qu’elle avait un corps de jeune biche touché par le soleil dans une clairière abandonnée.
Et à la fête de la salle des fêtes, il ne fallut pas attendre longtemps pour qu’un garçon ne l’invite à danser.
C’était un garçon plus âgé. Il semblait avoir vécu beaucoup de choses. Il avait quitté le village pour travailler en ville, il avait dû jouer des coudes pour survivre dans un environnement hostile, plus dur et plus violent et avec le temps, il était devenu lui même plus dure et plus violent.
On sentait qu’il avait réussi mais que cette réussite ne s’était pas faite sans quelques écarts moraux, des rumeurs couraient : on disait qu’il avait déjà tué, qu’il avait triché, qu’il avait menti, qu’il avait volé...
A le danser avec ma cousine, à la voir lui chuchoter des petits trucs à l’oreille qui l’a faisait rire, on sentait bien que ça allait se faire.
Alors, mon oncle et ma tante on été lui parlé : il lui on dit pour la réputation de ce type qui lui avait déjà offert trois whiskies coca. Ma cousine avait froncé les sourcil et elle avait été parlé au type.
Après quelques minutes elle était revenue radieuse près de chez ses parents : «Il m’a dit qu’il avait changé !», elle leur avait dit comme si cette promesse était le passeport pour le bonheur.
Et puis elle s’était marié.
Je me souviens qu’à la maison communale, tous le monde avait comme un petit goût de trop cuit dans la bouche.
C’est amusant, mais entendant Jean-Michel Javeau aux informations de mardi matin, j’y aie beaucoup repensé, au mariage de ma cousine.
D’ailleurs, ça fait longtemps que je n’ai plus de ses nouvelles.
Ca m’inquiète un peu.
Le Soir 8-6-09
Quatre quart
Je me souviens qu’il y a longtemps, au temps où j’étais un étudiant médiocre et tellement boutonneux qu’une vielle tante m'encourageait à me passer le visage à l’huile d’olive et au citron.
Je me souviens que j’avais trouvé un job assez mal payé dans une boite qui nous demandait de faire des enquêtes.
C’est fou le nombre de société, souvent grandes, parfois petites, qui sont prêtes à mettre un argent fou pour savoir qui se sert de leur produit, et pourquoi ? Et comment ? Et combien de fois ? Et quel âge à le consommateur ? Et à quelle heure ? En regardant la télévision ? Si oui quelle programme ? Et pourquoi ce programme ? Le client se servirait t’il encore de ce produit si il était plus cher ? Si il était d’une autre couleur ? Si il sentait bon ?
L’imagination des rédacteurs n’avait aucune limite et les mécanismes sensé traduire toutes les réponses complexe à ces question complexe étaient eux aussi complexe.
Je me souviens comment, chaque fois, je m’émerveillait des représentation en «nuage de point», des histogrammes multicolore que l’informatique balbutiante se chargeait de faire apparaître en trois dimensions. Je me souviens de merveilleux diagrammes en camembert ou les variables exotiques devenait des quartiers surmonté d’une légende sur lequel, les commanditaires, allaient se pencher durant d’interminables réunions brainstorming afin d’élaborer un «business plan»
Quand à moi, j’étais toujours un peu mal à l’aise car c’était moi, et d’autre étudiant aussi paumé, aussi médiocre et aussi boutonneux que moi, qui avions à la source, récolté les information.
Aujourd’hui, après tout ce temps, j’avoue que comme tous mes camarades d’infortunes, il m’est arrivé souvent, très souvent, de bâcler le travail. Je devais recueillir de l’information sur le terrain ? Je m’arrêtais dans un lunch garden pour y remplir moi même les «enquêtes» en regardant tomber la pluie de Novembre.
Les enquêtes se faisaient par téléphone ? Je suivais l'algorithme en me disant qu’un «peut-être» devait valoir un «oui», que un «je ne sais pas» devait valoir un «non» et que un «je verrai», un «sans aucun doute» ou bien un «absolument pas».
En une vingtaine d’année, je ne crois pas que les choses ont vraiment changé : les ordinateurs sont certainement plus puissant, le jobiste on des micro casque, peut être les techniques d’interprétations sont elles devenues encore plus subtiles et les techniques de supervision des étudiants sont elles devenues plus scrupuleuses.
Il n’empêche que la seule chose qui ne changera pas, c’est la nature humaine : une réponse vague donnée par quelqu’un qui n’a pas envie de la donner à quelqu’un qui s’en fiche de l’entendre, ça ne fera jamais une variable fiable.
Les sondages, le aimerai toujours parce qu’il ont le goût de l’adolescence.
Mais pour le reste, je leur fait autant confiance qu’aux remèdes de ma vielle tante
Je me souviens qu’il y a longtemps, au temps où j’étais un étudiant médiocre et tellement boutonneux qu’une vielle tante m'encourageait à me passer le visage à l’huile d’olive et au citron.
Je me souviens que j’avais trouvé un job assez mal payé dans une boite qui nous demandait de faire des enquêtes.
C’est fou le nombre de société, souvent grandes, parfois petites, qui sont prêtes à mettre un argent fou pour savoir qui se sert de leur produit, et pourquoi ? Et comment ? Et combien de fois ? Et quel âge à le consommateur ? Et à quelle heure ? En regardant la télévision ? Si oui quelle programme ? Et pourquoi ce programme ? Le client se servirait t’il encore de ce produit si il était plus cher ? Si il était d’une autre couleur ? Si il sentait bon ?
L’imagination des rédacteurs n’avait aucune limite et les mécanismes sensé traduire toutes les réponses complexe à ces question complexe étaient eux aussi complexe.
Je me souviens comment, chaque fois, je m’émerveillait des représentation en «nuage de point», des histogrammes multicolore que l’informatique balbutiante se chargeait de faire apparaître en trois dimensions. Je me souviens de merveilleux diagrammes en camembert ou les variables exotiques devenait des quartiers surmonté d’une légende sur lequel, les commanditaires, allaient se pencher durant d’interminables réunions brainstorming afin d’élaborer un «business plan»
Quand à moi, j’étais toujours un peu mal à l’aise car c’était moi, et d’autre étudiant aussi paumé, aussi médiocre et aussi boutonneux que moi, qui avions à la source, récolté les information.
Aujourd’hui, après tout ce temps, j’avoue que comme tous mes camarades d’infortunes, il m’est arrivé souvent, très souvent, de bâcler le travail. Je devais recueillir de l’information sur le terrain ? Je m’arrêtais dans un lunch garden pour y remplir moi même les «enquêtes» en regardant tomber la pluie de Novembre.
Les enquêtes se faisaient par téléphone ? Je suivais l'algorithme en me disant qu’un «peut-être» devait valoir un «oui», que un «je ne sais pas» devait valoir un «non» et que un «je verrai», un «sans aucun doute» ou bien un «absolument pas».
En une vingtaine d’année, je ne crois pas que les choses ont vraiment changé : les ordinateurs sont certainement plus puissant, le jobiste on des micro casque, peut être les techniques d’interprétations sont elles devenues encore plus subtiles et les techniques de supervision des étudiants sont elles devenues plus scrupuleuses.
Il n’empêche que la seule chose qui ne changera pas, c’est la nature humaine : une réponse vague donnée par quelqu’un qui n’a pas envie de la donner à quelqu’un qui s’en fiche de l’entendre, ça ne fera jamais une variable fiable.
Les sondages, le aimerai toujours parce qu’il ont le goût de l’adolescence.
Mais pour le reste, je leur fait autant confiance qu’aux remèdes de ma vielle tante
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